Archives du blog

Lundi noir à la bourse de Shanghai

Note de conjoncture de Federal Finance

La semaine passée a été dominée par les turbulences provoquées par le plongeon des bourses chinoises. L’indice de Shanghai a chuté de près de 9% le 24/08, entraînant dans son sillage une correction boursière sur l’ensemble des places internationales. Une accalmie est intervenue en fin de semaine, après les nouvelles mesures d’assouplissement décidées par la Banque centrale chinoise. En deux semaines, la bourse de Shanghai a perdu 18,5%.

La volatilité a été très forte également sur le marché des changes. Lire la suite

L’Eurogroupe parvenu à un accord avec la Grèce-Note de conjoncture de Federal Finance

EXE FEDERAL FINANCE

• La semaine dernière a de nouveau été marquée par les négociations entre les dirigeants grecs et leurs partenaires de la Zone euro, de même que par la publication du compte-rendu de la dernière réunion de la Fed. Après un échec en début de semaine, l’Eurogroupe est finalement parvenu à un accord avec l’exécutif grec, pour la prolongation du plan d’assistance financière actuel pour une durée de 4 mois. Cet accord est néanmoins assorti d’une série de conditions telles que sa supervision par les « institutions » et l’engagement des Autorités grecques de fournir à ses partenaires une liste de réformes à mettre en oeuvre au plus tard d’ici ce soir, pour validation. Par ailleurs, le compte-rendu de la Fed a dévoilé les débats qui agitent ses membres, quant aux modalités d’ajustement de sa communication aux évolutions des données macroéconomiques, tout en évitant une surréaction des marchés, à l’instar de celle qui était survenue en juin 2013.
Taux & crédit :
Zone euro : L’excédent commercial de la Zone euro a enregistré un nouveau record historique de 24.3 Md€ en décembre 2014, bien supérieur aux 13.6 Md€ annoncés en décembre 2013. L’excédent commercial pour l’ensemble de l’année 2014 a atteint 194.8 Md€, en hausse de 42.5 Md€ par rapport à 2013. Bien que les exportations aient progressé de 2% en 2014, il semble que l’essentiel de l’augmentation de l’excédent commercial soit imputable à la forte baisse du déficit dans le secteur de l’énergie, en lien avec la chute des cours pétroliers.
La BCE a publié le 19/02, pour la première fois de son histoire, le compte-rendu des débats des membres du Conseil des gouverneurs lors de sa réunion du 22/01. Elle ajuste ainsi sa communication à celle d’autres grandes Banques centrales, telles que la Fed, la Banque du Japon ou la Banque d’Angleterre. Les déclarations des différents membres de la BCE sont toutefois anonymes, afin de préserver l’indépendance des gouverneurs des différents pays représentés. Ce premier compte-rendu a cependant apporté peu d’éléments nouveaux quant à la dernière réunion de politique monétaire. Il a révélé que l’économiste en chef de la BCE, P. Praet, avait insisté sur l’urgence d’une décision forte ce 22/01, au risque de voir la baisse des rendements des obligations des Etats de la Zone euro, par anticipation d’une action de la BCE, remise en cause. Certains gouverneurs n’en étaient néanmoins pas convaincus.
Les indicateurs PMI, traduction de la confiance des directeurs d’achat et compilés par l’institut Markit, se sont hissés à des plus hauts de 7 mois en Zone euro, que ce soit pour le secteur manufacturier, celui des services ou pour le composite, qui regroupe les deux précédents secteurs, dans leur version préliminaire du mois de février. Ainsi le PMI des services a bondi de 52.7 en janvier à 53.9 en février, tandis que le PMI manufacturier ne progressait que faiblement de 51 en janvier à 51.1 en février. Le PMI composite a donc reflété une croissance plus soutenue de l’activité du secteur privé en février, en hausse à 53.5, vs 53 en janvier. Il apparaît ainsi que la baisse des prix énergétiques, le recul de l’euro face au dollar et le stimulus apporté par la politique monétaire de la BCE bénéficient particulièrement au secteur des services, mais pas encore au secteur manufacturier. En outre, l’impact de ces éléments favorables pour la croissance a prévalu sur les inquiétudes liées à la situation de la Grèce. Cette constatation s’applique tout spécialement à la France. Le PMI des services français est sorti de la zone de contraction où il était retombé le mois dernier (49.4) pour bondir à 53.4, tandis que le PMI manufacturier fléchissait de 49.2 à 47.7. En Allemagne, le PMI manufacturier est inchangé en février à 50.9 et le PMI des services progresse dans une moindre mesure qu’en France de 54 en janvier à 54.3 en février.
France : L’inflation française en rythme annuel est à son tour tombée en territoire négatif, pour la première fois depuis octobre 2009, à -0.4% sur un an au mois de janvier. Ce fléchissement de l’inflation est principalement imputable à la baisse des cours du pétrole, en chute de 55% entre janvier 2014 et janvier 2015. Sur le seul mois de janvier, l’inflation a baissé de 1% du fait de la poursuite du repli à la fois des prix énergétiques (-6%) et des prix des biens manufacturiers (-1.4% sur un an), dans un contexte de soldes. A l’inverse, les prix des services ont progressé de +1.3%. Enfin, l’inflation de base, hors éléments volatils, a légèrement rebondi à +0.2 en rythme annuel en janvier. La France a émis le 19/02, pour la première fois de son histoire, une OAT de maturité 5 ans assortie d’un coupon 0%. Elle a placé 4.636 Md€ de cette obligation au rendement moyen pondéré de 0.10%.

