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Baisse des 3 taux directeurs de la BCE – focus sur les marchés

financial statement with calculator and penRetrouvez l’actualité des marchés financiers et de l’économie de la semaine, synthétisée par les experts de la salle des marchés du Crédit Mutuel ARKEA.

Macro : Zone euro : le chiffre préliminaire d’inflation pour le mois de mai est retombé à +0.5%, à son niveau de novembre 2009, déjà touché en mars dernier.
Chine : le PMI manufacturier chinois, calculé par HSBC/Markit, ressort en mai à un plus haut de 4 mois, à 49.4. Bien que toujours en zone de contraction, en deçà du seuil des 50 pour le 5e mois consécutif, il a bénéficié d’une vigueur de nouvelles commandes à l’export inédite depuis 4 ans.
Change : L’euro/dollar est tombé à 1.3503 au plus bas juste après l’annonce de la baisse des 3 taux directeurs de la BCE, mais a retrouvé ses cours de ce matin, autour de 1.3630, en cette fin de journée. Depuis plus de 2 semaines, les fluctuations de l’euro/dollar sont de faible ampleur, autour de ce niveau.

Marchés de taux & crédit : Le Conseil des Gouverneurs de la BCE a tenu parole et décidé, à l’unanimité, de mettre en oeuvre pas moins de 5 mesures pour parer les risques liés à la persistance d’une inflation faible en Z.E, soutenir la distribution de crédits bancaires aux ménages et entreprises de la Z.E et contenir la volatilité du marché monétaire. Ils ont ainsi abaissé de 10 bp le taux de refinancement (à 0.15%) et le taux de dépôts (à -0.1%) et de 35 bp le taux de prêt marginal (à 0.4%). Ces 3 taux directeurs resteront néanmoins à ces niveaux pour une période prolongée. De plus, ils ont accru le montant de liquidités excédentaires en Z.E en conduisant 2 prêts conditionnels à long terme, à taux faibles, à destination des banques (TLTRO), en sept. et déc. 2014 et arrivant à échéance en sept. 2018, dont les montants seront limités à 7% du total des crédits (prêts immobiliers aux particuliers exclus) accordés par les banques au secteur privé de la Z.E. Le montant total de ce programme est évalué à 400 Md€. Les banques pourront en outre procéder à d’autres emprunts trimestriels auprès de la BCE entre mars 2015 et juin 2016. Enfin, la BCE prolonge ses allocations hebdo. et trim. de liquidités illimitées aux banques, jusqu’à déc. 2016. Par ailleurs, les économistes de la BCE ont abaissé leurs prévisions d’inflation pour 2014 (1% 0.7%), 2015 (1.3% 1.1%) et 2016 (1.5% 1.4%) et attendent une croissance de 1% en 2014.

Marchés actions : Les principaux indices actions ont salué cet ensemble de mesures de la BCE et clôturé en hausse : autour de +1.1% pour le CAC40 et l’indice espagnol, +0.21% pour le Dax et +1.52% pour l’indice italien. Outre Atlantique, le Dow Jones et le S&P500, en progression de +0.6%, enregistrent de nouveaux records.

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La FED réfléchit à une « normalisation » de sa politique monétaire

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Macro :  Royaume-Uni : La croissance du PIB du 1er trimestre a été confirmée à +0,8%, portée par l’investissement (+8,7% sur un an) et la consommation des ménages (+2,1% sur un an). En avril, les ventes au détail ont poursuivi leur forte progression, à +1,3% sur le mois, + 6,9% sur un an. Par ailleurs, les prix à la consommation ont augmenté plus que prévu en avril, de 0,4% sur le mois et de 1,8% en rythme annuel. L’inflation avait fléchi jusqu’à 1,6% fin mars, à son plus bas niveau depuis 4 ans. La hausse des coûts de transport et des carburants explique en grande partie ce rebond et les prix immobiliers affichent toujours une forte poussée, de 8% sur un an à fin mars. Le retour de l’inflation sous les 2% depuis le début de l’année permet à la Banque d’Angleterre de maintenir son taux directeur à 0,50% et de repousser la date d’un durcissement de sa politique monétaire, alors que la croissance devrait dépasser les 3% en 2014.
Change : En conséquence, la livre sterling continue sa remontée pour retrouver son plus haut vis-à-vis de l’euro depuis janvier 2013 sous les 0,81.

