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Point Marché Dette du 24 Mai 2011

Contexte Macroéconomique

Les marchés sont convaincus qu’un défaut sur la dette grecque est désormais inévitable, les politiques commencent à l’évoquer.
Zone Euro – Recul des taux longs et de l’euro avec l’intensification des tensions sur une restructuration de la dette grecque
 Les 16 et 17 mai, les ministres des finances de la zone euro ont affirmé leur soutien unanime à la candidature de Mario Draghi pour succéder à J.-C. Trichet à la présidence de la BCE en novembre prochain. Ils ont également finalisé le plan d’aide de 78 Md€ au Portugal, financé à parts égales par la Facilité Européenne de Stabilité Financière, le FMI et la Commission Européenne…

POINT MARCHE EXPRESS DETTE 

Point Marché Placement du 12 Mai 2011

Au sommaire:

  • L’€/$ chute lourdement (1.48271/4188), doublement pénalisé par l’anticipation de statut quo des taux par la BCE lors de sa prochaine réunion et par les fortes inquiétudes que suscite le déficit public grec 
  • R.U : La livre sterling reprend 3.6% sur la semaine face à l’euro, alors que la BoE relève ses prévisions d’inflation dans 2 ans (1.62%/2%) et estime qu’elle pourrait atteindre 5% fin 2011, relançant les spéculations sur une hausse de taux fin 2011…


POINT MARCHE EXPRESS PLACEMENT du 12 Mai 2011

Point Marché Express Placement du 05/05/2011

Macro : Plusieurs indicateurs économiques pointent un ralentissement de l’activité dans les pays développés, du fait notamment de l’impact de la hausse des matières premières sur les entreprises et sur les dépenses des ménages. Aux USA, l’ISM des services recule en avril (57.3 52.8). En Allemagne les nouvelles commandes à l’industrie se replient de 4% en mars. Au Royaume-Uni, le climat des affaires (PMI) dans les services chute de 57.1 à 54.3.

Change : Le franc suisse est soutenu par un indicateur avancé KOF, au plus haut depuis 5 ans, et par un durcissement du discours de la BNS sur l’inflation.

POINT MARCHE EXPRESS PLACEMENT 05/05/2011

Conjoncture Hebdomadaire par FEDERAL FINANCE / 18 avril 2011

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18 avril 2011

  

Conjoncture
économique – Point hebdomadaire

  

Les chiffres
macroéconomiques

 

Aux Etats-Unis :

§  L’indice de confiance des consommateurs de l’Université du Michigan a atteint 69,6 au mois d’avril contre 67,5 en mars. Les analystes attendaient un chiffre de 68,5.

§  La production industrielle atteint 0.8% en février.

§  l’indice des prix à la consommation en mars progresse de 0,5 % sur le mois.

§  Demandes hebdomadaires d’allocations chômage en hausse à 412K.

§  Les ventes de détail ont progressé de 0,4% et de 0,6% hors auto et carburant.


En Europe :

§  L’inflation européenne du mois de mars est finalement ressortie à 2,7% soit légèrement au-delà des attentes du marché et du « flash estimate » (2,6%). L’indice sous-jacent a lui aussi bondi, passant de 1% à 1,3%.

§  En zone euro, la production
industrielle a progressé de 0,4% d’un mois sur l’autre et de 7,3% en glissement annuel en février

§  Allemagne: le gouvernement s’attend à une croissance de 2,6% en 2011 (2,3% précédemment).

§  Baisse de la confiance des investisseurs ZEW en avril à 7,6 vs 14,1

§  En France, les prix à la consommation ont progressé de 0,9% d’un mois sur l’autre et de 2,2% d’une année sur l’autre contre 2,0% attendu par le marché.

§  La production industrielle a progressé de 0,4% d’un mois sur l’autre et de 5,6% en glissement annuel  en février.

§  Au Royaume-Uni, le taux de chômage a baissé à 7,8% en février après 8,0% en janvier.

§  Baisse de l’inflation de 4.4% à 4% en mars

 

En Asie :

§  Au premier trimestre le taux de croissance de la Chine s’est élevé à 9,7%. Ses réserves de change dépassent les 3000 milliards de dollars.

§  Au Japon, les commandes de machine outils ont baissé de 2,3% d’un mois sur l’autre en février.


Monde :

§  Le FMI maintient sa prévision de croissance mondiale 2011 à +4,4% (5% en 2010). La croissance américaine revue en baisse à 2,8%, l’Europe devrait connaître une croissance de 1,6% comme celle de la France contre 2,5% pour l’Allemagne. La Chine est attendue en hausse de 9,6%. Malgré la catastrophe au Japon la croissance est prévue à 1,4% vs 1,6%.