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Reprise de l’investissement et de l’emploi en France-Note de conjoncture de Federal Finance

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La BCE a lancé un programme massif d’achats de titres souverains (QE), très attendu par les marchés, dont l’objectif est de neutraliser les pressions déflationnistes à l’œuvre en Zone euro. Son bilan devrait ainsi s’accroître d’environ 1100 milliards d’euros dans les 2 ans à venir. Le pragmatisme de la BCE a été immédiatement salué par les marchés. Les actions ont fortement progressé, les taux longs souverains et l’euro ont poursuivi leur baisse. La vigueur du mouvement n’a quasiment pas été fragilisée par l’incertitude résultant des élections grecques (25 janvier) remportées par le parti anti-austérité Syriza. La gestion de la situation grecque va cependant faire l’objet d’âpres négociations afin d’éviter qu’elle ne se propage à d’autres pays européens. Aux USA, la faiblesse du prix du pétrole (sous les 50 dollars le baril) et de l’inflation a permis à la FED de confirmer son biais accommodant et continuer à soutenir une économie américaine en meilleure santé. Globalement, et particulièrement en zone euro, de nombreux paramètres sont mieux orientés : contre-choc pétrolier, baisse des taux et de l’euro, assouplissement de la pression budgétaire, intensification des réformes, plans d’investissement (Juncker). Si les risques politiques (Grèce, Espagne, GB) et géopolitiques (Ukraine) réussissent à être circonscrits, les économies des pays développés pourraient, après plusieurs années difficiles, retrouver progressivement le chemin de la croissance.

Aux Etats-Unis, après une croissance très forte au deuxième et troisième trimestres, les derniers chiffres économiques sont un peu plus modérés au quatrième trimestre (+2,6%). La consommation reste bien orientée malgré des ventes au détail décevantes en décembre. Les créations d’emplois sont fortes et la confiance des ménages augmente significativement. L’amélioration du marché du travail devrait finir par soutenir les hausses de salaires cette année. Les indices de confiance dans l’industrie et les services décélèrent également mais restent compatibles avec une croissance du PIB proche de 3%. Les commandes à l’industrie sont moins bien orientées, ce qui se reflète dans les chiffres d’investissement. Du côté de l’immobilier, les chiffres (ventes de logements, mises en chantier …) sont irréguliers mais le potentiel de progression reste élevé. L’inflation chute à +0,7% en décembre du fait de la baisse des prix du pétrole. L’inflation sous-jacente ralentit légèrement à +1,6%.  

En zone euro, une légère amélioration des conditions économiques commence à prendre forme. L’octroi de nouveaux crédits arrête de se dégrader et les banques assouplissent progressivement leurs critères d’octroi de crédits bancaires. L’annonce d’un plan massif d’achats d’actifs par la BCE va également participer à un regain de confiance en zone euro. L’indice de confiance globale pour les entreprises se redresse depuis décembre et attient 52,2 en janvier (expansion de l’activité à partir de 50). En Allemagne, les indices de confiance sont également mieux orientés. La bonne santé du consommateur et la forte demande américaine devraient permettre à l’Allemagne de garder son rôle de locomotive de la zone euro en 2015, malgré l’impact de la crise russe. En France, la baisse de l’euro et l’allégement des taxes des entreprises devraient aider les marges à se redresser, étape préalable à la reprise de l’investissement et de l’emploi. L’inflation est passée en territoire négatif en décembre à -0,2% et l’inflation sous-jacente se maintient à +0,7%.

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La croissance de la Zone € 2015 abaissée (+1,2%, -0,2 %)-Note de conjoncture de Federal Finance

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  • L’annonce surprise par la Banque centrale suisse, le 15/01, de l’abandon du cours plancher de 1,20 franc suisse pour 1 euro a constitué l’événement de la semaine. La devise helvétique s’est renchérie de près de 17% contre l’euro et le dollar et les taux à 10 ans des obligations de la Confédération sont tombés en territoire négatif le 16/01, à -0,10%. La brusque remontée de la volatilité et le surcroît d’aversion au risque ont fait monter les valeurs refuge, l’or, le yen et chuter les taux souverains allemands à 10 ans, à de nouveaux plus bas à 0.424% le 14/01.