Marchés de taux & crédit : Zone euro : Le compte-rendu de la dernière réunion de la Réserve fédérale (FOMC) les 29 et 30 avril n’a pas révélé de surprises, la politique monétaire demeurant très accommodante. Cependant, la Fed commence à réfléchir à une « normalisation », tout en indiquant qu’aucune décision n’a été prise. Les responsables de la Fed sont confiants sur la conjoncture américaine, mais ils estiment que l’économie n’a pas encore pris la direction d’une croissance soutenue. Le marché du travail se redresse mais les pressions salariales restent faibles. La Fed étudie plusieurs approches destinées à relever les taux courts, dans le cadre d’une « planification prudente ». La Banque centrale ne précise ni calendrier, ni le point de départ et les modalités de cette normalisation, qui n’est pas proche, mais le dénouement du programme d’assouplissement quantitatif et de la politique de taux proches de zéro sont maintenant clairement pris en compte.

Marchés actions : Les indices boursiers évoluent à des niveaux élevés, soutenus par des taux d’intérêt bas et des résultats trimestriels qui ont en moyenne dépassé les attentes.

Matières premières : Après 10 ans de négociations, la Chine et la Russie ont signé un accord très important de fourniture de gaz, qui assure à la Chine pendant 30 ans un approvisionnement de 38 Md de m3 par an, pour un montant total estimé de 400 Md de dollars. Un nouveau gazoduc sera contruit à cet effet.

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Zone euro : inflation confirmée à 0,7% en avril

EXE FEDERAL FINANCERetrouvez l’actualité des marchés financiers de la semaine synthétisée par les experts financier de Federal Finance, spécialiste des métiers de la gestion d’actifs au sein du Crédit Mutuel Arkéa…

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Zone euro : une croissance portée par l’Allemagne

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Des taux de croissance globalement décevants au 1er trim. 2014 en Zone euro suscitent le retour de la prudence des investisseurs

La faiblesse des taux de croissance de la plupart des pays de la Z.E, pour le 1er trim. 2014, a surpris les investisseurs, à l’exception notable de l’Allemagne. Ainsi, la croissance du PIB de l’ensemble de la Z.E s’est révélée inférieure aux attentes, à +0,2% contre +0,4% prévus et +0,2% au trim. précédent. Hormis l’Allemagne, qui a connu une progression robuste (+0,8%), plusieurs pays ont enregistré une stagnation (France) voire une contraction de leur activité lors des 3 premiers mois de 2014 : Italie -0,1%, Pays-Bas -1,4%, Portugal -0,7%, Grèce -0.3% et Finlande -0,4%. Cette dernière est même retombée en récession. A l’inverse, l’Espagne avait déjà publié fin avril son taux de croissance trimestriel le plus dynamique depuis 6 ans, à +0.4%.

La croissance allemande au 1er trim. a augmenté plus que prévu (+0.7%) et doublé par rapport au trim. précédent, à la faveur d’une hausse de la consommation des ménages et des dépenses publiques, de même que de l’activité soutenue du secteur du BTP (hiver doux). Le commerce extérieur a en revanche pesé sur la croissance outre Rhin.

La croissance française est ressortie nulle au 1er trim. Seul le restockage a contribué positivement à la croissance (+0.6%), les dépenses des ménages, de même que l’investissement des entreprises, s’étant contractés de 0.5%, tandis que le solde extérieur retranchait 0.2% de croissance à l’activité française.