 

 

Evolution des marchés financiers

 

► Sur le marché actions :

 

Les marchés boursiers ont été marqués cette semaine par un regain de craintes sur la crise de la dette souveraine en zone euro.  En effet, la décision de l’agence Moody’s d’abaisser la note souveraine de l’Irlande de deux crans a pesé sur les marchés européens. Plus tôt dans la semaine, les investisseurs s’étaient déjà inquiétés de la situation en Grèce après que Wolfgang Schaüble, le ministre des Finances allemand, a averti qu’Athènes pourrait être contrainte de procéder à une restructuration de sa dette. Les déclarations de Dominique Strauss-Kahn, le patron du FMI, selon qui la Grèce devrait  s’en sortir, n’ont pas suffi à enrayer la dynamique baissière. Le scénario d’une restructuration de la dette de la Grèce, voire du Portugal et de l’Irlande, apparaît de plus en plus crédible. Symbole de ces inquiétudes, le niveau des CDS (Credit Defaut Swap) sur les obligations souveraines grecques fait désormais apparaître une probabilité de défaut de 63% dans les cinq prochaines années, d’après le spécialiste du domaine, CMA. A la Bourse de Paris, les banques ont souffert de ces incertitudes. Société générale a chuté de 5,49% sur les cinq dernières séances, Crédit agricole de 5,10%, BNP Paribas de 4,75% et Natixis de 4,69%. Les marchés américains ont mieux résisté que les places européennes en raison de données économiques favorables. A Wall Street, l’indice S&P500 enregistre une performance hebdomadaire  de -0,64%, le Dow Jones -0,31% et le Nasdaq composite -0,59%. L’indice Nikkei 225 a baissé de 1,81% sur la semaine et le DJ euroStoxx 50 de 2,20%, le CAC 40 de 2,15%.

 

► Sur le marché obligataire :

 

Sur les marchés obligataires, les inquiétudes/rumeurs ont favorisé les marchés obligataires. La courbe des taux
américains s’est aplatie. Le taux 2 ans perd 11 bp à 0,70%, celui du 10 ans 17 bp à 3,41%. En France, le rendement OAT 2 ans a reculé de 3 bp à 1,87% et le rendement de l’OAT 10 ans de 8bp à 3,70%. La BCE n’a pas effectué de rachats de titres la semaine dernière dans le cadre du SMP pour la 2e semaine consécutive.
En moyenne par semaine depuis le début de l’année la BCE n’a racheté que 290 millions contre 2,2 milliards sur l’année 2010.
En ce qui concerne  les pays périphériques, les représentants de l’Union Européenne et du FMI entament ce lundi à Lisbonne des négociations politiques avec les autorités portugaises pour définir le montant et surtout les conditions d’un plan de sauvetage financier qui doit être conclu d’ici la mi-mai. Cela permettrait d’avoir des prêts mis en place avant la tombée du15/06 (5 milliards de remboursement).

Le Trésor portugais a de quoi honorer ses échéances sur ses fonds propres, notamment la tombée du 15/04 d’ici là. Les rumeurs sur la restructuration de la dette grecque tirent le spread  GGB-Bund et le CDS 5 ans au plus haut à respectivement 1034 bp (10 ans à 13,69%) et 1227, alors que l’adjudication de 1,625 mds de T billls 6 mois à 4,80% s’est bien passée avec un taux de couverture de 3,81 contre 3,59 le 8 mars (et un taux de 4,75%) lors de la précédente adjudication.

 

► Sur le marché des changes :

 

Sur les marchés des devises, les cambistes réagissent à des inquiétudes persistantes sur la capacité des pays
fragiles de la zone euro à rétablir leurs finances publiques : spéculations sur une restructuration de la dette grecque, abaissement de deux crans de la note de l’Irlande par Moody’s, en raison de la dégradation des perspectives économiques du pays. Les cambistes se sont par ailleurs positionnés sur le dollar en défaveur de l’euro après de bonnes statistiques outre-Atlantique. L’euro peut néanmoins compter sur le soutien des chiffres de l’inflation. Ces poussées inflationnistes en zone euro devraient amener d’autres relèvements de la part de la banque centrale européenne. La parité eurodollar s’établit autour de 1,45.

