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Généralisation de la complémentaire santé à tous les salariés en 2016

Source : APICIL

Dans le cadre de la loi sur la sécurisation de l’emploi du 14 juin 2013, la généralisation de la complémentaire santé impose aux employeurs d’assurer, aux salariés qui n’en bénéficient pas déjà, une couverture collective minimale des frais de santé. Cette disposition devra être prise au plus tard en janvier 2016.

Généralisation de la complémentaire santé : quelle couverture ?

Depuis le 1er juin 2013, des négociations ont pu être ouvertes au niveau des branches professionnelles, afin de préciser le contenu et les niveaux des garanties, la répartition des cotisations, les dispenses d’affiliation à l’initiative du salarié, etc.
Les partenaires sociaux pourront déterminer un niveau de garantie minimum pour les salariés de la branche et des conditions tarifaires. S’ils le souhaitent, ils pourront, dans un cadre qui devra être défini par décrets, recommander un ou plusieurs organismes assureurs. En cas de recommandation, les entreprises choisiront entre le contrat négocié à leur intention par les partenaires sociaux, et tout autre contrat, à condition qu’il soit au moins aussi favorable aux salariés.

Panier de soins minimum
Le décret précisant le niveau minimal des garanties d’assurance complémentaire santé que les entreprises doivent mettre en place à titre obligatoire au profit de leurs salariés, au plus tard le 1er janvier 2016, en cas d’échec d’accord de branche et d’entreprise, est paru le 10 septembre 2014.

Ce panier de soins minimum comprend :

L’intégralité du ticket modérateur à la charge des assurés sur les consultations, actes et prestations remboursables par l’assurance maladie obligatoire,
La prise en charge, sans limitation de durée, du forfait journalier qui correspond aux frais d’hébergement d’un séjour (chambre et repas) soit 18 euros par jour à l’hôpital ou à la clinique, et 13,50 euros pour les séjours en psychiatrie,
La prise en charge à hauteur d’au moins 125 % des tarifs de la Sécurité sociale pour les soins prothétiques et d’orthodontie,
Une prise en charge forfaitaire par période de deux ans, d’un montant de
100 euros minimum pour les corrections simples,
150 euros minimum pour une correction mixte simple et complexe,
et 200 euros minimum pour les corrections complexes ».
Ce forfait reste annuel pour les enfants, ou en cas d’évolution de la vue.

Des cas de dispense sont prévus notamment afin d’éviter qu’un salarié soit contraint de cotiser à la fois comme salarié et comme ayant droit.

Si une entreprise n’est pas couverte par un accord de branche, elle devra négocier en interne. Et, en l’absence d’accord d’entreprise, l’employeur devra instituer une couverture santé par décision unilatérale.

Il appartiendra alors à l’employeur de trouver un contrat collectif et un assureur qui proposent les garanties minimales qui seront fixées par voie réglementaire.

Un salarié qui ne s’estime pas suffisamment couvert par la complémentaire santé de son entreprise pourra souscrire une sur-complémentaire santé pour renforcer ses garanties en fonction de ses besoins.

Généralisation de la complémentaire santé : qui finance ?

L’employeur doit en financer la moitié du coût du panier de soins, quelle que soit la taille de l’entreprise.

L’entreprise devra alors obligatoirement mettre en place, au plus tard le 1er janvier 2016, une couverture santé « socle », cofinancée à 50/50 par l’employeur et les salariés et incluant un minimum de garanties.

L’objectif est que tous les salariés soient couverts au 1er janvier 2016.

Mise en concurrence des organismes d’assurance santé

Deux projets de décret concernent la nouvelle procédure de recommandation d’un ou plusieurs organismes d’assurance à laquelle peuvent avoir recours les partenaires sociaux des branches professionnelles en matière de complémentaire santé ou de prévoyance.

Cette recommandation d’organismes assureurs ne sera possible que dans le cadre de « garanties collectives présentant un degré élevé de solidarité ». Ce qui signifie notamment, selon le projet de décret, que l’accord de branche doit prévoir le financement de prestations non contributives, pour un montant au minimum égal à 2% de la cotisation.

Ces prestations peuvent prendre la forme d’actions de prévention de santé publique, de secours individuels ou encore d’aides collectives en cas de perte d’autonomie.

