Archives d’Auteur: Lisa Delattre

Parole de dirigeants : Benoît Gandin, Directeur général, inCité @inCiteBordeaux @cmarkea

#déconfinement #Covid 19 : Depuis plus de 60 ans, inCité construit et gère un patrimoine de logements, commerces et activités tertiaires. La Société d’Économie Mixte a également développé une expertise reconnue en renouvellement urbain et en centres anciens, elle a su évoluer pour s’adapter aux orientations des politiques publiques tout en conjuguant intérêt général et obligation de résultat.  Benoît Gandin, Directeur Général d’inCité, a accepté de nous livrer, en quelques points, les mesures prises pendant le confinement et sa vision sur les changements qui impacteront son activité. Il nous fait également part de l’augmentation de capital qui est en cours pour inCité.

Quelle est la trajectoire de votre entreprise à moyen et long terme et quelles sont vos priorités ?

  • Conforter inCité à l’échelle métropolitaine,
  • Poursuivre la requalification durable du patrimoine d’inCité,
  • Intensifier nos interventions dans les centres anciens et notamment dans les programmes Cœurs de Ville et les opérations de revitalisation du territoire,
  • Amplifier nos actions dans le champ de l’économie de proximité.

Qu’avez-vous fait évoluer dans votre SEM ?

  • Une augmentation du Capital d’inCité est en cours. Elle porte sur 9,5 millions d’euros.
  • L’organisation de la société avec l’accroissement de l’activité et la montée en compétence des équipes.
  • Un travail de notoriété à l’échelle nationale portant sur notre expertise des centres anciens.
  • Le déploiement d’une stratégie de communication autour d’une posture différenciante.

Selon vous, quel sera le “monde d’après” ?

  • Une « confrontation » entre la prise en compte des urgences climatiques et sociales et les modes de faire traditionnels.
  • Un rééquilibrage des territoires par une plus grande coopération.
  • Des temps de concertation et d’appropriation par les citoyens plus intenses et fréquents dans le déploiement de l’action publique.
  • Une déconcentration des pouvoirs.

Quelle est la première chose que vous ayez faite lors du déconfinement ?

Remercier les équipes pour leur agilité dans la poursuite du travail.

Quel « # » décrirait le mieux votre expérience ?

#Intérêtgénéral

Pour découvrir InCité, cliquez ICI

Parole de dirigeants : Thierry Bodard, Président de NGE Concessions, groupe NGE @NGE-BTP @cmarkea

En sortie de confinement, Thierry Bodard, Président de NGE CONCESSIONS, nous a fait part des initiatives prises au sein de son entreprise, pendant cette période atypique, en mettant en exergue les évolutions notoires. Il nous partage avec optimisme ce que sera le « monde de demain » pour son domaine d’activité. Découvrez son témoignage.

Quelle est la trajectoire de votre entreprise à moyen et long terme et quelles sont vos priorités ?

NGE Concessions, comme actionnaire industriel de concessions d’autoroutes (200 km), de concessions FTTH (plus de 1 500 000 prises) et de PPP ferroviaires, est attaché à la pérennité de ses infrastructures, qui passe en temps de crise par la maîtrise de leur déploiement et la continuité du service public proposé à nos clients. La priorité est de mettre à profit les relations partenariales de confiance entre le délégant, le délégataire, les financeurs et l’ensemble de la chaîne industrielle pour tirer parti du temps long inhérent à ces contrats, adapter ce qui peut l’être ou ce qui doit l’être et ne rien céder sur l’essentiel : la sécurité et la continuité du service.

Parallèlement, en anticipation des priorités qui se dégageront des plans de relance au niveau français et européen, le besoin de nouvelles infrastructures, ou d’infrastructures réhabilitées dans le domaine de la mobilité durable, des énergies propres ou renouvelables et des réseaux télécoms, ne se dément pas et les financements privés pour les réaliser restent prêts à être mobilisés. NGE Concessions poursuit le développement de plusieurs de ces actifs en France et à l’international.

Qu’avez-vous fait évoluer dans votre entreprise ?

Le développement de nouveaux projets conduit à mettre autour d’une même table de nombreux acteurs : investisseurs financiers, industriels, sous-traitants, banques, clients…, et le « team building » est une dimension essentielle du succès d’un projet.

