Archives d’Auteur: Alexandra Poloce

Observatoire Orféor des financements est paru ! 2019, une année très favorable pour le financement du secteur public local @_Orfeor

 

Réalisé sur la base de l’ensemble des offres reçues et contrats d’emprunt signés sur l’exercice 2019 par les collectivités locales clientes d’Orféor (de 2 500 à plus de 100 000 hab.), l’Observatoire Orféor permet de faire le bilan des financements du secteur public local en 2019 : comportement des banques, évolution de l’offre, conditions financières proposées.

  • Une concentration bancaire portée par six acteurs

o   Le marché se concentre sur cinq banques « classiques » (les Caisses d’épargne, Arkéa Banque et Institutionnels, les Caisses de Crédit Agricole, La Banque Postale et la Société Générale) et une banque spécialisée, l’Agence France Locale (AFL) qui, au fil des années devient un acteur de plus en plus présent. Ces six prêteurs représentent dans notre échantillon, 82% des montants offerts en 2019, contre 76% en 2018.

o   Un retrait total de deux établissements : le Crédit foncier en 2018 et PBB en 2019 (plus présent auprès des hôpitaux que des collectivités).

o   Le taux de couverture (volume des offres rapporté au montant demandé) est en baisse pour toutes les strates, et tend en moyenne vers 400%, contre 500% en 2018.

o   La vigilance des banques se renforce. L’analyse de la qualité de l’emprunteur (et/ou du projet à financer) s’avère de plus en plus présente.

o   Face à la demande généralisée de crédit, les banques sont tentées de réorienter leurs allocations de liquidités au profit du privé (entreprises et particuliers) … au détriment du secteur public. 

  • Un marché guidé par les taux bas

o   Avec des taux longs très bas, conséquence des inquiétudes sur l’économie mondiale et de la politique monétaire de la BCE, les taux et marges, obtenus et retenus, sont en baisse sur l’ensemble de l’année 2019 par rapport à 2018.

o   Près de 90% des offres retenues sont à taux fixe, taux parfois inférieur à la marge proposée, constituant ainsi une véritable « opportunité » d’arbitrage par rapport aux indexations Euribor qui, dans la quasi-totalité des offres, sont Floorées à 0,00%, sans valorisation de l’option pour l’emprunteur.

o   Les « Contrats de Cahors » (pour les collectivités directement concernées mais aussi par la dynamique induite pour l’ensemble du secteur public) ont sans doute joué un rôle dans le choix du taux fixe. Même si ce dernier est budgétairement et financièrement le plus souvent plus onéreux que l’Euribor + marge sur les premières années, il permet de sécuriser le montant des charges financières sur la durée, élément important alors que les dépenses de fonctionnement sont contraintes.

o   Profitant de la baisse des taux mais aussi recherchant toujours des marges de manœuvre budgétaires, les collectivités locales ont continué à privilégier les durées longues (20 à 25 ans) délaissant pleinement les emprunts 15 ans.

o   Des taux d’intérêts réels négatifs pour les emprunts sur toutes les durées de 15 à 25 ans : sur notre panel, en moyenne de 0,92% à 1,25% vs une inflation de +1,40% entre 2019 et 2018.

  • Une mutation progressive des modèles bancaires

o   Le modèle de La Banque Postale (LBP) ou, dans une certaine mesure, celui d’ARKEA, de dissociation entre la relation commerciale et contractuelle initiale et la cession quasi instantanée du prêt à une structure tierce (foncière ou compagnie d’assurance) se développe peu à peu.

o   Cette nouvelle approche induit aussi des financements directs d’institutionnels, le plus souvent par l’intermédiaire de plateformes de financement (cf. Zoom n°1 sur l’observatoire 2018) ou de gestionnaire de fonds (Rivage ou Acofi par exemple).

o   Un souhait de division des risques de plus en plus marqué du côté des banques (qui sera renforcé avec Bâle IV), conduisant à une répartition des nouveaux flux entre un plus grand nombre d’établissements, de façon systématique pour des volumes importants (projets pluriannuels et grandes collectivités) mais aussi progressivement lorsque les encours existants ne sont partagés que par peu de prêteurs.