Mais, le recours à la recommandation n’est pas seulement conditionné à la mise en place d’un régime de branche solidaire, il exige également une procédure de mise en concurrence des « organismes chargés des garanties collectives complémentaires » qui seront in fine recommandés. Cette exigence de transparence s’avère très détaillée, et le projet de texte liste notamment les cas de conflits d’intérêts qui peuvent toucher les partenaires sociaux en charge de sélectionner les organismes recommandés.

Assurance – Décret sur la compétence et l’honorabilité – Journal officiel

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Le décret du 13 novembre 2014 sur la compétence et l’honorabilité (fit & proper) des dirigeants de l’assurance et de la finance est

paru au Journal officiel du 15 novembre (décr. n° 2014-1357, JO du 15).

Le décret apporte des précisions sur la procédure de notification à l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) de la nomination ou du renouvellement d’un dirigeant. Il détermine les délais de procédure, les mécanismes du débat contradictoire, la procédure d’avis. Mais surtout, il fixe les critères du contrôle de la compétence collective (nouveaux articles : C. assur., art. R. 322-11-6 ; C. mut., art. R. 114-9 ;  CSS, R. 931-3-10-1). Son entrée en vigueur est fixée au 1er janvier 2015.

La publication de ce décret s’inscrit dans la directive européenne Solvabilité 2  dont l’entrée en vigueur est fixée au 1er janvier 2016. Les exigences en matière de compétence et d’honorabilité sont une des composantes du Pilier II.

…en savoir plus…

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Quelle est la situation des principaux organismes d’assurance-vie et non-vie ?

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La situation des principaux organismes d’assurance en 2013

Sur la base d’un échantillon représentatif des organismes d’assurance-vie et non-vie, il apparaît que les assureurs ont poursuivi en 2013 le rétablissement de leurs comptes en dépit d’un environnement macroéconomique resté morose.

En assurance vie, la collecte nette est redevenue positive à + 5.1 GEUR après une décollecte de -8.1 GEUR en 2012. Les bonnes performances se sont également matérialisées dans le résultat qui a progressé de 20%. Le rendement sur capitaux propres progresse également à 9.9 % (+1.3 point). Le taux de couverture du besoin de marge de solvabilité reste stable à 301 %. Par ailleurs, la richesse économique dans les comptes1 s’est sensiblement améliorée par rapport au niveau des années 2008-2011.

Ces évolutions positives sont néanmoins à nuancer car le taux de rendement des placements a poursuivi sa tendance baissière pour s’établir à 3.6 %. Ce fait met les marges financières des assureurs sous pression. L’écart entre le taux de rendement des placements et le taux de distribution de ces derniers est passé de 93 bps en 2006 à 57 bps en 2013. Les marges opérationnelles des assureurs sont dégradées car les frais d’acquisition ont également augmenté en 2013.

En assurance non vie, la progression du chiffre d’affaires des assureurs a diminué à + 2.3 % contre +3 % en 2012. Le chiffre d’affaires pour les affaires directes atteint 58.3 GEUR en 2013. Ce ralentissement est causé par une évolution contrastée des différentes catégories. En particulier les assurances transport et construction voient leur chiffre d’affaires se contracter pendant que celui de l’assurance automobile ralentit fortement. Le ratio combiné global se dégrade légèrement pour passer de 96.9 % à 97.6 %.

Cette légère dégradation de marges techniques est néanmoins compensée par le rétablissement des marges financières sur la même période, illustré par le taux de rendement financier qui passe de 2.36 % à 3.21%. Au final, le résultat net rapporté aux primes progresse fortement pour s’établir 4.4 % à fin 2013 (contre 2.2 % en 2012). Le rendement sur capitaux propres progresse de 3.4 pts pour atteindre 6.8 %. L’amélioration des conditions de marché améliore également le taux de couverture du besoin de marge de solvabilité qui passe à 532 % (+15 points).

…En savoir plus sur la Situation des principaux organismes d’assurance en2013…

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Assurance-vie : Un scénario « à la japonaise » semble être évoqué !

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Le contexte actuel de faiblesse des taux d’intérêt de long terme pourrait faire craindre que le secteur de l’assurance-vie ne connaisse des difficultés similaires à celles des assureurs-vie japonais dans les années 1990.