Depuis plusieurs mois, la « table virtuelle » est devenue la règle ; malgré ses limites, elle conduit à plus de rigueur dans la préparation, à plus d’écoute pour plus d’efficacité, à des pertes de temps limitées. Dans la durée, et lorsque le retour à la normale et « au réel » se profilera, le bénéfice de ces évolutions perdurera. 

Selon vous, quel sera le “monde d’après” ?

Les infrastructures sont construites pour répondre aux besoins économiques et sociaux de ceux qui les utilisent, et qui parfois sont prêts à payer pour cela. Ces besoins devront être réinterrogés, et de nouveaux consensus devront se dégager entre tous ceux qui concourent à leur développement. Dans les secteurs des télécoms, ces besoins resteront soutenus, et peu impactés par l’exigence environnementale ; dans le domaine de l’énergie, le défi sera de satisfaire simultanément des besoins d’énergie propre et durable et d’énergie bon marché ; des infrastructures nouvelles joueront un rôle essentiel pour permettre des déploiements à échelle industrielle. Dans le domaine de la mobilité, les équilibres actuels, dans tous les modes (routiers, ferroviaires, aériens…) sont fortement impactés par la crise sanitaire ; il faudra du temps pour revenir à un équilibre et cet équilibre sera sans doute très différent de ce que nous avons connu ; les infrastructures et les systèmes de transport actuels, qui dépendent beaucoup de contributions publiques, devront s’adapter.

Quelle est la première chose que vous ayez faite lors du déconfinement ?

Réunir physiquement les équipes dans le respect des règles sanitaires

Quel « # » décrirait le mieux votre expérience ? 

#optimisme #sérieusementaudacieux

Pour découvrir NGE Concessions, cliquez ICI

Parole de dirigeants : Guillaume Légaut, Directeur général, Groupe associatif UCPA @Groupe_UCPA @cmarkea

#Covid19 #déconfinement – Guillaume Légaut, Directeur Général de L’UCPA nous révèle ce qui fait l’ADN de cette association dont la mission principale est la création du lien social au travers d’activités sportives. Il nous fait part de l’ engagement de l’UCPA dans des actions concrètes et humanistes, permettant de contribuer au « monde d’après ». Découvrez, dès maintenant, toutes les réponses à nos questions.

Quelle est la trajectoire de votre association à moyen et long terme et quelles sont vos priorités ?

L’UCPA est une association à but non lucratif. Sa mission est d’utilité sociale : donner accès au sport au plus grand nombre, contribuer à l’épanouissement des personnes et créer du lien social. D’un point de vue économique, l’UCPA emploie 2.800 équivalents temps plein et réalise 275 millions d’euros de chiffre d’affaires.

L’association est en croissance (+40% en 5 ans). Les priorités stratégiques sont la diversification des publics accueillis dans les centres vacances (jeunes adultes, colonies de vacances et familles) et l’intégration des métiers autour du management d’équipements sportifs publics (aménagement, exploitation, encadrement sportif).

Qu’avez-vous fait évoluer dans votre association ?

L’UCPA a renforcé son projet éducatif et sportif et son modèle d’entrepreneuriat social, afin d’accroître son impact social. L’association a développé sa capacité d’innovation, sa digitalisation et sa capacité de développement.

Selon vous, quel sera le “monde d’après” ?

En tant qu’association, l’UCPA est engagée dans des actions concrètes et humanistes : accessibilité tarifaire, attractivité pédagogique, insertion sociale et professionnelle, égalité des chances, lien avec la nature, ancrage territorial… Ces actions répondent à des besoins de la société d’aujourd’hui, au service du plus grand nombre et en particulier des jeunes.

Quelle est la première chose que vous ayez faite lors du déconfinement ?

Répondre aux clients sur la bonne mise en œuvre des règles sanitaires et sur la possibilité de continuer à vivre une authentique expérience éducative et sportive à l’UCPA.

Pour découvrir le groupe UCPA, cliquez ICI

Parole de dirigeants : Eric Scotto, Président et co-fondateur, Groupe Akuo @Akuo_Energy @cmarkea

#Covid19 #confinement

Eric Scotto, Président et co-fondateur d’AKUO s’est confié à Arkea Banque Entreprises & Institutionnels. Lors de cet échange, il souligne l’importance d’œuvrer pour une économie respectueuse de l’environnement, plus juste et plus inclusive, raison d’être d’AKUO.

Quelle est la trajectoire de votre entreprise à moyen et long terme et quelles sont vos priorités ?

