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Zone euro : L’inflation plus faible que prévu en juillet à 0,4%

financial statement with calculator and penRetrouvez l’actualité des marchés financiers et de l’économie de la semaine, synthétisée par les experts de la salle des marchés du Crédit Mutuel ARKEA.

La conjonction de plusieurs risques a conduit à la plus forte baisse hebdomadaire de l’indice actions S&P500 (-2,7%) depuis juin 2012

États Unis : le ralentissement des créations d’emplois en juillet vient conforter le discours toujours accommodant de la Fed

Le taux de croissance du 2e trim. a fortement rebondi à +4% en rythme annuel, après une contraction de 2,1% au 1er trim. Toutes les composantes du PIB ont contribué à l’activité, hormis le commerce extérieur, qui a ôté 0,6 points à la croissance. La consommation des ménages (1,2% 2,5%) et l’investissement des entreprises (1,6% 5,5%) ont tous 2 accéléré. L’évolution des stocks représente néanmoins 40% du rebond de la croissance du 2e trim. La Fed a réduit de 10 Md$ ses achats de titres mensuels à 25 Md$, comme attendu, le 30/07. Plus optimiste vis-à-vis de la croissance américaine, elle a indiqué que la probabilité que l’inflation se maintienne durablement sous son objectif de 2% avait quelque peu reculé. Elle a cependant répété que ses taux directeurs resteraient bas, pendant une période considérable après l’arrêt de ses achats d’actifs, en raison de la persistance de sous-utilisation importante des ressources du marché du travail. Un des membres du Comité de politique monétaire a cette fois voté contre. Le taux d’État américains à 2 ans a alors touché le 30/07 un pic inédit depuis mi-mai 2011 à 0,55%.
Il a depuis reflué à 0,46%, à la suite de l’annonce du chiffre de 209 000 créations d’emplois en juillet, en deçà de celui de juin (298 000), et de la hausse inattendue (+0,1%) du taux de chômage à 6,2%, néanmoins imputable à la remontée (+0,1%) du taux de participation à 62,9%.

Zone euro : l’inflation en juillet est tombée à un plus bas depuis octobre 2009, à +0,4% en rythme annuel

Ce recul s’explique principalement par la baisse des prix énergétiques (-1%). L’inflation de base, hors éléments volatils, est stable à +0,8% sur un an. Cependant, les statistiques connues de l’inflation des pays de la Zone euro sont toutes reparties à la baisse : Italie (+0,2% 0%), Espagne (+0,1% -0,3%) et Allemagne (+1%+ 0,8%). A +0,6%, le taux de croissance du PIB espagnol du 2e trim. a dépassé à la fois celui du 1er trim. (+0,4%) et les prévisions de la Banque centrale (+0,5%). La Banque centrale portugaise s’est résolue à recapitaliser Banco Espirito Santo à hauteur de 4,9 Md€, après l’annonce de pertes de 3,6 Md€, afin d’éviter toute contagion aux secteurs bancaires portugais et européens. Le taux de l’Eonia n’a pas dépassé les 0,06% en juillet,, hormis lors du passage de fin de mois le 31/07 (+0,177%) tandis que l’Euribor 3 mois restait stable. Les taux d’Etat de la Z.E ont touché de nouveaux plus bas le 29/07, à la suite de l’exacerbération des tensions politiques et, après une tentative de rebond dans le sillage des taux d’Etat américains, sont retombés proches de ces plus bas.

Autres : Argentine : le pays a été déclaré en défaut partiel par Fitch et Moody’s le 31/07, après qu’il ait manqué à son obligation de payer 539 M$ d’intérêts à ses créanciers. C’est la conséquence de son refus de régler 1,5 Md$ à 2 hedge funds, sur décision de justice américaine.

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L’euro progresse face à un dollar sanctionné par la Fed

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Macro :  Etats Unis : les prix à la consommation ont progressé de +0.4% en mai, supérieurs aux prévisions (+0.2%) et au chiffre d’avril (+0.3%), sous l’effet de la hausse de la plupart de ses composantes. En rythme annuel, ils ont augmenté de 2.1%, proches de l’objectif de la Fed (2%). Cependant, le salaire horaire réel moyen des Américains a fléchi de 0.2% en mai, portant son repli à -0.1% sur un an. En conséquence le pouvoir d’achat des ménages se dégrade.
Change :  L’€/$ est remonté graduellement sur la semaine, repassant même au-delà des 1.36 ce jour, après les propos toujours très accommodants de la Fed, à l’issue de sa réunion du 18/06. En parallèle, la £ s’est hissée à un pic de 5 ans contre $, au-dessus des 1.70$, bénéficiant à la fois (1) des déclarations du Gouverneur de la Banque d’Angleterre en fin de semaine dernière incitant les investisseurs à avancer de mars 2015 à fin 2014 le calendrier de sa 1re hausse de taux directeurs et (2) du maintien des taux directeurs de la Fed, à l’unanimité de ses membres, aux niveaux actuels, pour une longue période.

Marchés de taux & crédit : Comme anticipé, la Fed a de nouveau réduit de 10 Md$ ses achats mensuels de titres à 35 Md$, probablement stoppés à l’automne, et a réaffirmé qu’il se passerait une « période de temps considérable » avant une hausse de ses taux directeurs. Mme Yellen a déclaré qu’il n’existe aucune formule mécanique pour préciser ce délai, qui dépendra de l’atteinte de ses objectifs d’emploi et d’inflation. Le taux de chômage demeure élevé et l’inflation faible. La Fed a abaissé ses prévisions de croissance pour 2014 de [2.8%;3%] à [2.1%: 2.3%], mais maintenu celles de 2015 et 2016. De même, elle a révisé en baisse ses projections de taux de chômage à [6%;6.1%]. Le taux américain à 10 ans a alors reculé de 5 bp à 2.58%, entraînant le taux allemand à 10 ans plus bas (1.34%).

Marchés actions : Le S&P500 a enregistré un nouveau record à 1956.98 points, après que Mme Yellen ait déclaré qu’elle ne perçoit pas de bulle sur le marché actions.

Matières premières : Le cours du brent a bondi de 5 $/ baril la semaine dernière, en raison de la percée surprise des insurgés sunnites dans le Nord de l’Irak, 2e pays producteur de pétrole de l’OPEP, jusqu’au seuil de la plus grande raffinerie du pays, dédiée au marché domestique. 90% de la production de pétrole irakien se concentrent dans le sud du pays, à ce stade pas menacé par les djihadistes. Le gouvernement irakien a sollicité l’appui des Américains, via des frappes aériennes.

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