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La croissance de la Zone € 2015 abaissée (+1,2%, -0,2 %)-Note de conjoncture de Federal Finance

EXE FEDERAL FINANCE

  • L’annonce surprise par la Banque centrale suisse, le 15/01, de l’abandon du cours plancher de 1,20 franc suisse pour 1 euro a constitué l’événement de la semaine. La devise helvétique s’est renchérie de près de 17% contre l’euro et le dollar et les taux à 10 ans des obligations de la Confédération sont tombés en territoire négatif le 16/01, à -0,10%. La brusque remontée de la volatilité et le surcroît d’aversion au risque ont fait monter les valeurs refuge, l’or, le yen et chuter les taux souverains allemands à 10 ans, à de nouveaux plus bas à 0.424% le 14/01.

 

  • Le Conseil des gouverneurs de la BCE du 22 janvier a pris des mesures sans précédent depuis la création de l’euro, en s’engageant à racheter un montant de 60 Md€ par mois de titres privés et publics de mars 2015 à septembre 2016, soit une enveloppe globale d’au moins 1 140 Md€. En plus du programme en cours sur les obligations sécurisées et les ABS, des titres de dettes souveraines, supranationales et d’agences européennes seront achetés sur le marché secondaire. M. Draghi a rappelé que le mandat prioritaire de la BCE est la stabilité des prix et que l’objectif est de retrouver une trajectoire vers une inflation inférieure mais proche de 2%. Cette injection massive de liquidités, inédite en Zone euro, a pour but de lutter contre une inflation trop faible pendant une période prolongée et de renverser les anticipations orientées à la baisse pour les prochaines années

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Abandon du cours plancher de 1,20 franc suisse pour 1 €-Note de conjoncture de Federal Finance

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  • • L’annonce surprise par la Banque centrale suisse, le 15/01, de l’abandon du cours plancher de 1,20 franc suisse pour 1 euro a constitué l’événement de la semaine. La devise helvétique s’est renchérie de près de 17% contre l’euro et le dollar et les taux à 10 ans des obligations de la Confédération sont tombés en territoire négatif le16/01, à -0,10%. La brusque remontée de la volatilité et le surcroît d’aversion au risque ont fait monter les valeurs refuge, l’or, le yen et chuter les taux souverains allemands à 10 ans, à de nouveaux plus bas à 0.424% le 14/01.
  • Les taux longs américains sont également orientés à la baisse. L’emprunt du Trésor à 30 ans s’est échangé à un rendement inférieur à 2,40%, plus bas jamais enregistré. Malgré la perspective d’un durcissement monétaire de la Fed, les taux à 10 ans ont aussi poursuivi leur recul, à 1,71% le 15/1 contre 2,17% fin 2014. La faiblesse de la croissance mondiale, révisée à 3,0% par la Banque mondiale pour 2015 (contre 3,4% auparavant) et des statistiques économiques plus défavorables pour l’économie américaine (ventes au détail – 0,9% en décembre, prix à la production – 0,3%, prix à la consommation – 0,4% en décembre et + 0,8% sur un an) ont accentué la tendance, avant un rebond le 16/01 au soir.

Taux & crédit : Zone euro : L’Avocat général de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a finalement considéré le 14/01 que le programme Outright Monetary Transactions (OMT) de la BCE, mis sur pied à l’été 2012 mais jamais activé, qui offre un soutien sous conditions à un Etat en difficulté de la Zone euro, est compatible en principe avec le droit européen. Il n’y a ajouté que peu de limitations. La Cour de justice européenne devrait suivre les avis de l’Avocat général pour sa décision en mai. Cette annonce laisse donc le champ libre, d’un point de vue légal, à la BCE pour lancer un large programme d’achats d’actifs, comportant des obligations d’Etats.
Les déclarations de membres de la BCE se sont à nouveau succédé la semaine dernière, préparant les investisseurs à des annonces importantes, lors de sa prochaine réunion de politique monétaire du 22/01. E. Nowotny, Gouverneur de la Banque centrale autrichienne, a ainsi indiqué en début de semaine qu’il pensait « personnellement qu’il serait raisonnable de parvenir à une décision plutôt tôt que tard ». B. Coeuré, membre du Directoire, a insisté le 16/01 sur le fait qu’un programme d’assouplissement quantitatif doit être vaste pour être efficace. J. Weidmann, le Président de la Bundesbank, a une nouvelle fois apporté un commentaire dissonant le 15/01, estimant que l’avis de l’Avocat de la CJUE sur l’OMT montre qu’il y a des limites aux actions de la BCE.
La Commission européenne a annoncé le 13/01 sa volonté d’exploiter désormais les flexibilités existantes du Pacte de stabilité et de croissance, afin de favoriser la relance de l’investissement et la conduite de réformes structurelles par les Etats, sans toutefois abandonner la discipline budgétaire. Certaines dépenses précises d’investissement pourront ainsi être exclues du calcul du déficit public des pays, tandis qu’un délai supplémentaire pourrait être accordé aux Etats qui mènent des réformes structurelles importantes et sérieuses. Cette nouvelle position de la C.E pourrait permettre à la France et à l’Italie d’échapper à des sanctions pour non-respect des règles budgétaires, au mois de mars.