Notre ambition est de contribuer au développement des énergies renouvelables, en France et dans le monde. Les énergies renouvelables sont centrales pour le verdissement de nombreux secteurs, la production électrique bien sûr, mais aussi l’agriculture, le transport, les bâtiments, l’industrie. Nos priorités s’articulent autour de deux pôles complémentaires :

  • La création de projets inclusifs à forte valeur ajoutée pour le territoire. Ces projets ont vocation à répondre de manière durable aux besoins énergétiques et agricoles des territoires dans lesquels ils sont implantés, mais également d’apporter des éléments additionnels pour répondre aux enjeux en concertation avec les acteurs locaux : technologies adaptées, solutions de financement locales, ateliers pédagogiques, circuits courts, etc.

  • La promotion de technologies pour le déploiement massif des énergies renouvelables dans les zones traditionnellement délaissées. Ainsi, la tuile solaire Sunstyle®, parfaitement intégrée architecturalement, permet de déployer le solaire au cœur des centres urbains, au plus près des lieux de consommation. Le solaire flottant Hydrelio®, dont nous avons inauguré la première centrale française (O’MEGA1) en novembre dernier, permet de valoriser les plans d’eaux artificialisés, qui passent ainsi de charge à ressource pour les communes concernées ; et cela, en alimentant plus de 4300 foyers en électrons verts.

Qu’avez-vous fait évoluer dans votre entreprise ?

Comme pour nous tous, les conditions de travail ont été profondément transformées chez Akuo. Nous avons eu la chance de pouvoir, même à distance, continuer notre activité relativement sereinement. Aujourd’hui, nous cherchons à faire évoluer les conditions de travail pour trouver le juste équilibre entre la souplesse nécessaire à chacun et le maintien d’une cohésion d’équipe importante pour la vie de l’entreprise. Nous sommes actuellement en pleine phase de concertation avec les équipes pour déterminer un mode de fonctionnement qui convienne à tous !

Selon vous, quel sera le “monde d’après” ?

La raison d’être d’Akuo est, depuis sa création, la contribution à ce monde d’après. Bien avant cette pandémie mondiale, qui est une preuve supplémentaire des défaillances de nos systèmes de production et de consommation, nous œuvrons pour contribuer à l’élaboration d’une économie respectueuse de l’environnement, plus juste et plus inclusive.

Dans ce « monde d’après », nous nous devons tous de tirer les conclusions de cette prise de conscience mondiale, en ayant à l’esprit les conséquences possibles de nos choix d’investissement, de consommation, de développement en ayant à l’esprit que celles-ci peuvent, et doivent, être positives ! La politique de relance que nous allons connaitre va certes être difficile, mais il est crucial qu’elle contribue à construire une société plus juste et plus durable. Le grand défi du XXIème siècle demeure plus que jamais la réussite des transitions énergétiques et agricoles qu’il est temps d’accélérer !

Quelle est la première chose que vous ayez faite lors du déconfinement ?

J’ai pris le temps de voir mes proches que je n’avais pu voir pendant le confinement. J’ai eu, ensuite, à cœur de passer du temps avec chacun de nos collaborateurs. Le télétravail est une solution technologique qui nous a permis de traverser plutôt sereinement cette période mais a aussi montré ses limites. Nous n’avons pas tous été égaux dans le confinement, cela ne doit pas nous faire oublier le rôle social fondamental que joue « la présence au bureau » notamment pour l’égalité femme / homme qui est une cause majeure portée par notre fondation.

Quel « # » décrirait le mieux votre expérience ?

#CultivonsNotreJardin

Pour découvrir le groupe Akuo, cliquez ICI

Parole de dirigeants : Jacques LEGLISE, Directeur général, Hôpital Foch @HopitalFoch @cmarkea

#COVID 19 – #Confinement – Jacques LEGLISE, Directeur Général de l’Hôpital FOCH s’est confié à Arkea Banque Entreprises & Institutionnels. Au travers de cette interview, il revient sur les mesures prises au sein de son établissement de santé privé ( ESPIC), les difficultés rencontrées mais aussi les belles initiatives déployées. Découvrez son témoignage riche et son expérience notable.

Quelle est la trajectoire de votre établissement de santé à moyen et long terme et quelles sont vos priorités ?

