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Réforme du financement des hôpitaux publics : quel impact sur leur niveau d’activité ?

logo_INSEE_11L’adoption de la tarification à l’activité (T2A) a modifié le mode de financement du secteur hospitalier. L’objectif du législateur était d’accroître l’efficience et d’améliorer la qualité des soins. Dans les établissements publics ou privés à but non lucratif, un remboursement au séjour a progressivement remplacé, entre 2004 et 2008, la dotation globale annuelle. Dans les établissements privés à but lucratif, le montant du remboursement d’un séjour était sujet à des variations locales jusqu’en 2005 ; après 2005, une grille nationale de tarifs détermine ces montants suivant une classification de séjours.

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Tableau de bord de l’attractivite de la France

Cette seconde édition du Tableau de bord de l’attractivité de la France poursuit une double ambition : comparer la France à onze pays de l’OCDE (les États-Unis, le Japon, l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Italie, l’Espagne, l’Irlande, les Pays-Bas, la Belgique, la Finlande et la Pologne) pour chacun des indicateurs et déterminants de l’attractivité retenus pour ,cette étude ; mettre en lumière les évolutions qui ont affecté ce positionnement depuis l’été 2010. ,Le contexte international a été dominé depuis un an par la sortie progressive de la crise économique, en particulier en Europe.

Si la gestion budgétaire et la gouvernance économique continuent ,de mobiliser toutes les attentions, l’Europe a rarement été aussi attractive, continuant d’attirer vers son marché de 500 millions d’habitants, à fort pouvoir d’achat, des investissements du monde entier. De ce point de vue, 2010 aura été l’année du rebond. La France a ,été choisie, chaque semaine en moyenne, par quinze entreprises ,étrangères pour des investissements nouveaux, à l’origine de 32 000 emplois. La croissance de 22 % du nombre de projets étrangers en 2010 vaut reconnaissance de l’ouverture de notre pays et de la compétitivité de son économie.

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Examens de l’OCDE sur l’innovation régionale – Mai 2011

Les mesures en faveur de l’innovation doivent être au cœur de la politique de développement régional, selon l’OCDE

Un rapport publié par l’OCDE souligne l’importance des régions dans le dynamisme économique et la capacité d’innovation des pays.

Cette enquête révèle de fortes disparités entre ces régions : les plus riches représentent un tiers de la croissance des pays de l’OCDE, et concentrent une majorité des investissements en R&D et en dépôts de brevets.

En conséquence, ce rapport préconise de placer l’innovation au centre des politiques de développement régional, tout en rationalisant les investissements publics réalisés à cet égard en les coordonnant davantage. L’OCDE propose par ailleurs de mettre en place des stratégies régionales qui prennent en compte tous les paramètres économiques locaux, mais aussi des régions transfrontalières pour développer des projets communs.

Cette enquête propose enfin des outils, des méthodes et des interlocuteurs pour mettre en place ces politiques d’innovation et de développement régional.

Télécharger le rapport sur le portail de l’OCDE

Les dépenses de prise en charge de la dépendance des personnes âgées devraient doubler, voire tripler, à l’horizon 2050, selon l’OCDE

Les dépenses de prise en charge de la dépendance dans les pays de l’OCDE devraient, sous l’effet du vieillissement de leurs populations, doubler – voire tripler – d’ici 2050. Selon un nouveau rapport de l’Organisation, les gouvernements doivent améliorer la viabilité budgétaire de leurs politiques en la matière, et mieux épauler les aidants familiaux et les travailleurs du secteur.

« Besoin d’aide ? La prestation de services et le financement de la dépendance » indique que la moitié des personnes dépendantes ayant besoin d’aide et de soins ont plus de 80 ans. Quant à la part de la population appartenant à cette classe d’âge dans la zone OCDE, elle sera proche des 10 % d’ici 2050, contre seulement 4 % aujourd’hui, et culminera à 17 % au Japon et 15 % en Allemagne.

Un monde vieillissant rapidement
% de la population de +80 ans

Lien vers les données – Source : Base de données de l’OCDE sur la population active et la démographie

Les dépenses de prise en charge, qui se montent actuellement à 1.5 % du PIB en moyenne dans les pays de l’OCDE, augmenteront de concert. Aujourd’hui, la Suède et les Pays-Bas dépensent le plus en proportion de leur PIB (3.5 % et 3.6 % respectivement de leur PIB), alors que le Portugal (0.1 %), la République tchèque (0.2 %) et la République slovaque (0.2 %) se situent à l’autre extrémité du classement.

«  Cette rapide hausse des coûts impose aux pays une optimisation des dépenses de prise en charge de la dépendance », estime Angel Gurría, Secrétaire général de l’OCDE. « Les politiques manquant de cohérence qui sont en place dans de nombreux pays doivent être revues pour stimuler la productivité et épauler les aidants familiaux, qui constituent l’épine dorsale des dispositifs de prise en charge de longue durée ».

