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Logement d’abord : Rencontre nationale SOLIHA @MouvementSOLIHA

Source : Soliha

SOLIHA organise le mercredi 23 octobre prochain une rencontre nationale à la Maison de la Chimie à Paris 75007.

4 millions de personnes sont très mal logées, dont 150 000 personnes sont «sans domicile» et 91 000 vivent dans des habitations de fortune. La politique du Logement d’abord consiste à orienter durablement ces publics vers le logement. Des solutions existent. Créer une offre locative sociale dans le parc privé, produire des logements abordables, accompagner les ménages les plus fragiles selon leur profil, résorber les bidonvilles, cela est possible via la boîte à outils Logement d’abord et la mobilisation d’équipes pluridisciplinaires, comme celles de SOLIHA.

PROGRAMME :

14h00 Ouverture – Hélène Pélissard, Présidente de la Fédération SOLIHA, Solidaires pour l’habitat

14h15 Les enjeux de la politique du Logement d’abord
Sylvain Mathieu, Délégué interministériel à l’hébergement et à l’accès au logement, Marie-Françoise Lavieville, Vice-présidente de la Fédération SOLIHA

14h45 L’intermédiation locative : levier de mixité sociale La mobilisation de logements privés à vocation sociale dans les zones urbaines : l’exemple de Lorient Agglomération, territoire de mise en œuvre accélérée du Plan Logement d’abord

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Comment lutter contre le mal-logement ? @Abbe_Pierre

Source : Fondation Abbé Pierre

Un an après le lancement de la stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté ; un an ½ après le lancement du plan « Logement d’Abord », il faut changer d’échelle pour que véritablement les 10 % des personnes les plus pauvres d’entre nous et les personnes sans domicile puissent sortir de l’exclusion. Pour lutter contre le mal-logement, il faut changer d’échelle.

Malgré de réelles avancées avec la mise en place du plan logement d’abord (mobilisation des collectivités locales, augmentation des objectifs de mobilisation du parc privé à vocation sociale, des Pensions de famille, des sorties de l’hébergement vers le logement…), des décisions politiques prises simultanément viennent contredire cet élan solidaire que nous appelons de nos vœux et vont à l’encontre de la politique sociale du logement qui selon nous s’impose : non-actualisation du montant des apl et nouveau mode de calcul défavorable aux plus jeunes notamment ; fin de l’APL accession à la propriété, baisse des aides à la construction de logements sociaux… au total, ces mesures représenteront 3,8 milliards en moins pour le budget du logement en 2020 ! Le risque c’est que quelques milliers de personnes en difficulté sortent de la précarité par le haut grâce au plan logement d’abord et que d’autres plus nombreuses, y plongent. Nous sommes dans une situation de contradiction majeure !

Au-delà de ces contradictions, c’est l’ambition gouvernementale qui pose aujourd’hui question : la construction de logements sociaux, qui constitue une réponse essentielle pour les plus pauvres, est fragilisée…Lire la suite. . .

 

L’Unafo confirme son intérêt pour le PLAI adapté @UnafoUnion

    Source : UNAFO

La Cour des comptes, dans son référé du 22 mai 2019, dresse un bilan mitigé du programme PLAI adapté lancé en 2014 et destiné à produire des logements à très bas niveau de quittance, grâce à un complément d’aide à la pierre financé par le prélèvement de majoration des communes carencées au titre de la loi SRU.

Relevant que les simplifications apportées au produit en 2018 ont participé à relancer la production, la Cour des comptes préconise de :

  1. mobiliser les reports de crédits issus de la majoration des prélèvements SRU au profit du programme de PLAI adaptés ou de tout autre programme de construction destiné aux publics fragiles ;
  2. orienter l’attribution d’une partie des aides à la pierre vers la production de logements destinés aux ménages en difficulté, à un niveau de loyer minoré, arrêté conjointement dans chaque territoire par l’État et les collectivités compétentes.

L’Unafo, qui a participé activement avec les Acteurs du logement d’insertion (Fapil + Soliha + Unafo) à la refonte du produit en 2018, rappelle que l’ouverture du PLAI adapté aux résidences sociales en 2017 a été un moteur important de la relance de la production : avec 429 logements financées en 2017 et 627 logements en 2018, les résidences sociales ont représenté plus de 60% du nombre de logements autorisés.
Les logements produits en résidence sociale sont particulièrement en phase avec les objectifs du programme PLAI adapté, en offrant aux publics les plus précaires une solution de logement très abordable – la redevance, charges incluses, étant inférieure au plafond de prise en charge APL – et assortie d’un accompagnement personnalisé.

L’Unafo confirme donc l’intérêt de ses adhérents pour le produit PLAI adapté. L’éventuelle mise en oeuvre des préconisations de la Cour des comptes ne devra pas conduire à occulter les projets de résidences sociales – en particulier de pensions de famille – portés par les acteurs du Logement Accompagné.

