Archives d’Auteur: Alexandra Poloce

PME DETTE : DANSE MACABRE AU SOMMET DE L’EUROPE – Point marché #salledesmarchésarkea @cmarkea

               Source: arkea-sdm.com

 

Cette semaine s’annonce marquée par les négociations des Ministres des Finances de la Zone euro sur la possibilité pour les Gouvernements européens de solliciter une ligne de crédit spéciale auprès du Mécanisme européen de stabilité (MES), le fonds européen de gestion des crises financières et de sauvetage. L’idée serait d’autoriser tous les Etats de la Zone euro à solliciter à titre de précaution auprès du MES une ligne de crédit assortie de conditions renforcées (ECCL). Ce mécanisme préparerait le terrain à des rachats illimités d’obligations par la BCE. La Banque centrale européenne est en effet autorisée à le faire, dans le cadre du programme OMT (Outright Monetary Transactions en anglais). Lancé en septembre 2012, ce programme d’opérations monétaires sur titres permet à la BCE d’acheter directement des obligations émises par des Etats-membres de la Zone euro. Cependant, l’une des difficultés sera de fixer les conditions qui permettront de recourir à cette option. Tous pays recourant à une ligne de crédit assortie de conditions renforcées se retrouverait en effet soumis à une analyse de la viabilité de sa dette par la Commission européenne. Pour les pays d’Europe du Sud, c’est inacceptable et reviendrait probablement à la mise en place d’un nouveau plan d’austérité dont le résultat pour la Grèce demeure très contesté. Des pays comme l’Italie, la Grèce et l’Espagne demandent donc à ce qu’il n’y ait pas de conditions. A l’inverse, l’Allemagne, la Finlande, les Pays-Bas ou l’Autriche considèrent que serait inacceptable. Les Ministres devraient également réfléchir aux modalités de la mise en place d’un programme d’émission d’une dette mutualisée. Elle serait destinée à lutter contre la propagation du coronavirus et plus largement contre la propagation d’une épidémie au sein de l’Union monétaire. Les pays d’Europe du Nord sont également opposés à la mise en place d’un tel outil.

L’une de ces opérations est cependant essentielle pour préserver les niveaux des rendements souverains obligataires actuels en Europe. En cas d’envolée de ces derniers, la soutenabilité de la dette des pays les plus endettés serait alors posée, c’est le cas de l’Italie et de l’Espagne notamment. Le 28 mars, le Premier ministre italien, déçu, déclarait que l’édifice européen tout entier risque de perdre sa raison d’être dans un entretien au quotidien Il Sole 24 Ore. Ce week end, Emmanuel Macron, à son tour déclarait dans trois quotidiens italiens : « Nous ne surmonterons pas cette crise sans une solidarité européenne forte, au niveau sanitaire et budgétaire ». En cas d’échec des négociations, les prochaines élections nationales pourraient conduire à une forte montée des partis anti-européens, voir à leur plébiscite.

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Le marché immobilier pourrait bien résister à la crise économique liée au coronavirus @meilleursagents

Source : meilleursagents.com

 

Face aux événements exceptionnels qui touchent aujourd’hui la France, c’est un baromètre un peu particulier que propose ce mois-ci Meilleurs Agents ; il présente différents scenarii quant à l’évolution du marché immobilier français à court et moyen-terme, avec toutes les réserves de prudence qui s’imposent dans ce contexte.

Les points clés

  • Le confinement fait baisser la fièvre immobilière ; malgré des prévisions annonçant un printemps de l’immobilier exceptionnel, le marché de la pierre est à l’arrêt total depuis la mise en place des mesures de confinement.
  • L’impact de cette crise sur l’économie dépendra de sa durée. Le marché de l’immobilier devrait également marqué le contrecoup de cette crise ; à court-terme, une forte contraction du volume des transactions est à attendre.
  • Ce choc ne frappera pas tous les territoires avec la même force ; la plupart des grandes métropoles françaises seraient plus épargnées par le recul des prix.
  • Sur le long-terme, deux scenarii sont possibles. Si l’épidémie est maitrisée avant l’été, le marché pourrait repartir sans trop de heurts dès septembre ; si les risques pesant sur l’économie française venaient à se matérialiser (réapparition du virus et donc nouvelles mesures de confinement, une nouvelle récession et une crise financière), alors le marché immobiliser serait amené à traverser une phase de repli qui durerait plusieurs années.

Les chiffres clés de l’évolution du marché de l’immobilier du 1er au 15 mars (avant les mesures de confinement) :

  • Moyenne des prix au m2 à Paris : 10 560 € (+0,5%)
    • Rennes : 3 299 € (+0,5%)
    • Lille : 3 040 €  (+0%)
    • Nice : 4 095 € (-0,2%)

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EHPAD : Action Logement met à disposition des personnels des EHPAD plus de 600 logements @ActionLogement

Source : Action Logement

Le Groupe animé par les Partenaires sociaux apporte ainsi une réponse concrète dans une situation sanitaire exceptionnelle en permettant aux salariés de se rapprocher de leurs lieux de travail pour les aider à accomplir leur mission auprès de nos aînés. 

