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C. BAFFY souligne les capacités d’adaptation et d’innovation du modèle logement social

Christian Baffy : « La confiance dans notre modèle est primordiale »


Source : site USH

Interviewé dans le cadre du bilan d’activité 2014-2015, Christian Baffy, président de la Fédération nationale des Entreprises sociales pour l’habitat, défend le modèle français du logement social et souligne ses capacités d’adaptation et d’innovation.
Objectif de production et d’investissements dans le patrimoine ambitieux, maîtrise des coûts de production, exigences en matière environnementale, loyers et charges adaptés au pouvoir d’achat des ménages, cela résonne comme des injonctions paradoxales. Comment le secteur Hlm peut-il relever ce défi ?
Christian Baffy : La confiance dans notre modèle est primordiale. De fait, les Hlm ont toujours su trouver des solutions concrètes à des injonctions parfois paradoxales. Cette capacité d’adaptation repose sur deux piliers, l’innovation technique et sociale, ainsi que le respect des dynamiques territoriales. Notre modèle a permis de faire disparaître les bidonvilles de France en un demi-siècle. Les besoins ont certes évolué, mais notre engagement reste intact et notre modèle pertinent.
Libérer l’innovation (numérique, industrielle, architecturale, énergétique,…), est-ce là un enjeu pour le Mouvement Hlm ? 

C. B. : L’innovation doit être au cœur des préoccupations du monde Hlm. C’est un aspect essentiel de notre responsabilité eu égard aux deniers publics dont nous sommes comptables. Les organismes Hlm doivent avoir la constante préoccupation de proposer les solutions de logement les plus adaptées au meilleur loyer. Avec les filières, on estime aujourd’hui que l’innovation permettrait de réduire de 20 % le coût de sortie des logements.


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Cette interview est extraite du Rapport annuel 2014-2015 de l’Union sociale pour l’habitat.


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Christian Baffy : « Prêts à prendre part aux politiques publiques communautaires »

 

Éditorial d’Actualités Habitat du 15 décembre 2015

Source : site USH

Avec le renouvellement de deux des trois principales institutions communautaires, le Parlement européen et la Commission européenne, c’est un nouveau temps de dialogue, d’échanges qui s’ouvre entre les institutions communautaires et professionnelles. Conscientes de l’importance des enjeux européens, ces dernières doivent pleinement jouer leur rôle pour relayer les préoccupations du monde Hlm, les besoins de logement des plus modestes dans une société européenne en pleine évolution, ainsi que pour éclairer les institutions communautaires sur l’impact de leurs actions sur le logement social.

À vrai dire, ces dernières années, les sujets se sont multipliés. Tels la transposition des directives marchés publics, l’éligibilité du logement social aux taux réduits de TVA en tant que bien de première nécessité, l’adoption d’objectifs communautaires relatifs à la performance énergétique visant une réduction de 30% des émissions de CO2, ou encore la mise en œuvre, par la Commission européenne, de recommandations à l’endroit d’État Membres sur des points aussi divers que les règles d’urbanisme au Royaume-Uni, le mode de fixation des loyers en Suède, les plafonds des ressources aux Pays-Bas…

Parmi l’ensemble des sujets, certains sont clairement prioritaires. La qualification du logement social, au titre de service public d’intérêt général (SIEG), sécurisera l’activité des organismes, en particulier ceux évoluant dans le cadre d’un modèle généraliste du logement social comme en France, eu égard aux éventuelles contestations sur fond de marché intérieur. Par ailleurs, la reconduction des intergroupes parlementaires Services publics et Urban-Logement sera nécessaire, de manière à préserver un débat permanent et fructueux avec les élus, la société civile et les parties prenantes.

Acteurs engagés, les organismes de logement social sont prêts à prendre toute leur part aux politiques publiques communautaires, notamment dans le plan Juncker de 315 milliards d’euros, en renforçant par le logement, l’inclusion sociale, en particulier des populations vulnérables, et en soutenant par leurs investissements les territoires soumis aux mutations et aux tensions de la globalisation.

Vastes et sensibles, les perspectives européennes des organismes méritent la plus grande attention.

Cet article est extrait du n°1003 d’Actualités habitat.