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Focus sur le parc de logements en France au 1er janvier 2018 @InseeFr

Source : INSEE

L’INSEE a réalisé une étude portant sur le parc de logements en France au 1er janvier 2018.  Au total, nous comptons 36,3 millions de logements en France. Mais alors, comment les logements sont-ils répartis en France ? Quelle est l’évolution ?

Insee

Le parc de logements métropolitain s’accroît de 1,1 % par an en moyenne depuis trente ans
Au 1er janvier 2018, la France métropolitaine compte 35,4 millions de logements . Depuis trente ans, le parc s’accroît de 1,1 % par an en moyenne. Aujourd’hui, sur 100 logements, 82 sont des résidences principales, 10 sont des résidences secondaires ou des logements occasionnels, et 8 sont des logements vacants.
Le nombre de résidences principales s’établit à 29,0 millions. Il a crû à un rythme un peu plus élevé que l’ensemble du parc depuis le début des années 1990 jusqu’au milieu des années 2000. Depuis, il suit une progression annuelle moyenne d’environ 0,8 %.

La part de logements dans les unités urbaines autres que Paris augmente depuis trente ans
En 2018, 16 % des résidences principales se situent dans l’unité urbaine de Paris et 21 % dans une commune rurale. Ces proportions ont légèrement diminué en trente ans au profit des unités urbaines autres que Paris.
Les résidences secondaires ou logements occasionnels se situent bien plus souvent dans une commune rurale ou dans une petite unité urbaine (moins de 100 000 habitants) : quatre cas sur cinq contre seulement la moitié des résidences principales. Toutefois, la part du rural a diminué depuis trente ans (41 % en 2018 contre 50 % en 1987) alors que celle des petites unités urbaines s’est accrue (de 33 % à 39 %) avec l’urbanisation.

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Avec 374 000 logements supplémentaires chaque année, la vacance de logements s’intensifie ! @InseeFr

Source : INSEE

Selon l’INSEE, entre 2010 à 2015, nous enregistrons une hausse de 1.1% chaque année du parc de logements, soit 374 000 logements supplémentaires par an. 

Insee

En France entre 2010 et 2015, le parc de logements augmente de 1,1 % par an, soit deux fois plus vite que la population. La progression des résidences principales génère les deux tiers de cette croissance avec comme premier moteur la croissance démographique, notamment en périphérie des principales villes-centres. La réduction de la taille des ménages s’atténue et n’explique plus que 28 % de l’augmentation du parc, contre 61 % entre 1990 et 1999.

La vacance de logements a beaucoup augmenté depuis 2010 (+ 3,4 % par an) expliquant désormais 23 % du nombre de logements supplémentaires. En France, 2,8 millions de logements sont vacants, soit un taux de vacance de 8 % en 2015. La vacance est marquée dans les villes-centres et plus faible en périphérie. Elle est moins prégnante dans les aires urbaines des métropoles régionales, notamment celles où le marché de l’immobilier est tendu.

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Focus sur le parc social de Normandie @InseeFr

Source : INSEE

L’INSEE a réalisé une étude portant sur les logements de la Normandie, et montre la très forte présence de logements sociaux et de maisons individuelles.

Insee

Un parc social plus développé, notamment en Seine-Maritime

Le parc social normand apparaît nettement plus développé qu’en France de province (19 % contre 13 %). La Seine-Maritime est particulièrement concernée avec 23 % de logements HLM. Cette spécificité peut être reliée à son profil urbain et à sa forte densité de population (près de deux fois plus élevée qu’en moyenne nationale) . Elle est d’autant plus significative que le poids du parc social apparaît plus faible dans la plupart des départements à degré d’urbanisation similaire. L’importance du parc HLM en Seine-Maritime est comparable à celle d’autres départements, comme le Nord, à l’identité industrielle marquée.

L’agglomération du Havre, la métropole de Rouen et la communauté urbaine de Caen concentrent 43 % des logements HLM de la région. Ailleurs, les agglomérations de Dieppe, d’Évreux et de Cherbourg ainsi que les intercommunalités d’Argentan et d’Alençon composent les autres creusets de logements sociaux. Le niveau de vie médian des locataires HLM est inférieur d’un quart à celui de l’ensemble des normands. Ils sont par ailleurs deux fois plus exposés à la pauvreté par rapport à l’ensemble de la population. La répartition des ménages fiscaux selon leur situation relative au plafond HLM indique que plus leurs revenus sont modestes, plus ils résident en logements sociaux (en deçà de 30 % du plafond HLM, près de la moitié des ménages est locataire dans le parc social. Par extension, la location d’un logement, du parc social ou du parc privé, est d’autant plus fréquente que les revenus sont faibles. À l’inverse, la part de propriétaires augmente à mesure que l’on progresse dans l’échelle des revenus. Ce statut d’occupation devient ainsi très majoritaire pour les ménages les plus aisés (au-delà de 150 % du plafond HLM, 9 ménages sur 10 sont propriétaires). Néanmoins, le parc locatif privé reste une composante importante de l’offre de logement, y compris pour les ménages les plus aisés (de 10 % à 16 % des ménages aux revenus supérieurs au plafond HLM).

