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Zone euro : Légère décélération de l’inflation en juin

zoom-economique Macro : L’inflation annuelle de la Zone euro a légèrement décéléré en juin, à +1,3% sur un an, contre +1,4% en mai et +1,2% attendu. Le ralentissement des prix de l’énergie et des produits alimentaires a contribué au fléchissement des prix à la consommation. Toutefois, l’inflation sous-jacente, hors éléments volatils, a légèrement accéléré de 0,2 point, à +1,1% sur un an. On retrouve ce mouvement dans les principaux pays de la Z.E à l’exception de l’Allemagne qui a enregistré un accroissement de l’indice des prix à la consommation (+1,5% après +1,4%) en raison d’une accélération de l’augmentation des coûts dans l’alimentation et les services. Enfin, l’inflation annuelle a reculé de +0,9% à +0,8% en France, de +1,6% à +1,2% en Italie et de +2,0% à +1,6% en Espagne.

Change : L’euro se négocie toujours autour de 1,14 face au dollar, soutenu par le ton légèrement moins accommodant de la Banque centrale européenne.

Marchés de taux & crédit : Les taux des obligations européennes ont poursuivi leur mouvement de hausse, initié le 27/06 par les propos optimistes de M. Draghi sur l’activité économique et sur l’inflation en Z.E et accentué par la publication des minutes de la BCE ce jour. Le compte rendu indique que les gouverneurs de la Banque centrale ont envisagé lors de la réunion du 8/06 de supprimer de son message de politique monétaire la notion « d’accroître ou de prolonger si nécessaire son programme de rachats d’actifs ». En conséquence, le taux de l’emprunt souverain allemand à 10 ans est passé au-dessus de 0,50% pour la 1ère fois depuis janv. 2016 et en France, le rendement de l’OAT avoisine les 0,90%. • En parallèle, le compte-rendu de la réunion de la Fed des 13&14/06 révèle que ses membres souhaitent continuer la normalisation de la politique monétaire. Toutefois, il montre une division des responsables à propos du bas niveau des indicateurs d’inflation et de ses conséquences sur le rythme du resserrement monétaire ainsi que sur l’annonce du calendrier sur la réduction de la taille du bilan de la Banque centrale.

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@Institutionnels       @royojm                     @AlexandraPoloce

Les rendements des taux souverains de la Zone euro restent volatils

Contexte macroéconomique et de marché express

zoom-economique

Zone euro : la Directrice du FMI s’est déclarée « inquiète » au sujet de « certaines élections à venir en Europe ». L’excédent commercial allemand a atteint un nouveau record de 252,9 Md€ en 2016, contre 244,3 Md€ en 2015. Les exportations allemandes vers l’Europe (707,9 Md€) ont encore représenté plus de la moitié des exportations totales (1 207,5 Md€). Les importations se sont élevées à 954,6 Md€. Cette statistique est susceptible d’alimenter les critiques de l’administration américaine vis-à-vis des excédents commerciaux allemands. M. Draghi a indiqué le 6/02, en réponse aux critiques d’un conseiller de D. Trump, que la BCE ne manipulait pas l’euro. De plus, il a répété que la BCE ne durcirait pas sa politique monétaire à la suite de la remontée de l’inflation, essentiellement imputable à la hausse des prix de l’énergie. Les rendements des taux souverains de la Zone euro sont restés volatils, dans un contexte de nervosité des investisseurs à l’égard de l’incertitude quant aux résultats des prochaines échéances électorales, en particulier en France. Bien que le taux d’Etat français à 10 ans ait reflué par rapport à son pic du 6/02, inédit depuis juillet 2015 à 1,14%, il n’est néanmoins pas parvenu à repasser durablement sous le seuil des 1%. Les investisseurs se montrent en effet méfiants vis-à-vis de la fiabilité des sondages qui, à 3 mois des élections présidentielles, prédisent l’échec de M. Le Pen au 2nd tour. Cette dernière prône la sortie de la France de l’euro, potentielle très forte menace pour l’intégrité de la Zone euro. En conséquence, les taux d’Etat du sud de la Zone euro (Italie, Portugal, Espagne…) sont également volatils. Par ailleurs, M. Renzi, resté à la tête du Parti démocrate (P.D) italien en dépit de sa démission du 4 déc. dernier, a appelé ce jour à un congrès extraordinaire de on parti au vu des dissensions croissantes entre ses membres. Enfin, de récents sondages montrent que l’écart entre les intentions de vote pour la CDU d’A. Merkel et pour le parti SPD (sociaux démocrates) aux législatives de sept. s’est réduit à un point.

