Archives du blog

1,2 millions de mal-logés en Ile-de France @Abbe_Pierre

Parmi les 4 millions de personnes mal logées que compte notre pays, 1,2 millions vivent dans la région la plus riche de France.

Faute d’une dynamique de construction suffisante, de continuité et de lisibilité dans l’action,  de volontarisme dans l’encadrement des marchés  et de financements adéquats pour réduire  les déséquilibres territoriaux tout en apportant  une réponse solidaire et ajustée aux besoins  des personnes – notamment les plus fragiles -, la crise du logement reste très ancrée en Île-de-France.

L’Île-de-France représente 18,2 % de la population nationale et les indicateurs de mal-logement et de difficultés à se loger y sont alarmants :

La région concentre en effet 33 % des habitants en bidonvilles, près de 34 % des demandes d’HLM, 41 % des expulsions locatives effectives…Lire la suite..

Lire aussi :

La Fondation Abbé Pierre va présenter son éclairage sur « l’État du mal-logement en Île-de-France » @Abbe_Pierre

Source : Fondation Abbé Pierre

Avec 1,2 million de personnes mal logées, la crise du logement semble insoluble en I’Île-de-France. L’agence Ile-de-France de la Fondation Abbé Pierre présentera, du 08 au 28 octobre 2019, son éclairage sur l’état du mal-logement dans cette région, pourtant la plus riche de France.

La crise du logement semble insoluble en I’Île-de-France, pourtant la région la plus riche du pays. Les ménages à bas revenus en payent le prix fort. Ils ont littéralement été écartés du marché de l’acquisition pour se rabattre sur un parc locatif privé de plus en plus cher, obligeant de surcroît de nombreuses familles à se serrer davantage dans des logements de moyenne voire de mauvaise qualité.

À chaque rendez-vous, la Fondation présentera son éclairage régional sur l’ État du mal-logement en Île-de-France, puis animera une table ronde thématique sur différents enjeux du logement dans la région. En savoir plus

Comment lutter contre le mal-logement ? @Abbe_Pierre

Source : Fondation Abbé Pierre

Un an après le lancement de la stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté ; un an ½ après le lancement du plan « Logement d’Abord », il faut changer d’échelle pour que véritablement les 10 % des personnes les plus pauvres d’entre nous et les personnes sans domicile puissent sortir de l’exclusion. Pour lutter contre le mal-logement, il faut changer d’échelle.

Malgré de réelles avancées avec la mise en place du plan logement d’abord (mobilisation des collectivités locales, augmentation des objectifs de mobilisation du parc privé à vocation sociale, des Pensions de famille, des sorties de l’hébergement vers le logement…), des décisions politiques prises simultanément viennent contredire cet élan solidaire que nous appelons de nos vœux et vont à l’encontre de la politique sociale du logement qui selon nous s’impose : non-actualisation du montant des apl et nouveau mode de calcul défavorable aux plus jeunes notamment ; fin de l’APL accession à la propriété, baisse des aides à la construction de logements sociaux… au total, ces mesures représenteront 3,8 milliards en moins pour le budget du logement en 2020 ! Le risque c’est que quelques milliers de personnes en difficulté sortent de la précarité par le haut grâce au plan logement d’abord et que d’autres plus nombreuses, y plongent. Nous sommes dans une situation de contradiction majeure !

Au-delà de ces contradictions, c’est l’ambition gouvernementale qui pose aujourd’hui question : la construction de logements sociaux, qui constitue une réponse essentielle pour les plus pauvres, est fragilisée…Lire la suite. . .

 

Etat du mal-logement en France : La Fondation Abbé Pierre publie son 24e rapport @Abbe_Pierre

Source : Fondation Abbé Pierre

Chaque année, la Fondation Abbé Pierre publie un rapport sur l’état du mal-logement en France.

La 24e édition du rapport annuel sur « L’État du Mal-logement » de la Fondation Abbé Pierre livre une nouvelle description de la crise du logement. Si le marché de l’immobilier affiche une bonne santé générale, 4 millions de personnes restent mal logées ou privées de domicile, tandis que 12 millions voient leur situation fragilisée par la crise du logement. Plus d’un cinquième de la population est donc concerné par un problème de logement dans notre pays.

>>> Cliquez sur l’image ci-dessous pour accéder au rapport ↓

24e rapport abbé pierre.PNG

Lire aussi :

L’habitat indigne touche tout le territoire @Abbe_Pierre

  Source : Abbe Pierre

Un phénomène massif qui réclame en urgence une politique nationale ambitieuse

Le drame des effondrements d’immeubles à Marseille a mis en avant l’urgence d’affronter une réalité qui concerne aujourd’hui 900 000 à 1 300 000 personnes, contraintes de vivre dans des conditions d’habitat dangereuses et indignes.

Très présent dans des centres anciens de grandes agglomérations, négligés depuis trop longtemps, l’habitat indigne touche aussi le reste du territoire, en métropole comme en outre-mer, de manière parfois invisible : les zones périurbaines, les bourgs anciens, les villages et les territoires ruraux reculés.

Ce phénomène massif (600 000 logements) est en grande partie le résultat d’une crise du logement qui persiste et qui, par le manque de logements accessibles aux ménages pauvres et l’explosion des loyers dans le parc privé décent, a produit des effets désastreux :

  • Celui d’alimenter un « sous-marché » locatif de très mauvaise qualité dans lequel, faute de solutions, des ménages se logent dans des conditions dangereuses pour leur santé et leur sécurité : des locaux impropres à l’habitation (caves, soupentes…), des pavillons « divisés », des micro-logements, etc., qui offrent des effets d’aubaine pour certains propriétaires peu scrupuleux. Bien souvent, les ménages n’ont, ni la force, ni le réflexe, ni les contacts nécessaires pour dénoncer cette situation.
  • La crise pousse aussi certains ménages à rechercher sécurité et stabilité dans l’accès à la propriété. Mais pour les moins protégés, devenir propriétaire se révèle parfois une cruelle impasse. Soit parce qu’ils achètent un logement peu cher dans une copropriété dégradée et découvrent ensuite le poids des charges et des travaux à réaliser, soit parce qu’ils font l’acquisition, en zone rurale, d’un logement « à rénover », et voient le projet compromis par le premier imprévu. Ils se retrouvent alors endettés et piégés dans un logement inhabitable, parfois avec de jeunes enfants.

…lire la suite…