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Un lien entre l’accession à la propriété et le chômage ? @InseeFr

Source : Insee

Depuis déjà 50 ans, le nombre de propriétaires est en grande hausse. Mais alors, cette accession à la propriété aurait-elle des effets défavorables et négatifs sur l’emploi ?

Insee

Si le statut de propriétaire est généralement associé à une meilleure situation sur le marché du travail, une augmentation de la densité de propriétaires au niveau local va pourtant de pair avec une hausse du taux de chômage. Ce paradoxe, mis en évidence dans de nombreux travaux, est examiné ici pour la France, où la propriété s’est considérablement développée depuis cinquante ans. Il peut se comprendre comme la résultante de deux effets.

D’une part, les propriétaires sont effectivement moins souvent au chômage que les locataires : une plus forte densité de propriétaires joue dès lors mécaniquement à la baisse sur le taux de chômage. D’autre part, une forte densité de propriétaires peut engendrer des tensions sur le marché du logement : ces tensions sont susceptibles de compliquer la recherche d’emploi des chômeurs, par exemple en limitant leurs opportunités de trouver un logement à proximité des offres d’emploi. Les données des recensements successifs de la population entre 1968 et 2011 permettent d’estimer l’ampleur de ces effets pour la France. Il en ressort que le second effet l’emporte sur le premier : en particulier, une hausse de 10 points de la densité de propriétaires au niveau local serait associée à des frictions sur le marché du travail accroissant d’environ 1,3 point le taux de chômage local. La résultante des deux effets serait néanmoins d’ampleur modérée, à hauteur de 0,6 point sur le chômage local.

Des interactions entre marché du logement et marché du travail

Au-delà des réformes spécifiques du marché du travail, la mobilité géographique et professionnelle des travailleurs est souvent avancée parmi les pistes propres à réduire le taux de chômage (Amara et al., 2016).

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#Logement : la cohabitation entre 18-29 ans et leurs parents augmente ! @InseeFr

Source : Insee

Depuis les années 2000, nous remarquons une forte augmentation des jeunes de 18-29 ans qui habitent chez leurs parents ! Mais à quoi cela est réellement dû ? 

Insee

Un départ progressif et une aide des parents, notamment pour les étudiants

L’autonomie résidentielle des jeunes adultes peut s’acquérir de façon progressive. Ainsi, près de 15 % des 18-24 ans qui habitent chez leurs parents n’y résident pas la totalité de l’année, mais plutôt durant les week-ends ou les vacances. Symétriquement, entre 18-24 ans, 5,2 % des jeunes adultes qui disposent d’un logement indépendant ne l’occupent pas toute l’année. À partir de 25 ans, la multi-résidence est plus rare pour ceux qui ont un logement indépendant ; elle reste relativement fréquente pour ceux qui vivent chez leurs parents, notamment quand ils sont étudiants.

Depuis 2000, la part des 18-29 ans habitant chez leurs parents augmente à nouveau

Depuis le début des années 2000, la proportion de jeunes adultes de 18 à 29 ans qui habitent chez leurs parents a augmenté. Cette hausse résulte principalement d’un effet de structure lié à l’accroissement de la part des chômeurs (+ 3,7 points, notamment après la crise de 2008) et des étudiants (+ 3,1 points) chez les jeunes adultes. Les taux de cohabitation demeurent nettement plus élevés pour les jeunes dans ces situations (58,5 % pour les chômeurs et 69,2 % pour les étudiants).

Précédemment, entre 1984 et 1996, le taux de cohabitation des jeunes adultes de 18 à 29 ans a progressé, essentiellement du fait de l’augmentation du nombre d’étudiants, à la suite de la seconde explosion scolaire et de l’accès massif de cette génération à l’enseignement supérieur. Au cours de cette période, la hausse de la cohabitation a cependant été freinée, à partir du début des années 1990, par l’extension des aides personnelles au logement qui ont facilité la décohabitation des étudiants. Les plus âgés ont subi les conséquences de la crise de 1992-1993 sur le marché du travail et la proportion de chômeurs parmi les 25-29 ans a augmenté. Entre 1996 et 2001, avec la reprise économique, le chômage a diminué. De ce fait, durant cette période, la proportion de jeunes adultes vivant chez leurs parents a reculé. Ce recul a été renforcé par la fin du service militaire décidée en 1996 : la très grande majorité des militaires du contingent vivaient une partie du temps chez leurs parents.

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