Le groupe Action Logement a identifié plus de 600 logements vacants pouvant être mis à disposition des personnels intervenant dans les EHPAD. Dès le début de la crise sanitaire liée au Covid-19, les ESH du Groupe ont établi un bilan d’occupation des résidences meublées, temporairement vacantes, pour répondre aux difficultés quotidiennes que rencontrent les salariés des maisons de retraite qui habitent parfois très loin de leur lieu de travail.

Ce parc, principalement constitué de résidences étudiantes, est mis gracieusement à disposition pendant la durée de la crise. Pour répondre aux besoins urgents des territoires, Action Logement, en lien avec les Agences Régionales de Santé, établit les priorités et organise l’attribution des logements

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CGLLS : Modification temporaire de la procédure des demandes de garanties

Dans le souci de continuer à accompagner au mieux les organismes durant cette période délicate, la CGLLS va adapter la procédure des demandes de garanties.
A compter d’aujourd’hui, les demandes de garantie doivent être adressées à la CGLLS uniquement sous format numérique, à l’adresse mail suivante : catherina.arnaud@cglls.fr.
Afin que la demande soit traitée dans les meilleurs délais, nous vous demandons de vous assurer au préalable que votre demande soit complète. C’est-à-dire, qu’elle contienne tous les documents mentionnés dans la liste des pièces à fournir (ci-après).
En cas de difficulté vous pouvez envoyer un mail à l’adresse ci-dessus ou contacter Catherina Arnaud au 01.40.02.94.32.
Nous vous souhaitons à tous, ainsi qu’à vos familles de traverser cette épreuve le mieux possible.
La Direction des Garanties de la CGLLS

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L’aménagement urbain est-il encore capable de nous maintenir en bonne santé ? @Demain_la_Ville @EHESP

Source : Demain la Ville

Si l’origine exacte du Covid-19 est encore discutée, elle semble partir d’un marché de fruits de mer fréquenté et populaire à Wuhan en Chine, dans les derniers jours de décembre 2019. Puis le virus s’est propagé par la gare de Hankou, la troisième plus grande de la ville, à quelques enjambées de là. Il aurait ensuite fait ses premiers pas hors de Chine par la Bavière, où une chinoise contaminée était venue assister à une formation professionnelle de son entreprise, l’équipementier automobile Webasto. Pour beaucoup d’experts il s’agit d’une zoonose, c’est à dire une maladie infectieuse d’origine animale : 60% des virus infectieux décrits chez l’homme ont un animal réservoir. On parle d’une chauve-souris, d’un pangolin, voire les deux ?

Transmissible entre humains et très contagieux, le virus et sa propagation soulignent avec force les réseaux d’échanges mondialisés et les mobilités modernes. Anne Roué-Le-Gall est professeure à l’École des Hautes Études en Santé Publique (EHESP), spécialiste en santé, environnement et urbanisme. Si la chercheuse prend des précautions sur les origines et les causes de l’épidémie de coronavirus, elle observe cependant que les épidémies sont souvent le résultat d’un déséquilibre environnemental.

Dans le cas de maladies vectorielles, transmises par le moustique ou la tique, il y a souvent une problématique de dégradation des écosystèmes naturels. Si il y a une prolifération c’est que quelque part l’environnement n’est plus en capacité de réguler. On a cassé un équilibre, ce qui provoque un déséquilibre et un emballement des choses.

L’épidémie et le territoire

La thèse est confirmée par Sonia Shah dans le Monde Diplomatique, « notre vulnérabilité croissante face aux pandémies a une cause plus profonde : la destruction accélérée des habitats ». Énumérant les grandes épidémies de ces dernières années (Ebola, Lyme, E. Coli, SRAS, grippe aviaire…), la journaliste dénonce ainsi l’urbanisation, la déforestation et l’industrialisation, non pas comme des facteurs d’apparition de virus – le phénomène est naturel – mais comme des facteurs de propagation. Pour elle, la protection des habitats naturels, et de manière plus générale la compréhension des mécanismes écologiques, pourra réduire l’émergence d’épidémies.

L’urbanisme a aussi un rôle à jouer. Si l’on dénonce aujourd’hui les mobilités et les interconnexions urbainescomme accélérateurs d’épidémies, il faut se remémorer comment l’aménagement a su par le passé endiguer des vagues d’épidémies infectieuses meurtrières. C’est ce que rappelle l’architecte urbaniste Albert Lévy dans son ouvrage Ville, urbanisme et santé – Les trois révolutions (2012) : « La question de la santé est un déterminant majeur dans la naissance de l’urbanisme ».

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