L’Unafo publie un dossier spécial sur le logement des jeunes et l’implication du logement accompagné @UnafoUnion

 

Le logement accompagné au service du logement des jeunes 

L’Unafo et ses adhérents répondent aux besoins

Dans son magazine Action Habitat n°54, qui vient de paraitre, l’Unafo consacre un dossier sur le logement des jeunes, construit avec les adhérents de l’Union.

Les adhérents de l’Unafo logent plus de 30 000 jeunes au sein de leurs structures et sont donc au premier rang pour accompagner ce public aux profils et besoins multiples.

Le logement accompagné est, depuis plusieurs décennies, un pilier du logement des jeunes. Outre les foyers de jeunes travailleurs (FJT), l’apparition des résidences jeunes actifs (RJA) est venue apporter une corde supplémentaire à l’arc des gestionnaires qui accueillent également certains jeunes en résidence sociale classique ou en résidence étudiants. Cette complémentarité illustre la capacité du secteur à s’adapter aux évolutions et aux besoins de ce public au fil des années. La diversité des structures fait écho à la diversité des publics accueillis (étudiants, apprentis, stagiaires, salariés à temps plein ou partiel, intérimaires, demandeurs d’emploi, mineurs non accompagnés…).

Le dossier pointe également les fortes différences d’un territoire à l’autre – aussi bien en termes de situation économique, de tension sur le logement que de pression des pouvoirs publics locaux. En l’absence d’une politique nationale clairement affichée sur le sujet, les décisions prises au niveau local peuvent aller d’un extrême à l’autre, d’une parfaite entente avec les gestionnaires et d’une bonne compréhension des subtilités inhérentes au logement accompagné jusqu’à des prises de décision arbitraires – et souvent contraires à l’intérêt des jeunes eux-mêmes.

Les adhérents de l’Unafo constatent une forte précarisation d’une partie du public jeune qui ne convient pas forcément avec le fonctionnement des structures, mis à part dans les FJT dans lesquels on trouve l’accompagnement social le plus complet, notamment grâce à la prestation socio-éducative (PSE). L’Unafo s’est d’ailleurs saisie du sujet ces dernières semaines et a publié une note rappelant son souhait d’être pleinement associée à la concertation et à la rédaction de la future circulaire sur la PSE.

L’Union souligne également la nécessité de voir l’État et la Cnaf affirmer des orientations politiques coordonnées aux autres politiques publiques comme celle du Logement d’abord bien sûr, mais aussi la stratégie de lutte contre la pauvreté ou la protection de l’enfance.

L’Unafo réunit environ 10 000 places en FJT, 10 000 places en RJA et 10 000 places en résidence étudiants.

Unafo demande un vrai débat sur le logement des jeunes @UnafoUnion

L’Assemblée nationale débattra les 6 et 7 mai de la proposition de loi (PPL) présentée notamment par la députée Brigitte Bourguignon visant à renforcer l’accompagnement des jeunes vulnérables vers l’autonomie. A cette occasion et dans le prolongement de cette initiative, l’Unafo, union professionnelle du logement accompagné, demande qu’un vrai débat puisse s’ouvrir sur le logement des jeunes.
Les adhérents de l’Unafo gèrent au total environ 30 000 logements dédiés à des jeunes, qu’il s’agisse de résidences sociales tels que des foyers de jeunes travailleurs ou des résidences jeunes actifs, mais aussi des résidences pour étudiants, des colocations…
L’accès à un logement constitue un élément central de l’autonomie. Les solutions apportées notamment aux jeunes pas ou peu solvabilisés et aux jeunes qui connaissent de grandes difficultés, tels que les jeunes sortants de l’Aide sociale à l’enfance (ASE) ou pris en charge par la protection judiciaire de la jeunesse, restent trop dépendantes des politiques locales et de la dynamique des acteurs.
Alors que l’Etat veut mettre en place « Le Logement d’Abord », la politique du logement jeune repose souvent sur des solutions organisées localement. Par exemple, une région refuse, malgré les besoins dans le territoire, la création de résidences jeunes actifs, alors même qu’elles continuent à se développer dans d’autres régions.
L’Unafo partage les mesures de la proposition de loi qui viennent réduire les ruptures de parcours, en particulier pour les jeunes sortant de l’ASE, ruptures contraires aux principes du Logement d’abord. Elle suivra avec d’autant plus d’intérêt les débats à l’Assemblée nationale sur cette proposition de loi alors que les acteurs de logement accompagné ne peuvent se substituer localement aux carences des politiques publiques pour maintenir les jeunes dans des logements dont le financement de la redevance n’est plus assuré.

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