Aujourd’hui, l’hôpital n’a repris son activité chirurgicale qu’à 75%, à la fois pour permettre à nos personnels de prendre les repos qu’ils n’ont pas pu prendre pendant la crise du Covid, et du fait que nous avons transformé toutes nos chambres doubles en chambres individuelles.

Notre objectif principal est donc de reprendre progressivement notre activité normale à partir du mois de septembre.  

Toutefois, en parallèle de cette stratégie, nous travaillons sur des scénarios dans l’hypothèse d’une seconde vague. La difficulté pour ces scénarios est qu’à l’heure actuelle, personne ne peut prévoir de manière fiable quel profil aura cette seconde vague. Même si on peut imaginer qu’elle sera fatalement moins importante que la première compte tenu de l’immunité acquise par une partie de la population, et du savoir-faire acquis tant en matière de prévention (Port du masque, gestes barrières..) que de gestion des patients dans les hôpitaux, tout dépendra  de sa virulence pour déterminer pratiquement le dispositif que nous aurons à mettre en œuvre.

Qu’avez-vous fait évoluer dans votre établissement de santé ?

Pendant la crise, les organisations de l’hôpital ont été modifiées jour après jour pour nous adapter à son évolution : les téléconsultations ont été développées, le plateau technique a été spécialisé, avec des bloc dédiés au COVID, et des blocs différents pour le reste des interventions, les lits de réanimation ont été multipliés par 4, les unités de soins classiques ont été regroupées pour permettre la création d’unités dédiées au COVID, certaines d’entre elles avec des spécificités : soins intensifs COVID, Gériatrie aigue COVID, unité de soins post réanimation COVID.

Depuis la fin de la crise, nos organisations reviennent à la normale, mais avec des précautions spécifiques à la prévention du Covid : les patients sont systématiquement testés avant une hospitalisation programmée, et s’ils sont dépistés Covid, les hospitalisations ou interventions sont décalées, et pour les urgences, nous testons également systématiquement les patients et s’ils sont positifs, ils sont dirigés sur un circuit dédié Covid. Par ailleurs, la crise a servi d’accélérateur à un certain nombre d’innovations organisationnelles qui étaient en germe : ainsi les téléconsultations ont explosé, et leur nombre ne retombe que faiblement dans la période d’après Covid, il en va de même dans une certaine mesure du télétravail,  et plus généralement,  tous les développements numériques ont reçu de la crise un coup de fouet très important. À titre d’exemple, tout le dialogue avec nos personnels qui passait par le traditionnel journal d’entreprise, est devenu numérique via une appli dédiée, avec des bulletins d’informations qui étaient quotidiens pendant la crise et qui sont restés hebdomadaires depuis la sortie de crise,  là où nous publions auparavant 4 numéros annuels du journal d’entreprise.

Ce qui nous a surpris, in fine, c’est la très grande adaptabilité dont ont sur faire preuve nos organisations, à Foch comme dans les autres hôpitaux d’ailleurs. Tout s’est modifié en très peu de temps, avec une grande efficacité et une grande fluidité, grâce  aux efforts de tous. Tout le monde s’est mobilisé et avait conscience qu’il fallait le faire. Les gens étaient présents et investis malgré la peur de contaminer leur famille, particulièrement pour les soignants.

Selon vous quel sera le monde d’après ?

Le monde d’après sera incontestablement beaucoup plus numérique, ce sera l’apport durable de cette crise. Ce que tout le monde a compris également et qui restera, c’est la nécessité pour tous les acteurs de la santé de travailler ensemble, médecins et autres professionnels libéraux, cliniques privées et hôpitaux. Par contre la manière dont cette coopération se poursuivra reste à inventer, et sera probablement différent d’un territoire à un autre.

La grosse inquiétude sur ce monde d’après reste toutefois l’impact économique que cette crise ne manquera pas d’avoir sur l’ensemble du pays, et dont nous craignons comme tout le monde les répercussions sur le monde de la santé.

Quelle est la première chose que vous ayez faite lors du déconfinement ?

En tant que personnel hospitalier nous n’avons pas été confinés. Lorsque l’on rentrait chez nous, on se sentait décalés par rapport aux autres. Nous avions l’impression de ne pas vivre la même chose, notre vie à nous s’est moins « arrêtée ».

La première chose que j’ai faite en cette fin de crise ? Je suis allé dormir !

Quel # décrirait le mieux votre expérience ?

#adaptabilité

Pour découvrir l’hôpital Foch, cliquez ICI