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Le logement à l’origine de la hausse apparente du taux de pauvreté et des inégalités en 2018 @BanqueDesTerr @localtis

Source : Banque des Territoires

Selon l’estimation avancée que vient de publier l’Insee, le taux de pauvreté augmenterait de 0,6 point en 2018, pour atteindre 14,7 % de la population. Cette hausse s’expliquerait en partie par la diminution des allocations logement dans le parc HLM, les niveaux de vie n’intégrant pas la baisse de loyer équivalente. En neutralisant l’effet de la baisse des allocations logement dans le parc social, cette hausse serait plus modérée (+ 0,2 point).

Comme chaque année depuis le lancement de l’expérimentation en 2015, l’Insee publie en octobre une estimation avancée du taux de pauvreté et des indicateurs d’inégalité pour l’année 2018. Réalisée sur la base d’une micro-simulation, cette estimation avancée est généralement très proche du résultat final. Elle permet surtout de disposer d’indications sans attendre…Lire la suite

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4 millions de personnes en perte d’autonomie en 2050 : vers des besoins massifs d’hébergement @InseeFr

Source : Insee

En 2015, en France hors Mayotte, selon une définition large englobant domicile et établissement, 2,5 millions de seniors sont en perte d’autonomie, soit 15,3 % des 60 ans ou plus. Parmi eux, 700 000 peuvent être considérés en perte d’autonomie sévère. Les taux de prévalence de la perte d’autonomie sont plus élevés dans les départements du Massif Central, alors qu’ils sont plus faibles dans la région francilienne et à l’Ouest. 

Insee

2,5 millions de personnes âgées en perte d’autonomie
Le vieillissement de la population est un enjeu primordial des années à venir : la loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement entrée en vigueur au 1er janvier 2016 a pour objectif d’anticiper les conséquences du vieillissement (réforme de l’allocation personnalisée d’autonomie, soutien des proches aidants, etc.). En 2015, selon la définition retenue ici, la France hors Mayotte compte 2,5 millions de personnes âgées en perte d’autonomie, soit 15,3 % des personnes de 60 ans ou plus. Parmi elles, 700 000 seniors peuvent être considérés en perte d’autonomie sévère. La perte d’autonomie concerne surtout les âges élevés : ainsi, 30,2 % des individus de 75 ans ou plus sont en perte d’autonomie, contre 6,6 % des individus âgés de 60 à 74 ans.

4 millions de seniors en perte d’autonomie en 2050
Si les tendances démographiques récentes et l’amélioration de l’état de santé se poursuivaient, la France hors Mayotte compterait 4 millions de seniors en perte d’autonomie en 2050, soit 16,4 % des personnes âgées de 60 ans ou plus (contre 15,3 % en 2015). Les personnes en perte d’autonomie sévère représenteraient alors 4,3 % de la population des seniors (contre 3,7 % en 2015). 

À politique publique de maintien à domicile inchangée, des besoins massifs en hébergement
À l’avenir, en considérant que la répartition de la prise en charge entre domicile et établissement resterait la même pour un âge et un degré de perte d’autonomie donnés dans les départements, le nombre de personnes hébergées de façon permanente en établissement, qui est d’environ 600 000 en 2015, s’accroîtrait de 0,8 % par an en moyenne jusqu’en 2021, puis entre 1,5 % et 2,0 % par an de 2023 à 2040. Il dépasserait les 700 000 en 2030, soit + 20 %, et s’élèverait à 900 000 en 2045, soit une augmentation de plus de 50 % entre 2015 et 2045. Fondée sur une hypothèse conventionnelle, une telle projection ne détermine pas le scénario le plus probable mais vise à illustrer que dans les prochaines années, la France devra choisir entre ouvrir massivement des places en EHPAD et modifier le partage de la prise en charge entre domicile et établissement, évolution qui rejoindrait l’objectif affiché des politiques publiques de favoriser le maintien à domicile.

En savoir plus sur l’étude…

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Logement : la hausse des prix se poursuit @InseeFr

Source : INSEE

Au premier trimestre 2019, les prix des logements sont stables par rapport au trimestre précédent. En revanche, sur un an, la hausse des prix des logements se poursuit.