 

 

► Sur le marché des matières premières :

Sur le marché des matières premières,  les cours du pétrole sont orientés à la baisse. Les prix du baril de brut léger américain et du Brent sont en repli de respectivement de 2,78% à 110 dollars et 2,12% à 123 dollars. Le secrétaire général de l’Opep, Abdallah El Badri, a indiqué que les pays producteurs de brut étaient « inquiets » du niveau élevé des cours, ajoutant que les marchés étaient suffisamment approvisionnés. Le directeur de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), Nobuo Tanaka, a indiqué que les prix actuels du pétrole étaient « très élevés » et que l’agence des consommateurs était inquiète du fait que cela pourrait nuire à la croissance économique et à la demande. « Les prix élevés abaissent le taux de croissance de la demande de pétrole », a-t-il ajouté, citant les Etats-Unis et la Chine, premiers consommateurs mondiaux, où la demande a chuté.
Dans ce contexte, l’AIE a révisé en baisse ses prévisions de demande mondiale et l’Arabie Saoudite sa production.

Le focus de la semaine : La perspective d’une restructuration
de la dette Grecque

 

 

Depuis que le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schaüble, a évoqué la semaine dernière une possible restructuration de la dette d’Athènes, les marchés commencent à intégrer le risque de pertes sur leurs avoirs en
obligations d’Etat grecques. Malgré les démentis formels et répétés ce week-end, de la part du FMI et du ministre des Finances grec George Papaconstantinou, les analystes jugent inévitable une défaillance de la Grèce, ce qui risquerait de créer un précédent pour l’Irlande, voire pour le Portugal… En cas de restructuration de la dette grecque, les investisseurs seraient amenés à encaisser des pertes sur leurs portefeuilles d’obligations grecques… Ce serait ainsi la deuxième fois qu’ils devraient essuyer des pertes depuis le début de la crise actuelle, après la faillite de Lehman Brothers en 2008.

Cette fois, les marchés espèrent assister à une restructuration en bon ordre, qui serait moins douloureuse pour les créanciers que la chute de Lehman, qui s’était faite dans la panique… Selon le ‘Wall Street Journal’, qui cite des sources au sein du FMI, le fonds étudie actuellement la mise en place d’ici à 2012 d’un rééchelonnement de la dette grecque, qui pourrait être accompagné d’une réduction du principal à rembourser à l’échéance. Une technique déjà éprouvée lors de la crise argentine, et qui permettrait au pays de retrouver la croissance économique, une mission quasi-impossible dans les conditions actuelles.

 

Le poids de la dette et les plans d’austérité imposés par les Etats prêteurs ont en effet enfoncé l’économie grecque dans la récession, réduisant ses recettes fiscales, bloquant son accès aux marchés financiers (taux prohibitifs) et rendant encore plus difficile le remboursement de ses dettes.

Sur les marchés financiers, les prix des « CDS (credit default swaps, des titres assurant contre le risque de défaut de paiement), ont atteint ces derniers jours des records pour les titres des pays les plus fragiles de la zone Euro. Pour la Grèce, ils intègrent un niveau de pertes d’au moins 30% pour les investisseurs, voire de 60% sur certaines échéances !

Pour l’instant, l’Europe reste très divisée sur l’hypothèse d’une restructuration de la dette grecque : la BCE et certains pays membres, dont la France, s’y opposent fermement, mais d’autres pays, emmenés par l’Allemagne, y sont favorables… Le retour de la crise de la dette européenne est d’autant plus compliqué à gérer pour l’Europe que cela se produit au moment où l’inflation et la hausse de cours du pétrole menacent la reprise économique du Vieux continent.

 

 

Niveau des marchés


Point Marché Placement 14/04/2011

Contexte Macroéconomique

B. Obama reprend l’initiative au sujet des finances publiques américaines, 2 jours après le rapport du FMI sur les perspectives de l’économie mondiale. Celui-ci s’alertait en effet du fait que le Japon et les Etats-Unis soient les seuls pays industrialisés à n’avoir pas commencé à réduire la taille de leurs déficits. Il s’inquiétait du risque que cela induisait de « déstabiliser les marchés obligataires à l’échelle mondiale ». Le déficit budgétaire atteindra en effet 1 600 Md$ en 2011 et la dette plus de 15 000 Md$. Il propose de réduire de 4 000 Md$ sur 12 ans ce déficit et de le ramener de 10% à 2.5% du PIB en 2015 en réduisant les dépenses fédérales (économies : 770Md$) et celles liées à Medicaid et Medicare (480 Md$) et en supprimant les baisses d’impôts consenties aux ménages les plus riches…


POINT MARCHE EXPRESS PLACEMENT 14/04/2011