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Zone euro : L’inflation plus faible que prévu en juillet à 0,4%

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La conjonction de plusieurs risques a conduit à la plus forte baisse hebdomadaire de l’indice actions S&P500 (-2,7%) depuis juin 2012

États Unis : le ralentissement des créations d’emplois en juillet vient conforter le discours toujours accommodant de la Fed

Le taux de croissance du 2e trim. a fortement rebondi à +4% en rythme annuel, après une contraction de 2,1% au 1er trim. Toutes les composantes du PIB ont contribué à l’activité, hormis le commerce extérieur, qui a ôté 0,6 points à la croissance. La consommation des ménages (1,2% 2,5%) et l’investissement des entreprises (1,6% 5,5%) ont tous 2 accéléré. L’évolution des stocks représente néanmoins 40% du rebond de la croissance du 2e trim. La Fed a réduit de 10 Md$ ses achats de titres mensuels à 25 Md$, comme attendu, le 30/07. Plus optimiste vis-à-vis de la croissance américaine, elle a indiqué que la probabilité que l’inflation se maintienne durablement sous son objectif de 2% avait quelque peu reculé. Elle a cependant répété que ses taux directeurs resteraient bas, pendant une période considérable après l’arrêt de ses achats d’actifs, en raison de la persistance de sous-utilisation importante des ressources du marché du travail. Un des membres du Comité de politique monétaire a cette fois voté contre. Le taux d’État américains à 2 ans a alors touché le 30/07 un pic inédit depuis mi-mai 2011 à 0,55%.
Il a depuis reflué à 0,46%, à la suite de l’annonce du chiffre de 209 000 créations d’emplois en juillet, en deçà de celui de juin (298 000), et de la hausse inattendue (+0,1%) du taux de chômage à 6,2%, néanmoins imputable à la remontée (+0,1%) du taux de participation à 62,9%.

Zone euro : l’inflation en juillet est tombée à un plus bas depuis octobre 2009, à +0,4% en rythme annuel

Ce recul s’explique principalement par la baisse des prix énergétiques (-1%). L’inflation de base, hors éléments volatils, est stable à +0,8% sur un an. Cependant, les statistiques connues de l’inflation des pays de la Zone euro sont toutes reparties à la baisse : Italie (+0,2% 0%), Espagne (+0,1% -0,3%) et Allemagne (+1%+ 0,8%). A +0,6%, le taux de croissance du PIB espagnol du 2e trim. a dépassé à la fois celui du 1er trim. (+0,4%) et les prévisions de la Banque centrale (+0,5%). La Banque centrale portugaise s’est résolue à recapitaliser Banco Espirito Santo à hauteur de 4,9 Md€, après l’annonce de pertes de 3,6 Md€, afin d’éviter toute contagion aux secteurs bancaires portugais et européens. Le taux de l’Eonia n’a pas dépassé les 0,06% en juillet,, hormis lors du passage de fin de mois le 31/07 (+0,177%) tandis que l’Euribor 3 mois restait stable. Les taux d’Etat de la Z.E ont touché de nouveaux plus bas le 29/07, à la suite de l’exacerbération des tensions politiques et, après une tentative de rebond dans le sillage des taux d’Etat américains, sont retombés proches de ces plus bas.

Autres : Argentine : le pays a été déclaré en défaut partiel par Fitch et Moody’s le 31/07, après qu’il ait manqué à son obligation de payer 539 M$ d’intérêts à ses créanciers. C’est la conséquence de son refus de régler 1,5 Md$ à 2 hedge funds, sur décision de justice américaine.

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Zone euro : hausse des taux d’État et baisse des indices actions

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Les doutes quant à la santé de la plus importante banque cotée du Portugal provoquent un retour de l’aversion au risque

Zone euro : la défiance vis à vis des pays périphériques entraîne la hausse de leurs taux d’Etat et la baisse des indices actions

Avec une baisse de 1.1% en mai, la contraction de la production industrielle a été généralisée en Europe au mois de mai. Après la chute de 1.8% en Allemagne et de 1.3% au Royaume-Uni, les données pour la France et l’Italie, 2ème et 3ème économies de la Z.E, montrent également un fort recul : la production industrielle baisse de 1.7% en France et, en Italie, elle reflue de 1.2%, plus fort repli mensuel depuis nov. 2012.  Le Ministre des Finances français a décidé d’abaisser le taux de rémunération du livret A de 1.25% à 1% dès le 1er août, un plancher historique, ne suivant ainsi pas les préconisations (rémunération à 0.75%) du Gouverneur de la Banque de France. Les investisseurs s’inquiètent de l’exposition de Banco Espirito Santo (BES) au groupe Espirito Santo, dont la holding de tête Espirito Santo International est en grande difficulté financière, et qui détient 49% de Espirito Santo Financial Group (ESFG), lui-même 1er actionnaire de BES (20.1% du capital). ESFG vient d’ailleurs de céder 5% du capital de BES afin d’honorer ses dettes. Sous la pression de la Banque centrale portugaise, de nouveaux Directeur général, vice Président et Directeur financier viennent d’intégrer l’équipe de direction de BES. BES indique disposer d’un coussin de capital de 2.1 Md€ pour faire face à des pertes éventuelles. La Banque portugaise ne constitue pas un risque systémique pour la Z.E, d’autant que l’État portugais pourrait la renflouer en dernier ressort, via son enveloppe dédiée de 6.4 Md€. Le taux souverain à 10 ans portugais a brièvement dépassé les 4%, avant de refluer, s’appréciant toutefois de 20 bp à 3.78% sur la semaine.  Dans ce climat de défiance, la Grèce n’a néanmoins réussi à émettre le 10/07 que 1.5 Md€ d’obligations d’État à 3 ans, vs [2.5-3 Md€] espérés, à 3.5%. Ses taux à 10 ans ont dépassé et se maintiennent depuis au-delà des 6%. De même, les taux d’État à 10 ans italiens et espagnols ont bondi de respectivement 6 bp à 2.94% et de 7 bp à 2.82% le 10/07, tandis que les taux des obligations d’Etat à 10 ans allemands et français, recherchées, reculaient, proches de leurs points bas historiques.