 

  • Le Conseil des gouverneurs de la BCE du 22 janvier a pris des mesures sans précédent depuis la création de l’euro, en s’engageant à racheter un montant de 60 Md€ par mois de titres privés et publics de mars 2015 à septembre 2016, soit une enveloppe globale d’au moins 1 140 Md€. En plus du programme en cours sur les obligations sécurisées et les ABS, des titres de dettes souveraines, supranationales et d’agences européennes seront achetés sur le marché secondaire. M. Draghi a rappelé que le mandat prioritaire de la BCE est la stabilité des prix et que l’objectif est de retrouver une trajectoire vers une inflation inférieure mais proche de 2%. Cette injection massive de liquidités, inédite en Zone euro, a pour but de lutter contre une inflation trop faible pendant une période prolongée et de renverser les anticipations orientées à la baisse pour les prochaines années

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Abandon du cours plancher de 1,20 franc suisse pour 1 €-Note de conjoncture de Federal Finance

EXE FEDERAL FINANCE

  • • L’annonce surprise par la Banque centrale suisse, le 15/01, de l’abandon du cours plancher de 1,20 franc suisse pour 1 euro a constitué l’événement de la semaine. La devise helvétique s’est renchérie de près de 17% contre l’euro et le dollar et les taux à 10 ans des obligations de la Confédération sont tombés en territoire négatif le16/01, à -0,10%. La brusque remontée de la volatilité et le surcroît d’aversion au risque ont fait monter les valeurs refuge, l’or, le yen et chuter les taux souverains allemands à 10 ans, à de nouveaux plus bas à 0.424% le 14/01.
  • Les taux longs américains sont également orientés à la baisse. L’emprunt du Trésor à 30 ans s’est échangé à un rendement inférieur à 2,40%, plus bas jamais enregistré. Malgré la perspective d’un durcissement monétaire de la Fed, les taux à 10 ans ont aussi poursuivi leur recul, à 1,71% le 15/1 contre 2,17% fin 2014. La faiblesse de la croissance mondiale, révisée à 3,0% par la Banque mondiale pour 2015 (contre 3,4% auparavant) et des statistiques économiques plus défavorables pour l’économie américaine (ventes au détail – 0,9% en décembre, prix à la production – 0,3%, prix à la consommation – 0,4% en décembre et + 0,8% sur un an) ont accentué la tendance, avant un rebond le 16/01 au soir.

Taux & crédit : Zone euro : L’Avocat général de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a finalement considéré le 14/01 que le programme Outright Monetary Transactions (OMT) de la BCE, mis sur pied à l’été 2012 mais jamais activé, qui offre un soutien sous conditions à un Etat en difficulté de la Zone euro, est compatible en principe avec le droit européen. Il n’y a ajouté que peu de limitations. La Cour de justice européenne devrait suivre les avis de l’Avocat général pour sa décision en mai. Cette annonce laisse donc le champ libre, d’un point de vue légal, à la BCE pour lancer un large programme d’achats d’actifs, comportant des obligations d’Etats.
Les déclarations de membres de la BCE se sont à nouveau succédé la semaine dernière, préparant les investisseurs à des annonces importantes, lors de sa prochaine réunion de politique monétaire du 22/01. E. Nowotny, Gouverneur de la Banque centrale autrichienne, a ainsi indiqué en début de semaine qu’il pensait « personnellement qu’il serait raisonnable de parvenir à une décision plutôt tôt que tard ». B. Coeuré, membre du Directoire, a insisté le 16/01 sur le fait qu’un programme d’assouplissement quantitatif doit être vaste pour être efficace. J. Weidmann, le Président de la Bundesbank, a une nouvelle fois apporté un commentaire dissonant le 15/01, estimant que l’avis de l’Avocat de la CJUE sur l’OMT montre qu’il y a des limites aux actions de la BCE.
La Commission européenne a annoncé le 13/01 sa volonté d’exploiter désormais les flexibilités existantes du Pacte de stabilité et de croissance, afin de favoriser la relance de l’investissement et la conduite de réformes structurelles par les Etats, sans toutefois abandonner la discipline budgétaire. Certaines dépenses précises d’investissement pourront ainsi être exclues du calcul du déficit public des pays, tandis qu’un délai supplémentaire pourrait être accordé aux Etats qui mènent des réformes structurelles importantes et sérieuses. Cette nouvelle position de la C.E pourrait permettre à la France et à l’Italie d’échapper à des sanctions pour non-respect des règles budgétaires, au mois de mars.

France : L’inflation française, exprimée sous sa forme harmonisée qui permet les comparaisons entre pays de la Zone euro, a reculé de +0.3% en novembre à +0.1% en décembre en rythme annuel, mais est supérieure aux estimations (0%). L’accélération de la baisse des prix énergétiques (-4.4%) et, en particulier, des produits pétroliers (-10.6%), explique largement la faiblesse de l’inflation sur un an. Une stricte application de la formule théorique de calcul, qui prend en compte l’inflation, aurait conduit à abaisser le taux du livret A à 0.25%. Le Gouverneur de la Banque de France, C. Noyer, a proposé au gouvernement le 14/01 de baisser le taux du livret A de +1% à +0.75%, à un nouveau plus bas historique, après qu’il ait déjà été ramené de 1.25% à 1% le 1er août
dernier. Le gouvernement français n’a pas suivi son conseil et a décidé de maintenir le taux du livret A à 1%.

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