> Etude complète (28 pages) disponible sur demande via le site d’Orféor : 

https://orfeor.com/observatoire-orfeor-des-financements-2019/

Les notes des bailleurs sociaux français ne sont pas directement affectées par le #Covid_19 @FitchRatings

Source : Fitch Ratings

Fitch Ratings indique que les notes des bailleurs sociaux français ne sont pas directement affectées par les conséquences économiques de la crise sanitaire actuelle, bien qu’un abaissement de la note de l’Etat français pourrait en affecter certaines.

Fitch note huit bailleurs sociaux en France sur la base de son critère de notation des entités liées à un sponsor public (ESP), dont les trois entités du groupe Action Logement (Services, Immobilier et Groupe, notées AA/Stable), CDC Habitat (AA-/Stable), Vilogia (A-/Stable), Clésence (A/Stable), Logirep (A/Stable) ainsi que Résidences le Logement des Fonctionnaires (A/Stable).

Les trois entités du groupe Action Logement et CDC Habitat sont notées selon une approche descendante par rapport à l’Etat français et leurs notes sont respectivement égalisées et notées un cran en-deçà du souverain. Leurs notes sont entièrement basées sur le soutien attendu de la part de leur sponsor, l’Etat français, en cas de besoin et qui ne devrait pas changé à court terme. Un abaissement des notes de l’Etat français serait reflété sur leurs notes.

Les quatre autres bailleurs sociaux sont notés selon une approche ascendante : leurs notes sont issues de la combinaison de leur score de soutien selon le critère ESP qui évalue le soutien qu’ils recevraient de la part de l’Etat en cas de besoin, et de leur profil de crédit intrinsèque (PCI) qui évalue leur capacité à honorer le service de leur dette sans soutien extraordinaire, selon notre critère de notation de la dette des entités du secteur public soutenue par les recettes. Le score de soutien ESP conduit à l’application d’un rehaussement de deux crans de leur PCI, plafonné à la note de l’Etat français moins trios crans (c’est-à-dire ‘A’).

Les récentes annonces du gouvernement demandant aux bailleurs d’accorder de la flexibilité à leurs locataires pour les retards de loyers pendant la période de confinement aura une conséquence négative sur leurs produits de loyers pour 2020.

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Début d’année dynamique, le marché de l’immobilier ancien est aujourd’hui en mode pause @century21fr

    Source : CENTURY 21

Après un début d’année dynamique, le marché de l’immobilier ancien est en mode pause

Avant le 17 mars et le début du confinement lié à la crise sanitaire, le marché de l’immobilier ancien au premier trimestre était très dynamique, selon le Réseau CENTURY 21, société du groupe Nexity.  Les volumes étaient en hausse de 8% pour les appartements et de 10% pour les maisons par rapport au 1er trimestre 2019 tandis que les prix étaient légèrement en hausse avec respectivement +2% et +3%.

Après le 17 mars, le marché a connu un coup d’arrêt inédit avec une chute du volume des transactions de 81% pour les appartements et de 80% pour les maisons. Cela montre que les agents immobiliers ont tout de même réussi à finaliser quelques ventes.  Désormais, le marché est totalement à l’arrêt et il n’y a pas pour le moment de mouvement sur les prix.

Laurent Vimont, Président de Century 21 France, précise que « même si un vendeur baissait son bien de 50%, et nous ne l’avons pas observé, son bien ne se vendrait pas pour autant ! ».

Les acquéreurs ou les vendeurs auront, dans l’immense majorité, toujours le même projet dans quelques semaines. Certains projets pourront être retardés en fonction de la capacité des différents acteurs à les traiter (banque, notaires…) mais ils ne seront pas annulés.

Pour Laurent Vimont, « tout le monde peut observer ce qui se passe aujourd’hui : un marché à l’arrêt. En revanche, personne ne peut prédire ce qui se passera après la crise du Covid-19. Il me semble imprudent voire anxiogène de vouloir se projeter dans des conjectures hasardeuses. Le marché est en mode pause, prenez soin de vous et gardez votre projet au chaud ».

> Télécharger le communiqué

Les notes des hôpitaux publics français reflètent le fort soutien de l’Etat @FitchRatings #Covid_19 #webinar

Source : Fitch Ratings

Paris-3 avril 2020: Les notes des hôpitaux publics français reposent principalement sur le fort soutien attendu de l’Etat, selon Fitch Ratings.

