Archives du blog

Déploiement FTTH : L’Etat publie la convention type pour les zones denses

Promise par la feuille de route gouvernementale sur le très haut débit, la fiabilisation des engagements des opérateurs a pris la forme d’une convention type (ici en PDF) à adapter au niveau de chaque agglomération. Ce document est le résultat de négociations menées depuis le printemps dernier entre les opérateurs déployant de la fibre (Orange et SFR), les représentants des associations de collectivités et la mission très haut débit et s’inspire des conventions d’ores et déjà signées localement. La convention s’efforce d’avoir une approche équilibrée en liant l’engagement de complétude des déploiements de l’opérateur de zone à une implication réelle de l’agglomération signataire invitée à créer un « guichet unique opérateur » et à mobiliser les acteurs locaux (offices HLM, syndic…) pour favoriser la transition vers le très haut débit.

Parmi les avancées de la convention, on signalera la possibilité de négocier des « zones prioritaires », correspondant aux quartiers ne bénéficiant pas d’un ADSL de qualité et l’institution, à un rythme semestriel, d’un suivi des déploiements. Le document prévoit la fourniture d’une cartographie des déploiements réalisés et d’un fichier comportant le nombre de locaux « Raccordables », « Raccordables dès autorisation », et « Raccordables sur demande » à la maille de la commune. Les collectivités seront également destinataires des fichiers dits IPE (Informations Préalables Enrichies) qui sont actuellement échangés entre les opérateurs de réseau et les fournisseurs d’accès.

Le principal point noir de la convention est la création d’une catégorie de locaux « raccordables sur demande » qui correspondent à des endroits où existent des « difficultés exceptionnelles de raccordement » et qui présentent « des caractéristiques particulières entrainant des surcoûts moyens très importants ». Dans ces zones, qui instituent de fait un mitage des zones denses, le financement du raccordement n’est pas précisé et aucune limite chiffrée (prévue dans les versions qui ont circulées) n’a été fixée sur le volume de prises potentiellement concernées.

Dans un communiqué, Fleur Pellerin, ministre de l’économie numérique s’est réjouit de la publication de cette convention et indique que la mission très haut débit et les SGAR sont à la disposition des collectivités pour leur mise en œuvre.

Labelliser l’agglomération bordelaise « quartier numérique », d’ici 2014

Source site internet CUB

A l’occasion de la visite de Fleur Pellerin, Ministre déléguée aux PME, à l’Innovation, et à l’Economie Numérique, M. Vincent Feltesse, député de la Gironde, président de la Communauté urbaine de Bordeaux, a présenté les atouts de la candidature « Cité numérique Bordeaux Métropole Aquitaine ». Rappelant la vitalité de l’écosystème local, il a manifesté son souhait de voir la métropole bordelaise reconnue comme une place forte du numérique et retenue dans la première vague de projets labellisés « Quartiers numériques », d’ici la fin de l’année. Cette candidature, pilotée par la Communauté urbaine de Bordeaux, associe les villes de Bègles et Bordeaux, ainsi que le Conseil régional d’Aquitaine, Bordeaux-Euratlantique, AEC et le futur Pôle numérique aquitain*. Elle répond aux critères de sélection requis, sur les bases suivantes.

* Le projet de Cité numérique constitue le bâtiment étendard d’une filière à fort potentiel de développement. La future Cité numérique offrira en effet 27 000 m² exclusivement dédiés à la filière du numérique, la ZAC Saint-Jean-Belcier proposant à proximité immédiate 300 000 m² de bureaux supplémentaires.

* Autour de la Cité Numérique, la ZAC Saint-Jean-Belcier – qui accueillera la gare TGV en 2017 – et le quartier des Terres Neuves proposent un environnement propice au développement d’activités innovantes en général et de cette filière en particulier. Ce quartier se développera en étroite interaction avec le campus, où sont concentrés outils de recherche et de formation.

* Ce territoire dispose par ailleurs de solides atouts au regard des critères de labellisation : couverture Ultra Haut Débit (UHD / réseau Inolia), déploiement du Très Haut Débit et de la 4G, offre immobilière pour accueillir les start-up, les PME et les grands donneurs d’ordre, coopérations engagées avec d’autres pôles numériques majeurs (Cap Digital, mais aussi Euratechnologies et Mons Digital Valley…), gouvernance partenariale…

* Enfin, le dynamisme des acteurs locaux (Asobo, Immersion, Snapp, I2S, Axyz, AT Internet, Concourmania, Cheops, Betomorrow…) peut être conforté par l’implantation de grands donneurs d’ordres généralistes sur le périmètre d’Euratlantique.

Rappel. Un rapport de la Caisse des Dépôts et Consignations, remis en juillet dernier au Premier Ministre, propose de constituer des quartier numériques réunissant, autour d’un bâtiment « totem », start-up, universités, centre de recherche et entreprises. Pour obtenir cette qualification, les collectivités locales candidates doivent répondre à un cahier des charges précis.

. Le futur Pôle numérique aquitain regroupe – entre autres – des clusters comme TIC-Santé ou Topos, des associations (Bordeaux Games, Aquinum, Adeiso ou eCom33…), plus des structures comme ADI, la CCIB, le Conseil régional d’Aquitaine…

La Cité Numérique, l’essentiel. Portée par la Cub, en partenariat avec la Région Aquitaine, la Ville de Bègles, l’EPA Bordeaux-Euratlantique et la Caisse des Dépôts et Consignations, la Cité Numérique est appelée à devenir le « totem » de l’écosystème numérique de la métropole bordelaise et de la région Aquitaine. Ce projet centré sur les nouveaux usages du numérique et un objectif d’innovation sociale, intéresse à la fois les entreprises et le grand public. Plus de 600 emplois devraient y être regroupés.

TIC-santé, start-up spécialisées dans l’animation 3D, le jeu vidéo, le m-commerce, la scénarisation du patrimoine, devraient y trouver une vitrine et un terrain de développement adapté, en synergie avec d’autres lieux comme le domaine universitaire, Bordeaux Unitec ou les écoles et entreprises qui pourraient s’implanter à Bordeaux, par exemple aux Bassins-à-Flots.

Développé sur l’ancien centre de tri postal Jean-Jacques Bosc à Bègles, au cœur de l’Opération d’Intérêt National Bordeaux-Euratlantique, ce projet est aujourd’hui chiffré à 35 M€. Les 27 000 m² de locaux prévus devraient être livrés courant 2015 et regrouper un incubateur (200m²), une pépinière (600 m²), un accélérateur de projets (1 000 m²), des bureaux à louer (6 000 m²), des bureaux à vendre (6 500 m²) et des constructions neuves (7 400 m²). Au cœur de cet espace, un noyau ressource proposera des équipements et services mutualisés, dont un pôle pédagogique réunissant le musée 3.0 de la Création Franche et un centre de formation aux technologies numériques. Alexandre Chemetoff vient d’être retenu par l’EPA Bordeaux-Euratlantique pour l’aménagement de cette friche industrielle.

Autre donnée : la filière numérique pèse aujourd’hui plus de 15 000 emplois directs sur l’agglomération bordelaise.