Sur un an, la hausse des prix des logements se poursuit
Au premier trimestre 2019, les prix des logements sont stables (0,0 %, en données brutes) par rapport au trimestre précédent. Les prix des logements anciens et des logements neufs sont tous les deux stables par rapport au trimestre précédent (0,0 % en données brutes pour les deux indices, après -0,4 % pour l’ancien et +1,8 % pour le neuf).

En revanche, sur un an, la hausse des prix des logements se poursuit (+2,9 % après +3,2 % au trimestre précédent). Les prix des logements anciens s’accroissent légèrement plus vite (+3,0 % sur un an) que ceux des logements neufs (+2,4 %).

Plus d’infos ici…

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#HLM : 1 personne sur 6 occupe un logement social en France @InseeFr

Source : INSEE

Selon une récente étude de l’INSEE, 10,7 millions de personnes sont locataires d’un logement social en France, représentant au total 16% du parc de logements en France.

Insee

16 % du parc des logements occupés sont des logements sociaux
En 2016, en France, 10,7 millions de personnes résident dans 4,5 millions de logements sociaux. Le parc social représente 16 % de l’ensemble du parc de logements occupés. L’attribution des logements sociaux dépend de plusieurs critères, notamment du niveau de ressources des bénéficiaires, de la localisation de la demande, de la composition du ménage, de la situation familiale et des conditions de logement (sur-occupation, insalubrité). Les occupants des logements n’ont pas d’obligation de mobilité, même s’il arrive qu’ils ne répondent plus aux critères d’entrée. Au moment de l’attribution du logement, ils présentent des caractéristiques spécifiques qui peuvent évoluer au cours du temps (modification de la composition familiale, augmentation ou baisse des revenus…).

Les familles monoparentales très présentes dans les logements sociaux
Les familles monoparentales sont sur-représentées dans le parc social, où elles sont en proportion deux fois plus nombreuses que dans l’ensemble du parc occupé. Elles répondent plus souvent aux critères d’attribution d’un logement social car leurs situations financières sont souvent parmi les plus précaires et la présence d’une personne à charge dans le ménage permet d’être prioritaire, notamment en cas de sur-occupation dans le logement d’origine. Ces familles vivent plutôt en milieu urbain (Île-de-France et Sud de la France) et plus particulièrement dans les couronnes des grands pôles urbains.

La suite des résultats de l’étude ici

Vous retrouvez également :

Focus sur le parc de logements en France au 1er janvier 2018 @InseeFr

Source : INSEE

L’INSEE a réalisé une étude portant sur le parc de logements en France au 1er janvier 2018.  Au total, nous comptons 36,3 millions de logements en France. Mais alors, comment les logements sont-ils répartis en France ? Quelle est l’évolution ?

Insee

Le parc de logements métropolitain s’accroît de 1,1 % par an en moyenne depuis trente ans
Au 1er janvier 2018, la France métropolitaine compte 35,4 millions de logements . Depuis trente ans, le parc s’accroît de 1,1 % par an en moyenne. Aujourd’hui, sur 100 logements, 82 sont des résidences principales, 10 sont des résidences secondaires ou des logements occasionnels, et 8 sont des logements vacants.
Le nombre de résidences principales s’établit à 29,0 millions. Il a crû à un rythme un peu plus élevé que l’ensemble du parc depuis le début des années 1990 jusqu’au milieu des années 2000. Depuis, il suit une progression annuelle moyenne d’environ 0,8 %.

La part de logements dans les unités urbaines autres que Paris augmente depuis trente ans
En 2018, 16 % des résidences principales se situent dans l’unité urbaine de Paris et 21 % dans une commune rurale. Ces proportions ont légèrement diminué en trente ans au profit des unités urbaines autres que Paris.
Les résidences secondaires ou logements occasionnels se situent bien plus souvent dans une commune rurale ou dans une petite unité urbaine (moins de 100 000 habitants) : quatre cas sur cinq contre seulement la moitié des résidences principales. Toutefois, la part du rural a diminué depuis trente ans (41 % en 2018 contre 50 % en 1987) alors que celle des petites unités urbaines s’est accrue (de 33 % à 39 %) avec l’urbanisation.

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