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Réseau des acteurs de l'habitat : vers un modèle français de vente de logements sociaux @UnionHLM

Source : Union Sociale pour l’Habitat

Après une matinée consacrée aux dispositifs et aux effets des ventes massives de logements sociaux dans trois pays européens, la journée du Réseau des acteurs de l’habitat du 28 novembre 2019 s’est centrée sur la situation française. Elle a aussi permis d’enrichir les questionnements du futur programme de recherche sur la vente Hlm (2020-2023).

La réforme de l’APL et l’instauration de la réduction du loyer de solidarité (RLS) ont créé les conditions d’une intensification des ventes Hlm, facilitée par les dispositions de la loi ÉLAN. Mais les retours d’expériences du Royaume-Uni, d’Allemagne et des Pays-Bas (voir Actualités Habitat du 15 janvier 2020) montrent que les dispositifs mis en place sont non seulement propres à chaque pays, mais sont évolutifs, adaptés en permanence. En Allemagne, par exemple, la massification n’a pu être opérée qu’en ouvrant le marché aux investisseurs privés pour compenser le nombre insuffisant d’acquéreurs parmi les locataires du parc social avec pour conséquence une hausse des loyers et une formidable réduction du parc social. Une évolution que les acteurs de l’habitat semblent unanimes à refuser pour la France. Leurs interventions ont dessiné en filigrane les contours d’un futur modèle français de la vente de logements sociaux…Lire la suite

Tendance FPI Logement neuf: Amélioration timide et fragile au 1er semestre 2013

fpi

Après 8 trimestres successifs de baisse, le volume des ventes nettes connaît une amélioration au 2ème trimestre 2013, mais demeure à un niveau toujours trop faible. L’Observatoire de la FPI enregistre une hausse des ventes au détail de logements neufs de 1 546 unités par rapport au 2ème trimestre 2012, et atteint 16 465 réservations nettes. Au premier semestre 2013, le niveau des ventes au détail est légèrement supérieur à celui du 1er semestre 2012 (+1 172 ventes soit +4,1%), mais reste encore très faible par rapport aux années antérieures.

Des investisseurs plus présents.

Cette évolution est due principalement à une progression des ventes aux investisseurs privés au 2ème trimestre 2013, intervenant après une longue période d’attentisme depuis début 2012. La meilleure compréhension du dispositif Duflot dans un contexte de taux historiquement bas explique ce changement. Les perspectives de resserrement territorial du dispositif et le risque de modulations à la baisse des loyers à compter du 3ème trimestre 2013 ont pu aussi accélérer des prises de décision avant l’été. Toutefois, le 2ème trimestre ne permet pas de combler le retard pris au 1er trimestre, si bien que le 1er semestre 2013 enregistre une baisse de -2.1% par rapport au 1er semestre 2012.

Dans le même temps, l’accession à la propriété, qui représente 64% des ventes totales du semestre, confirme la hausse constatée depuis le début de l’année (+8,0% sur le semestre). Le niveau attractif des taux d’intérêt, qui aurait dû être plus incitatif, a été contrebalancé par le contexte économique et la situation de l’emploi moroses.

Mais des mises en ventes toujours en baisse

Continuant à s’adapter à la faiblesse de la demande, les mises en ventes reculent encore avec seulement 37 766 logements mis sur le marché au 1er semestre 2013, soit – 22,4 % par rapport au 1er semestre 2012. Cet effondrement traduit l’inquiétude des promoteurs à l’égard des perspectives du marché et leur volonté de limiter le risque de gonflement de l’offre commerciale.
Cette dernière reste donc assez stable depuis mi 2012 (+2,4%) et atteint 13,8 mois de commercialisation. Néanmoins, près de la moitié de cette offre (44%) est constituée de logements non commencés et susceptibles de ne jamais voir le jour si au moins 50% du programme n’est pas pré-commercialisé; à l’inverse, le volume des logements achevés et nonvendus reste maîtrisé (8% de l’offre, soit environ 1 mois de ventes).

Résistance des prix de vente

Le prix moyen des logements neufs enregistre dans l’ensemble du territoire un effritement de 2,3% par rapport au trimestre précédent. Néanmoins, sur 18 mois, on constate une relative stabilité des prix. Cette stabilité s’explique principalement par l’inélasticité des prix de vente à la baisse tant que des mesures fortes de simplification des règles et les conditions d’un véritable choc foncier n’auront pas été décidées pour faire baisser le prix de revient des logements.
Pour François Payelle, président de la FPI, « la légère amélioration observée au 2ème trimestre ne doit surtout pas faire oublier la faiblesse générale du marché du logement neuf qui reste très en-deçà des années antérieures, comme des besoins et des objectifs du gouvernement.
Le risque est réel que cette amélioration soit éphémère, d’autant qu’elle est menacée par le contexte de remontée générale des taux d’intérêt.
Le déblocage durable du marché est plus que jamais dans les mains du gouvernement : Cela implique un contexte législatif et fiscal stabilisé et moins pesant et passe par une fiscalité incitative sur les terrains constructibles, un véritable allègement des réglementations, et par une
politique de soutien à l’accession à la propriété, le tout pour relancer la construction et faire baisser les prix de vente. »

C O N T A C T S
Catherine ZOU : Chargée de communication et de relations presse
Tél. : 01 47 05 44 36 – mail : c.zou@fpifrance.fr