France : L’inflation française, exprimée sous sa forme harmonisée qui permet les comparaisons entre pays de la Zone euro, a reculé de +0.3% en novembre à +0.1% en décembre en rythme annuel, mais est supérieure aux estimations (0%). L’accélération de la baisse des prix énergétiques (-4.4%) et, en particulier, des produits pétroliers (-10.6%), explique largement la faiblesse de l’inflation sur un an. Une stricte application de la formule théorique de calcul, qui prend en compte l’inflation, aurait conduit à abaisser le taux du livret A à 0.25%. Le Gouverneur de la Banque de France, C. Noyer, a proposé au gouvernement le 14/01 de baisser le taux du livret A de +1% à +0.75%, à un nouveau plus bas historique, après qu’il ait déjà été ramené de 1.25% à 1% le 1er août
dernier. Le gouvernement français n’a pas suivi son conseil et a décidé de maintenir le taux du livret A à 1%.

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Croissance zone €: signes de stabilisation-Note de conjoncture de Federal Finance

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Le contraste a continué à se creuser en décembre entre les USA, dont la croissance économique a été révisée en hausse au troisième trimestre (de 3,9% à 5,0%), et l’Europe, en proie à la morosité et à l’inquiétude suscitée par les crises grecques et russes. Aux Etats-Unis, la bonne tenue de la consommation et de l’investissement a conduit la FED à continuer à préparer les marchés à une hausse de ses taux directeurs. En Europe, la chute du prix de l’énergie est venue nourrir les craintes de déflation et augmenter la probabilité d’achats de titres souverains par la BCE. Elle a fragilisé également l’économie et la monnaie russe, poussant l’inflation et les taux directeurs à la hausse (17%). Dans ce contexte fragile, la Grèce est revenue sur le devant de la scène. L’incapacité à élire un nouveau président lors des élections anticipées conduira à de nouvelles élections législatives à haut
risque en janvier 2015. Au-delà de ce contexte apparemment peu porteur, force est de constater que les conditions économiques et financières (baisse du pétrole et de l’euro) plus favorables devraient produire leurs effets en 2015. Par ailleurs, la reprise de l’économie américaine, moteur important de l’économie mondiale, est plus solide. Il n’est donc pas complètement exclu, sur cette base, que l’année 2015 puisse nous réserver, une fois n’est pas coutume, quelques surprises positives.

En Zone euro, la croissance est faible mais donne des signes de stabilisation. L’indice de confiance PMI composite se redresse légèrement en décembre. En Allemagne, l’indice de climat des affaires IFO progresse pour le deuxième mois consécutif. La crise russe continue de peser sur l’industrie mais la demande est mieux orientée en provenance des pays développés (notamment USA) et la baisse de l’Euro et des prix du pétrole sont des facteurs positifs pour la croissance. Ce contexte aide également la croissance française mais la consommation reste limitée par la progression du chômage. Les entreprises attendent de voir leurs marges s’améliorer grâce au pacte de responsabilité avant d’investir davantage. En Grèce, la croissance commence à revenir après quatre ans de récession. Le parti Syriza, qui souhaite notamment renégocier la dette grecque détenue par les institutions publiques, est en tête des sondages pour les élections législatives du 25 janvier 2015. L’inflation en zone euro est de +0,3% en novembre et l’inflation hors produits énergétiques à +0,7%.

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La Zone€ traverse une phase d’affaiblissement de son économie-Note de conjoncture de Federal Finance

