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Abandon du cours plancher de 1,20 franc suisse pour 1 €-Note de conjoncture de Federal Finance

EXE FEDERAL FINANCE

  • • L’annonce surprise par la Banque centrale suisse, le 15/01, de l’abandon du cours plancher de 1,20 franc suisse pour 1 euro a constitué l’événement de la semaine. La devise helvétique s’est renchérie de près de 17% contre l’euro et le dollar et les taux à 10 ans des obligations de la Confédération sont tombés en territoire négatif le16/01, à -0,10%. La brusque remontée de la volatilité et le surcroît d’aversion au risque ont fait monter les valeurs refuge, l’or, le yen et chuter les taux souverains allemands à 10 ans, à de nouveaux plus bas à 0.424% le 14/01.
  • Les taux longs américains sont également orientés à la baisse. L’emprunt du Trésor à 30 ans s’est échangé à un rendement inférieur à 2,40%, plus bas jamais enregistré. Malgré la perspective d’un durcissement monétaire de la Fed, les taux à 10 ans ont aussi poursuivi leur recul, à 1,71% le 15/1 contre 2,17% fin 2014. La faiblesse de la croissance mondiale, révisée à 3,0% par la Banque mondiale pour 2015 (contre 3,4% auparavant) et des statistiques économiques plus défavorables pour l’économie américaine (ventes au détail – 0,9% en décembre, prix à la production – 0,3%, prix à la consommation – 0,4% en décembre et + 0,8% sur un an) ont accentué la tendance, avant un rebond le 16/01 au soir.

Taux & crédit : Zone euro : L’Avocat général de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a finalement considéré le 14/01 que le programme Outright Monetary Transactions (OMT) de la BCE, mis sur pied à l’été 2012 mais jamais activé, qui offre un soutien sous conditions à un Etat en difficulté de la Zone euro, est compatible en principe avec le droit européen. Il n’y a ajouté que peu de limitations. La Cour de justice européenne devrait suivre les avis de l’Avocat général pour sa décision en mai. Cette annonce laisse donc le champ libre, d’un point de vue légal, à la BCE pour lancer un large programme d’achats d’actifs, comportant des obligations d’Etats.
Les déclarations de membres de la BCE se sont à nouveau succédé la semaine dernière, préparant les investisseurs à des annonces importantes, lors de sa prochaine réunion de politique monétaire du 22/01. E. Nowotny, Gouverneur de la Banque centrale autrichienne, a ainsi indiqué en début de semaine qu’il pensait « personnellement qu’il serait raisonnable de parvenir à une décision plutôt tôt que tard ». B. Coeuré, membre du Directoire, a insisté le 16/01 sur le fait qu’un programme d’assouplissement quantitatif doit être vaste pour être efficace. J. Weidmann, le Président de la Bundesbank, a une nouvelle fois apporté un commentaire dissonant le 15/01, estimant que l’avis de l’Avocat de la CJUE sur l’OMT montre qu’il y a des limites aux actions de la BCE.
La Commission européenne a annoncé le 13/01 sa volonté d’exploiter désormais les flexibilités existantes du Pacte de stabilité et de croissance, afin de favoriser la relance de l’investissement et la conduite de réformes structurelles par les Etats, sans toutefois abandonner la discipline budgétaire. Certaines dépenses précises d’investissement pourront ainsi être exclues du calcul du déficit public des pays, tandis qu’un délai supplémentaire pourrait être accordé aux Etats qui mènent des réformes structurelles importantes et sérieuses. Cette nouvelle position de la C.E pourrait permettre à la France et à l’Italie d’échapper à des sanctions pour non-respect des règles budgétaires, au mois de mars.

France : L’inflation française, exprimée sous sa forme harmonisée qui permet les comparaisons entre pays de la Zone euro, a reculé de +0.3% en novembre à +0.1% en décembre en rythme annuel, mais est supérieure aux estimations (0%). L’accélération de la baisse des prix énergétiques (-4.4%) et, en particulier, des produits pétroliers (-10.6%), explique largement la faiblesse de l’inflation sur un an. Une stricte application de la formule théorique de calcul, qui prend en compte l’inflation, aurait conduit à abaisser le taux du livret A à 0.25%. Le Gouverneur de la Banque de France, C. Noyer, a proposé au gouvernement le 14/01 de baisser le taux du livret A de +1% à +0.75%, à un nouveau plus bas historique, après qu’il ait déjà été ramené de 1.25% à 1% le 1er août
dernier. Le gouvernement français n’a pas suivi son conseil et a décidé de maintenir le taux du livret A à 1%.

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