Il convient de mettre rapidement en place de solides réformes visant à attirer davantage de main-d’œuvre dans le secteur de la dépendance et à la fidéliser. Selon l’OCDE, la plupart des emplois concernés sont à fort roulement, n’offrent pas de perspectives d’avenir et s’accompagnent d’une rémunération et d’avantages sociaux peu élevés. S’occuper de personnes dépendantes a en outre un coût pour l’aidant: ces derniers ont moins de chances d’occuper un emploi  qu’un non-aidant et, s’ils en occupent un, ont plus de chances de travailler à temps partiel et moins d’heures. Ils sont également confrontés à un risque plus élevé de pauvreté et à une plus forte probabilité de souffrir de problèmes de santé mentale.

Il apparaît donc essentiel de revaloriser les emplois du secteur de la dépendance en améliorant leur rémunération et les conditions de travail. Par des actions de cet ordre, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Suède et la Norvège ont récemment réussi à encourager les travailleurs à rester dans le secteur . En Belgique, aux Pays-Bas et en Suède, des conventions collectives prenant les années d’expérience en compte dans les niveaux de salaires ont montré une efficacité certaine.

Pour satisfaire la demande future, les pays devront aussi attirer davantage de migrants, qui représentent déjà une part substantielle de la main-d’œuvre du secteur de la dépendance de nombreux pays de l’OCDE – un sur quatre environ par exemple en Australie, au Royaume-Uni et aux États-Unis, et jusqu’à un sur deux en Autriche, en Grèce, en Israël et en Italie.

Dans de nombreux pays, les migrants, malgré une qualification souvent supérieure, sont moins bien payés que lestravailleurs  nés dans le pays. Une solution consisterait à augmenter le nombre de permis de travail accordés à la main-d’œuvre du secteur de la dépendance dans les quotas d’immigration, comme l’ont fait l’Australie et le Canada. Proposer des formations, notamment linguistiques, serait également bénéfique.

Selon le rapport de l’OCDE, les gouvernements devront trouver un équilibre entre offrir un accès à une prise en charge de qualité et assurer la viabilité des dispositifs. Quelque 70 % des personnes dépendantes assistées le sont à domicile, mais les coûts des services en établissement représentent 62 % des dépenses totales. Les soins-relais, l’incitation au travail à temps partiel et le versement de prestations aux aidants familiaux sont autant de mesures potentiellement positives d’un point de vue coût-efficacité, car elles sont susceptibles de réduire la demande de soins institutionnalisés onéreux.

La prise en charge de la dépendance est  trop onéreuse  à part pour  les plus aisés qui peuvent se l’offrir. Même les individus qui jouissent d’un revenu supérieur à la moyenne peuvent consacrer jusqu’ à 60 % de ce dont ils disposent aux soins. Les pouvoirs publics doivent répartir une charge à ce point élevée, soit en orientant les prestations universelles vers les personnes qui ont le plus besoin d’aide et de soins, soit en mettant en place des partenariats public-privé.

L’assurance privée pourrait jouer un rôle dans certains pays, fait remarquer le rapport, mais va probablement continuer de représenter qu’une niche de marché , sauf si on la rend obligatoire. Aux États-Unis et en France, qui sont les deux plus grands marchés de l’assurance dépendance de la zone OCDE, respectivement 5 % et 15 % des plus de 40 ans ont souscrit une police de ce type.

Les principaux éléments relatifs à la prise en charge de la dépendance dans 31 pays, ainsi que huit fiches pays synthétiques (dans la langue nationale), sont disponibles à l’adresse www.oecd.org/health/longtermcare/helpwanted.


source:
http://www.oecd.org

Présentation de l’étude « Villes et marchés du carbone » par CDC Climat Recherche et l’OCDE

Mardi 19 avril, CDC Climat a organisé, en collaboration avec l’OCDE, une présentation de l’étude « Villes et marchés du carbone – Mécanisme pour un développement propre et mise en œuvre conjointe : bilan de l’expérience des villes ».

La présentation de l’étude par deux de ses auteurs, Jan Corfee-Morlot (Direction de l’environnement, OCDE) et Alexia Leseur (CDC Climat Recherche), a été suivie d’une table-ronde sur le thème « Quels financements innovants pour la mise en œuvre des Plans énergie-climat territoriaux ? », avec les interventions de :

  • Bruno Charles, Vice-président du Grand Lyon en charge de l’agenda 21, du plan climat et de l’énergie,
  • Olivier Degos, Délégué régional au Développement durable et solidaire du Conseil régional d’Aquitaine,
  • Joaquim Oliveira-Martins, Chef de la division Développement régional de l’OCDE,
  • Pierre Ducret, PDG de CDC Climat. 

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site CDC CLIMAT