Fitch considère les hôpitaux publics français comme des entités liées à l’Etat français (AA/Stable) et leur applique une approche de notation descendante (top-down). Par conséquent, ils bénéficient d’une note plancher et ne peuvent pas être notés à plus de trois crans de la note souveraine.

Notre approche de notation repose sur le statut juridique des hôpitaux, qui sont des établissements publics administratifs (EPA), et les forts mécanismes de soutien de l’Etat, notamment le soutien en trésorerie en cas de détérioration financière. Les mesures gouvernementales annoncées en novembre 2019 pour soutenir le secteur, comprenant la couverture d’un tiers du service de la dette, et le soutien financier apporté par l’Etat aux hôpitaux dans la gestion de la crise pandémique liée au coronavirus confirme que notre approche de notation descendante est la plus appropriée pour évaluer la qualité de crédit des hôpitaux.

Les différences de notes entre hôpitaux résultent de notre évaluation des facteurs liés à « l’incitation à apporter un soutien » ou de notre évaluation des profils de crédit intrinsèque (PCI), ces derniers pouvant avoir un effet positif sur les notes finales des hôpitaux. Notre évaluation des facteurs liés à « l’incitation à apporter un soutien » s’appuient sur plusieurs éléments, notamment les missions conduites par l’hôpital, sa part de marché, sa taille et le montant de ses émissions sur les marchés financiers. Fitch cherche ainsi à identifier les hôpitaux qui seraient soutenus en priorité, si l’Etat français se trouvait en situation de tension budgétaire.

Le PCI des hôpitaux repose sur leur profil financier, notamment le ratio de levier financier (dette nette ajustée/EBITDA) et le ratio de couverture des intérêts (EBITDA/charges financières). Fitch ne s’attend pas à ce que la crise pandémique actuelle ait un effet important sur le PCI des hôpitaux. Une majeure partie de la perte attendue sur les recettes, en raison du report d’opérations programmées, sera couverte par l’Etat qui s’est engagé à assurer un niveau de recettes équivalent à celui de l’année précédente pour les recettes liées à l’activité et couvertes par l’assurance maladie. Les dépenses de personnel devraient augmenter mais cette hausse serait compensée par une baisse d’autres postes de dépenses, tels que l’achat de médicaments.

Fitch estime par ailleurs que les mesures de soutien annoncées par le gouvernement en novembre 2019 compenseront toute détérioration possible du profil financier des hôpitaux, notamment l’engagement du gouvernement de couvrir le service de la dette des hôpitaux à hauteur de 10 milliards d’euros (soit un tiers de la dette totale du secteur en 2018) à travers des subventions.

Fitch note six hôpitaux publics français et deux émissions conjointes d’hôpitaux publics …lire la suite…

Aussi, Fitch organise , le 9 avril 2020, deux webinars pour présenter la mise à jour de leur approche et expliquer le potentiel impact du Coronavirus sur les notes. Veuillez trouver ci-après ces liens vers les invitations :

–          Invitation au webinar en français

–          Invitation au Webinar en anglais

Logement : La solidarité envers les soignants s’organise ! @slogementfr #solidaritélogement

Source : les-logements-solidaires

Depuis le début de l’épidémie, l’ensemble du corps médical se trouve en 1ère ligne dans le cadre de la lutte contre la propagation du virus COVID-19 . De nombreuses personnes ne savent pas comment aider le personnel soignant.

Une équipe de bénévoles Solidaires et humanistes œuvre pour permettre aux soignants de protéger leur famille et d’avoir un lieu de repos proche de leur établissement. Si vous avez un logement meublé et vacant c’est une excellente manière de soutenir les équipes médicales en vous connectant sur le site :    les-logements-solidaires.com

Le site va d’ailleurs évoluer et proposera prochainement des services de livraison de courses, de repas, ainsi que de ménage et une multitude de services pour aider les soignants

Les informations collectées sont destinées à l’usage de les-logements-solidaires.com et permettent de mettre en relation avec les bailleurs. Ces données ne sont pas destinés à être divulguées ou cédées commercialement.