En parallèle, de nombreux membres de la BCE se sont exprimés la semaine dernière, à la suite de la réunion de politique monétaire du 8/05, s’efforçant d’orienter les anticipations des investisseurs quant aux potentielles décisions du Conseil des gouverneurs le 5/06. Une panoplie de mesures semble à l’étude, d’après E. Nowotny et P. Praet, parmi lesquelles figurent (1) une baisse du taux de refinancement de la BCE à 0.15%, (2) une baisse du taux de dépôts, qui deviendrait alors négatif, (3) de nouveaux prêts à L.T à destination des banques, cette fois conditionnels (distribution de crédits aux PME ?), (4) un rachat de créances bancaires sous forme de titres financiers (J. Weidmann). Le Président de la Bundesbank apparaît toujours opposé à des achats massifs d’obligations d’Etat de la Z.E et P. Praet estime qu’un rachat d’actifs par la BCE ne serait implémenté qu’en cas de nette dégradation de l’évolution de l’inflation et de la conjoncture en Z.E.

Ce discours accommodant de membres de la BCE a conduit les taux d’Etat à 10 ans espagnols et italiens vers de nouveaux records le 14/05 à respectivement 2.85% et 2.91%. La faiblesse inattendue de la croissance en Z.E, connue le 15/05, a provoqué leur rebond brutal au-delà des 3%, tandis que les obligations à 10 ans allemandes et françaises, jugées plus sûres, chutaient à des plus bas d’un an. En outre, l’Euribor 3 mois (0.336% 0.318%) a poursuivi son reflux pendant la semaine, à l’instar de l’Eonia (0.22% 0.16%).

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Zone euro : en hausse de 0,2 % au premier trimestre, la croissance déçoit !

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Macro :  Taux de croissance au 1er trim. en Zone euro : si l’activité allemande a doublé à +0.8% par rapport au trim. précédent, stimulée par un hiver doux, la croissance française a stagné, affectée par un recul de 0.5% à la fois de la consommation et des investissements des entreprises, et en retrait par rapport aux attentes (+0.1%). De plus, la croissance du 4e trim. 2014 est abaissée à +0.2%. En outre, la croissance s’est contractée de façon inattendue au Portugal (-0.7%), en Italie (-0.1%), et aux Pays Bas (-1.4%). La croissance de la Zone euro au 1er trim. a donc progressé de +0.2%, en deçà des +0.4% prévus.
Change : Les anticipations d’un assouplissement monétaire de la BCE lors de sa réunion du 5/06, renforcées par les déclarations récentes de plusieurs membres du directoire de la BCE évoquant une série de mesures, de même que les taux de croissance au 1er trim. 2014 de plusieurs pays de la Zone euro, ressortis inférieurs aux attentes, ont alimenté la poursuite de la baisse de l’euro/dollar, tombé ce jour jusqu’à 1.3648, un plus bas depuis mi-février dernier.

Marchés de taux & crédit : Ainsi, en début de semaine, E. Nowotny a indiqué qu’une baisse seule du taux de refinancement ne constituerait pas un signal suffisant, suivi par P. Praet, qui a expliqué que la BCE travaillait sur une série de mesures, parmi lesquelles une baisse du taux refi et du taux de dépôts, qui deviendrait négatif, ainsi que de nouveaux prêts à L.T aux banques, probablement conditionnés à la distribution de crédits. Il a cependant précisé que des achats d’actifs n’interviendraient qu’en cas de dégradation de l’évolution de la croissance et de l’inflation. De même, Y. Mersch a confirmé qu’un taux de dépôts négatif était à l’étude. Même le très orthodoxe Président de la Bundesbank a apporté son soutien à une action de la BCE. En conséquence, les taux souverains à 10 ans allemands et français ont abandonné près de 18 bp sur la semaine, à des plus bas d’un an. A l’inverse, le recul surprise de la croissance italienne et portugaise a suscité la prudence des investisseurs. Les taux d’Etat à 10 ans espagnols et italiens ont donc rebondi ce jour de plus de 15 bp, au-delà des 3%, depuis leurs plus bas historiques touchés le 14/05. En parallèle, l’Eonia a fléchi sur la semaine (0.26% 0.17%), entraînant l’Euribor 3 mois à 0.32%, ses niveaux de début avril.

Marchés actions : Les indices cèdent près d’1% (CAC40, Dax, S&P500) ce jour, pénalisés par les taux de croissance en Z.E, davantage en Italie (-3%) et en Espagne (-2.5%).

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