États-Unis : aucune précision quant au 1er relèvement des taux directeurs dans le compte-rendu de la réunion de la Fed des 17 & 18 juin

Les membres de la Fed se sont accordés sur un arrêt du 3e plan d’assouplissement quantitatif en cours au mois d’oct., si le rebond de l’économie se confirme. Ils ont, de plus, répété qu »une période considérable » pourrait s’écouler entre l’arrêt des achats de titres par la Fed et la 1re hausse de taux directeurs. Les modalités d’une diminution progressive des 4 200 Md$ d’actifs au bilan de la Fed ont été abordées mais non tranchées.

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Zone euro : L’inflation en dessous du seuil de 1% pour le neuvième mois consécutif

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Les investisseurs n’anticipent pas de mesure de politique monétaire majeure, à l’issue de la réunion de la BCE le jeudi 3 juillet
Zone euro : J.C. Juncker est finalement porté à la tête de la Commission européenne, en dépit de la forte opposition britannique

L’ex Premier ministre luxembourgeois, candidat du Parti populaire européen arrivé en tête des suffrages du 25/05, a été désigné Président de la Commission européenne pour un mandat de 5 ans, dès novembre, par le Conseil européen, à la large majorité de 26 voix sur un total de 28. Le Parlement européen devrait entériner cette décision le 16/07. M. Juncker devra implémenter une feuille de route du Conseil européen, peu précise quant à la souplesse prévue à l’égard du respect des objectifs de réduction de dettes et déficits du Pacte de stabilité.  Le taux d’inflation annuel préliminaire de juin en Z.E est resté stable en juin à +0.5%, en dépit du bond inattendu de +0.6% en mai à +1% en juin de l’inflation allemande. En effet, les taux d’inflation espagnol, en recul de +0.2% à 0%, et italien, en baisse de +0.4% à +0.2%, ont pesé sur l’inflation en Z.E, désormais inférieure à +1% pour le 9e mois consécutif.  En France, l’Insee attend une croissance de +0.7% pour 2014, vs +1% prévu par le gouvernement.
Après une stagnation au 1er trim., le PIB français devrait augmenter de 0.3% les 3 prochains trim. La consommation des ménages ne progresserait
que de +0.3% en 2014, tandis que l’investissement des entreprises rebondirait de -0.6% en 2013 à +0.7% en 2014. Le chômage devrait se stabiliser à 10.2% de la population active dès le 2e trim.  L’Italie réduira ses dépenses publiques de 3.1 Md€ en 2014, vs 4.5 Md€ annoncés antérieurement, menaçant sa réduction de déficit public à 2.6% fin 2014. En parallèle, l’Insee a annoncé une hausse du déficit public français de 4.2% du PIB à fin 2013 à 4.4% au 1er trim 2014, ainsi qu’une progression de +1.8% de l’endettement public à 93.6% du PIB sur la période.

Etats-Unis : une série de chiffres macroéconomiques mitigés sème le doute parmi les investisseurs quant à la vigueur de la croissance

Le PIB américain s’est finalement contracté nettement plus qu’attendu au 1er trim. 2014, à -2.9%. L’ampleur de ce recul, inédit depuis 5 ans, s’explique par une révision à la baisse de la consommation des ménages (+3.1% +1%) et un creusement du déficit commercial. De plus, la faiblesse de la consommation des ménages au mois de mai, en progression de 0.2%, contre une hausse de 0.4% attendue, de même que le rebond du taux d’épargne des ménages à 4.8%, un plus haut depuis sept. 2013, ont déçu les investisseurs.  En conséquence, les taux d’Etat à 10 ans américains ont fléchi de 10 bp à 2.52% la semaine dernière, renouant avec leurs niveaux de début juin. De même, les taux à 10 ans allemands et les taux de swap € à 10 ans, qui leur sont fortement corrélés, sont en baisse de 7 bp, à respectivement 1.25% et 1.44%.

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