La crise des assureurs-vie japonais est principalement liée à une surévaluation des taux garantis sur les contrats au regard du rendement de l’actif : alors que les rendements de leurs actifs diminuaient, les organismes, encouragés par les pouvoirs publics, continuaient d’offrir des rémunérations élevées pour contenir la chute des nouvelles souscriptions. À la fin des années 1990, le gouvernement japonais s’est retrouvé dans l’incapacité d’empêcher la faillite de certains assureurs-vie en grandes difficultés financières.

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L’intervention de l’État a été rendue nécessaire compte tenu du poids du secteur dans l’économie. Au total, ce sont 7 assureurs-vie qui ont fait faillite au Japon entre 1997 et 2001, avec un 8ème en 2008, pour un coût total pour la collectivité de 3 496 GJPY (28,5 GEUR), soit 0,7% du PIB.

Ces faillites ont imposé une réforme de l’Insurance Business Act : mise en place de mesures de surveillance préventives, notamment le calcul d’un ratio de solvabilité basé sur les risques, possibilité de réviser à la baisse les taux garantis dans les contrats des sociétés en difficulté et création d’un fonds de garantie (PPCJ) avec la garantie de l’État japonais pour sauvegarder les intérêts des assurés.

Les mesures prises par le gouvernement japonais ont permis d’enrayer le nombre de faillites et de rétablir la solvabilité et la rentabilité du secteur de l’assurance-vie. La faible exposition des assureurs-vie au secteur bancaire a permis d’éviter la contagion à ce secteur.

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La faiblesse actuelle des taux d’intérêt de long terme en Europe semble évoquer l’environnement japonais des années 1990. Par ailleurs, l’entrée en vigueur en janvier 2016 de Solvabilité II va améliorer la prise en considération des risques d’un tel scénario (environnement de taux bas, taux garantis élevés, augmentation des rachats, concentration des actifs).

Les risques émanant d’une telle situation seront captés dans la meilleure estimation des provisions (best estimate) et dans le capital de solvabilité requis. En outre, une modélisation précise des rachats (structurels et conjoncturels) sera attendue et l’application des deux principes de Liberté d’investissement, d’une part, et Personne Prudente, d’autre part, supplanteront les règles explicites de diversification et de concentration des placements. Au-delà des éléments quantitatifs, l’introduction de la notion de « système de gouvernance » renforce la prise en considération du scénario japonais sous Solvabilité II.
Par ailleurs, la mise en place d’outils prudentiels complémentaires (exercices de stress tests, enquêtes sur le niveau des taux garantis, contrôles sur place et sur pièces) renforcera la supervision prudentielle dans un contexte « à la japonaise ».

…En savoir plus sur les défaillances dans secteur de l’assurance-vie au Japon – décennies 1990 et 2000…

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Prise en charge des personnes vulnérables : FHF et Médecins du Monde s’engagent

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La FHF et Médecins du Monde ont décidé d’unir leurs forces pour que les plus fragiles ne soient pas oubliés dans la stratégie nationale de santé ni dans la future loi de santé. Dans un rapport intitulé : « La prise en charge des personnes vulnérables : agir ensemble à l’hôpital et dans le système de santé », ils formulent 35 propositions se regroupant en neuf axes :

  • Renforcer la place des permanences d’accès aux soins de santé (Pass) dans les établissements de santé,
  • Développer et diversifier les dispositifs hospitaliers,
  • Soutenir les professionnels hospitaliers et s’engager résolument à leurs côtés,
  • Consolider la dimension territoriale de l’action des hôpitaux,
  • Réviser les modes de financement,
  • Garantir l’accès aux droits à l’assurance et à la complémentaire maladie,
  • Réaffirmer le rôle d’acteur des usagers,
  • Lancer des programmes de formation des professionnels à la thématique « vulnérabilité et santé »,
  • Promouvoir l’enseignement et la recherche universitaire autour des problématiques de la vulnérabilité.

Ces propositions doivent « permettre de lutter contre le non respect des droits, de développer des filières d’accès aux soins adaptées à la situation sociale des personnes ou encore de dépasser les barrières culturelles et financières qui se dressent entre les personnes vulnérables et les lieux de soins et de prévention », indiquent les associations dans un communiqué commun.

…En savoir plus…

Consulter le Rapport FHF et Médecins du Monde

>Source : www.fhf.fr

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