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Contexte économique : Zoom de la semaine

zoom-economiqueMacro: En Zone Euro, le taux de croissance n’a pas évolué au 3ème trimestre, il reste identique à celui du 2e trimestre, soit une augmentation de +0,3%. Une croissance apportée par les économies espagnole(+0,7%) et allemande. L’activité dans les pays France(+0,2%) et Italie reste plutôt modéré. D’autre part, l’inflation en Zone Euro poursuit son rebond, on constate une addition de 0,5% en octobre contre 0,4% en septembre, suite à la hausse des prix pétroliers. Ce qui n’est pas le cas pour les éléments volatils, restant stable pour le 3e mois de suite.

Change: La remontée de l’euro à des plus hauts niveaux depuis 3 semaines face au dollar à 1,1088.

Marché de taux et crédit: La Fed maintient son taux directeur fixé depuis décembre 2015[0,25% à 0,50%]. La Fed a décidé d’attendre de nouveaux progrès vers la réalisation de ses objectifs avant d’effectuer un relèvement.

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Zone euro : hausse des taux d’État et baisse des indices actions

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Les doutes quant à la santé de la plus importante banque cotée du Portugal provoquent un retour de l’aversion au risque

Zone euro : la défiance vis à vis des pays périphériques entraîne la hausse de leurs taux d’Etat et la baisse des indices actions

Avec une baisse de 1.1% en mai, la contraction de la production industrielle a été généralisée en Europe au mois de mai. Après la chute de 1.8% en Allemagne et de 1.3% au Royaume-Uni, les données pour la France et l’Italie, 2ème et 3ème économies de la Z.E, montrent également un fort recul : la production industrielle baisse de 1.7% en France et, en Italie, elle reflue de 1.2%, plus fort repli mensuel depuis nov. 2012.  Le Ministre des Finances français a décidé d’abaisser le taux de rémunération du livret A de 1.25% à 1% dès le 1er août, un plancher historique, ne suivant ainsi pas les préconisations (rémunération à 0.75%) du Gouverneur de la Banque de France. Les investisseurs s’inquiètent de l’exposition de Banco Espirito Santo (BES) au groupe Espirito Santo, dont la holding de tête Espirito Santo International est en grande difficulté financière, et qui détient 49% de Espirito Santo Financial Group (ESFG), lui-même 1er actionnaire de BES (20.1% du capital). ESFG vient d’ailleurs de céder 5% du capital de BES afin d’honorer ses dettes. Sous la pression de la Banque centrale portugaise, de nouveaux Directeur général, vice Président et Directeur financier viennent d’intégrer l’équipe de direction de BES. BES indique disposer d’un coussin de capital de 2.1 Md€ pour faire face à des pertes éventuelles. La Banque portugaise ne constitue pas un risque systémique pour la Z.E, d’autant que l’État portugais pourrait la renflouer en dernier ressort, via son enveloppe dédiée de 6.4 Md€. Le taux souverain à 10 ans portugais a brièvement dépassé les 4%, avant de refluer, s’appréciant toutefois de 20 bp à 3.78% sur la semaine.  Dans ce climat de défiance, la Grèce n’a néanmoins réussi à émettre le 10/07 que 1.5 Md€ d’obligations d’État à 3 ans, vs [2.5-3 Md€] espérés, à 3.5%. Ses taux à 10 ans ont dépassé et se maintiennent depuis au-delà des 6%. De même, les taux d’État à 10 ans italiens et espagnols ont bondi de respectivement 6 bp à 2.94% et de 7 bp à 2.82% le 10/07, tandis que les taux des obligations d’Etat à 10 ans allemands et français, recherchées, reculaient, proches de leurs points bas historiques.

États-Unis : aucune précision quant au 1er relèvement des taux directeurs dans le compte-rendu de la réunion de la Fed des 17 & 18 juin

Les membres de la Fed se sont accordés sur un arrêt du 3e plan d’assouplissement quantitatif en cours au mois d’oct., si le rebond de l’économie se confirme. Ils ont, de plus, répété qu »une période considérable » pourrait s’écouler entre l’arrêt des achats de titres par la Fed et la 1re hausse de taux directeurs. Les modalités d’une diminution progressive des 4 200 Md$ d’actifs au bilan de la Fed ont été abordées mais non tranchées.

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Zone euro : la BCE maintient le statu quo sur sa politique monétaire – Note de conjoncture

EXE FEDERAL FINANCERetrouvez l’actualité des marchés financiers de la semaine synthétisée par les experts financier de Federal Finance, spécialiste des métiers de la gestion d’actifs au sein du Crédit Mutuel Arkéa…

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La BCE maintient ses 3 taux directeurs inchangés

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Les indices actions américains enchaînent les records mais la hausse des taux américains et européens à 10 ans manque de conviction
Zone euro : la BCE maintient le statu quo sur sa politique monétaire et conserve une tonalité ultra accommodante le 3 juillet