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BCE : La BCE a acheté seulement 368 M€ de titres adossés à des actifs (ABS) dans le cadre de son nouveau programme d’acquisitions de titres, débuté le 21/11, qui complète les achats d’obligations sécurisées, dont le montant cumulé depuis le 20/10 atteint désormais 17,8 Md€. Le déploiement de ces instruments, ainsi que le prochain T-LTRO (refinancement à long terme du secteur bancaire) qui sera mené ce jeudi 11/12, doivent contribuer à augmenter la taille du bilan de la BCE, afin de faire remonter l’inflation. Sans surprise, la BCE a maintenu ses taux directeurs inchangés lors de sa dernière réunion de l’année. Ses économistes ont révisé sensiblement à la baisse leurs projections 2015 et 2016 de croissance (1,0% et 1,5%) et d’inflation (0,7% et 1,3%). M. Draghi a beaucoup insisté sur la faiblesse de l’inflation, qui pourrait encore être accentuée par la chute des cours du pétrole. Dans ce contexte, la BCE sera vigilante quant à l’impact de l’évolution des prix pétroliers sur les tendances de l’inflation et de la croissance. De plus, elle ne tolèrera pas une déviation prolongée par rapport à l’objectif de stabilité des prix, principal mandat de la BCE. Début 2015, la BCE réévaluera les effets des mesures de stimulation monétaire prises en 2014, ainsi que l’expansion de la taille de son bilan, et si nécessaire, d’autres actions non-conventionnelles seront décidées. Il a rappelé que la taille du bilan de la BCE est destinée à s’accroître pour atteindre le niveau de début 2012 (soit +1 000 Md€). Les équipes techniques de la BCE y travaillent déjà activement, et M. Draghi a précisé qu’un programme d’assouplissement quantitatif (QE) comportant une gamme de différents instruments (hormis l’or et les obligations d’Etats étrangers) est l’un des nombreux scénarios envisagés. Le lancement d’un tel programme ne nécessite pas l’unanimité, a souligné M. Draghi, ce qui laisse penser qu’il y a de fortes oppositions au sein du Conseil des gouverneurs. Dès vendredi, le Président de la Bundesbank J. Weidmann a jugé qu’une politique d’achat d’obligations d’Etats européens comporte des risques et ne fonctionnerait pas en Europe.

E. Nowotny, membre du Conseil des Gouverneurs de la BCE, a déclaré ce matin que la Zone euro traversait une phase d’affaiblissement massif de son économie. Il a rajouté qu’il fallait s’attendre à un taux d’inflation plus bas au 1er trimestre 2015. Le gouverneur de la Banque centrale autrichienne a confirmé l’objectif de l’accroissement du bilan de la BCE d’environ 1 000 Md€. Il a néanmoins ajouté que les avantages et les inconvénients de l’acquisition d’obligations d’Etats de la Zone euro seront débattus.

France : En dépit du léger sursaut (+0.3%) de la croissance du PIB au 3e trimestre, le taux de chômage en France métropolitaine a continué à augmenter de 0.2% entre juin et septembre pour s’établir à 9.9%, son niveau d’il y a un an. Cela représente donc une hausse totale de 77 000 demandeurs d’emplois sur le trimestre. Enfin, toutes les catégories sociales (hommes, femmes, jeunes et seniors), à l’exception des hommes de plus de 50 ans, ont vu leur taux de chômage progresser.

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Zone €: croissance du PIB à +0,6% -Note de conjoncture de Federal Finance

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Après le « coup d’accordéon » d’octobre, les marchés actions des pays développés ont poursuivi leur rebond soutenus par la communication de la BCE, l’action de la Banque du Japon et la publication de chiffres économiques américains rassurants. La croissance du PIB américain au troisième trimestre a en effet été revue en hausse (3,9% l’an) alors que celle du Japon, décevante (-1,7%,) a confirmé le retour de l’archipel en récession. L’activité en Zone euro est restée anémique (+0,6%) renforçant les craintes de déflation. Celles–ci ont été entretenues par la poursuite de la baisse du pétrole liée à la décision des pays producteurs de ne pas réduire leur production. La baisse du prix de l’énergie va continuer à impacter les chiffres d’inflation nominale et, si elle s’avérait durable, pourrait peser sur les futures hausses de salaires (effets de second tour). Dans ce contexte, la BCE a ré-exprimé sa détermination à lutter contre les anticipations de déflation, au moyen s’il le fallait, d’ajustements au niveau « du rythme, de la taille et de la composition » de son programme d’achats de titres. La Commission Européenne apportera son soutien via le plan d’investissement Junker (315 milliards d’euros sur 3 ans) et continuera à suivre de près, dans les semaines et les mois qui viennent, la réalisation des réformes de fond et le respect des engagements budgétaires de certains pays, notamment la France.

En zone euro, la croissance du PIB au troisième trimestre est de nouveau décevante à +0,6%. La croissance allemande est faible à +0,3%. La consommation des ménages et les exportations sont solides et rassurent quant à la capacité de rebond de l’économie. L’investissement des entreprises reste un point d’inquiétude dans un contexte de tensions géopolitiques et de hausse des salaires. Les stocks ont pesé fortement à la baisse. En France, la croissance rebondit à +1,1% mais ne rassure pas pour autant. La consommation est modérée et l’investissement des entreprises toujours en recul. La croissance est principalement tirée par les dépenses publiques et des effets de re-stockage. Dans les pays périphériques, les pays ayant effectué des réformes structurelles commencent à récolter les fruits (Espagne, Grèce, Portugal) alors que l’Italie reste en récession. Le vote en novembre sur la réforme du marché du travail italien est encourageant dans une perspective à moyen terme. L’inflation en zone euro ralentit de nouveau à +0,3% en novembre.

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