Comme prévu, la BCE a maintenu ses 3 taux directeurs inchangés. Elle s’attend à ce que sa panoplie de mesures, annoncée le mois dernier, soutienne la distribution de prêts bancaires et contribue à un retour de l’inflation à des niveaux plus proches de 2%. Elle a réitéré son engagement à procéder à des achats d’actifs si nécessaire et à maintenir ses taux directeurs bas pour une période prolongée. En outre, elle n’exclut pas d’ajuster à nouveau ses taux directeurs, si ses perspectives d’inflation venaient à être modifiées. La BCE prévoit une très graduelle reprise en Z.E au 2e trim. Elle suit les répercussions des risques géopolitiques et les évolutions du taux de change. Par ailleurs, elle a précisé les modalités des opérations de refinancements ciblés à L.T des banques (TLTRO). Les 2 premiers TLTRO auront lieu les 18/09 et 11/12/2014, au cours desquels les banques pourront emprunter jusqu’à 7% de leur encours de crédits, hors prêts immobiliers et souverains. Ensuite, 6 autres opérations trimestrielles se succèderont jusqu’en juin 2016, dont les montants dépendront de l’activité de prêts éligibles des banques. La BCE estime que la demande des banques pourrait atteindre jusqu’à 1 000 Md€. Enfin, M. Draghi a annoncé qu’à partir de janv. 2015, les réunions de la BCE se tiendront toutes les 6 semaines, et non plus chaque mois, afin de limiter les réactions des marchés quant à une potentielle action de la BCE et qu’un compte-rendu des réunions sera publié. Le FMI a à son tour abaissé ses prévisions de croissance pour la France en 2014 (1% 0.7%) et 2015 (1.5% 1.4%). Le déficit public devrait s’élever à 3.4% du PIB à fin 2015. La volatilité des taux monétaires en Z.E a disparu. Hormis au passage de fin de mois le 30/06, l’Eonia est demeuré inférieur à 0.04% depuis le 20/06 tandis que l’Euribor 3 mois a coté entre 0.20% et 0.21%.

États-Unis : l’économie a créé plus de 200 000 emplois mensuels ces 5 derniers mois, performance inédite depuis 14 ans

288 000 emplois ont été créés en juin, chiffre supérieur à la fois aux attentes (215 000) et à celui de mai (224 000). En outre, le taux de chômage est tombé à 6.1%, un plus bas depuis sept. 2008. La Fed devrait hésiter à relever ses taux directeurs tant que l’augmentation des salaires dans le secteur privé demeure faible (2% sur un an) et qu’un chômage de longue durée subsiste.  Les taux américains d’État à 10 ans ont bondi jusqu’à 2.68% après l’annonce des chiffres de l’emploi, avant de retomber graduellement à 2.61% ce jour. Ils avaient alors entraîné les taux allemands et les taux de swap€ à 10 ans à la hausse, à respectivement 1.33% et 1.54% le 3/07. Ces derniers ont néanmoins fléchi depuis, à 1.26% et 1.47%.

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Zone euro : L’inflation en dessous du seuil de 1% pour le neuvième mois consécutif

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Les investisseurs n’anticipent pas de mesure de politique monétaire majeure, à l’issue de la réunion de la BCE le jeudi 3 juillet
Zone euro : J.C. Juncker est finalement porté à la tête de la Commission européenne, en dépit de la forte opposition britannique

L’ex Premier ministre luxembourgeois, candidat du Parti populaire européen arrivé en tête des suffrages du 25/05, a été désigné Président de la Commission européenne pour un mandat de 5 ans, dès novembre, par le Conseil européen, à la large majorité de 26 voix sur un total de 28. Le Parlement européen devrait entériner cette décision le 16/07. M. Juncker devra implémenter une feuille de route du Conseil européen, peu précise quant à la souplesse prévue à l’égard du respect des objectifs de réduction de dettes et déficits du Pacte de stabilité.  Le taux d’inflation annuel préliminaire de juin en Z.E est resté stable en juin à +0.5%, en dépit du bond inattendu de +0.6% en mai à +1% en juin de l’inflation allemande. En effet, les taux d’inflation espagnol, en recul de +0.2% à 0%, et italien, en baisse de +0.4% à +0.2%, ont pesé sur l’inflation en Z.E, désormais inférieure à +1% pour le 9e mois consécutif.  En France, l’Insee attend une croissance de +0.7% pour 2014, vs +1% prévu par le gouvernement.
Après une stagnation au 1er trim., le PIB français devrait augmenter de 0.3% les 3 prochains trim. La consommation des ménages ne progresserait
que de +0.3% en 2014, tandis que l’investissement des entreprises rebondirait de -0.6% en 2013 à +0.7% en 2014. Le chômage devrait se stabiliser à 10.2% de la population active dès le 2e trim.  L’Italie réduira ses dépenses publiques de 3.1 Md€ en 2014, vs 4.5 Md€ annoncés antérieurement, menaçant sa réduction de déficit public à 2.6% fin 2014. En parallèle, l’Insee a annoncé une hausse du déficit public français de 4.2% du PIB à fin 2013 à 4.4% au 1er trim 2014, ainsi qu’une progression de +1.8% de l’endettement public à 93.6% du PIB sur la période.

Etats-Unis : une série de chiffres macroéconomiques mitigés sème le doute parmi les investisseurs quant à la vigueur de la croissance

Le PIB américain s’est finalement contracté nettement plus qu’attendu au 1er trim. 2014, à -2.9%. L’ampleur de ce recul, inédit depuis 5 ans, s’explique par une révision à la baisse de la consommation des ménages (+3.1% +1%) et un creusement du déficit commercial. De plus, la faiblesse de la consommation des ménages au mois de mai, en progression de 0.2%, contre une hausse de 0.4% attendue, de même que le rebond du taux d’épargne des ménages à 4.8%, un plus haut depuis sept. 2013, ont déçu les investisseurs.  En conséquence, les taux d’Etat à 10 ans américains ont fléchi de 10 bp à 2.52% la semaine dernière, renouant avec leurs niveaux de début juin. De même, les taux à 10 ans allemands et les taux de swap € à 10 ans, qui leur sont fortement corrélés, sont en baisse de 7 bp, à respectivement 1.25% et 1.44%.

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