Parole de dirigeants : Jacques LEGLISE, Directeur général, Hôpital Foch @HopitalFoch @cmarkea

#COVID 19 – #Confinement – Jacques LEGLISE, Directeur Général de l’Hôpital FOCH s’est confié à Arkea Banque Entreprises & Institutionnels. Au travers de cette interview, il revient sur les mesures prises au sein de son établissement de santé privé ( ESPIC), les difficultés rencontrées mais aussi les belles initiatives déployées. Découvrez son témoignage riche et son expérience notable.

Quelle est la trajectoire de votre établissement de santé à moyen et long terme et quelles sont vos priorités ?

Aujourd’hui, l’hôpital n’a repris son activité chirurgicale qu’à 75%, à la fois pour permettre à nos personnels de prendre les repos qu’ils n’ont pas pu prendre pendant la crise du Covid, et du fait que nous avons transformé toutes nos chambres doubles en chambres individuelles.

Notre objectif principal est donc de reprendre progressivement notre activité normale à partir du mois de septembre.  

Toutefois, en parallèle de cette stratégie, nous travaillons sur des scénarios dans l’hypothèse d’une seconde vague. La difficulté pour ces scénarios est qu’à l’heure actuelle, personne ne peut prévoir de manière fiable quel profil aura cette seconde vague. Même si on peut imaginer qu’elle sera fatalement moins importante que la première compte tenu de l’immunité acquise par une partie de la population, et du savoir-faire acquis tant en matière de prévention (Port du masque, gestes barrières..) que de gestion des patients dans les hôpitaux, tout dépendra  de sa virulence pour déterminer pratiquement le dispositif que nous aurons à mettre en œuvre.

Qu’avez-vous fait évoluer dans votre établissement de santé ?

Pendant la crise, les organisations de l’hôpital ont été modifiées jour après jour pour nous adapter à son évolution : les téléconsultations ont été développées, le plateau technique a été spécialisé, avec des bloc dédiés au COVID, et des blocs différents pour le reste des interventions, les lits de réanimation ont été multipliés par 4, les unités de soins classiques ont été regroupées pour permettre la création d’unités dédiées au COVID, certaines d’entre elles avec des spécificités : soins intensifs COVID, Gériatrie aigue COVID, unité de soins post réanimation COVID.

Depuis la fin de la crise, nos organisations reviennent à la normale, mais avec des précautions spécifiques à la prévention du Covid : les patients sont systématiquement testés avant une hospitalisation programmée, et s’ils sont dépistés Covid, les hospitalisations ou interventions sont décalées, et pour les urgences, nous testons également systématiquement les patients et s’ils sont positifs, ils sont dirigés sur un circuit dédié Covid. Par ailleurs, la crise a servi d’accélérateur à un certain nombre d’innovations organisationnelles qui étaient en germe : ainsi les téléconsultations ont explosé, et leur nombre ne retombe que faiblement dans la période d’après Covid, il en va de même dans une certaine mesure du télétravail,  et plus généralement,  tous les développements numériques ont reçu de la crise un coup de fouet très important. À titre d’exemple, tout le dialogue avec nos personnels qui passait par le traditionnel journal d’entreprise, est devenu numérique via une appli dédiée, avec des bulletins d’informations qui étaient quotidiens pendant la crise et qui sont restés hebdomadaires depuis la sortie de crise,  là où nous publions auparavant 4 numéros annuels du journal d’entreprise.

Ce qui nous a surpris, in fine, c’est la très grande adaptabilité dont ont sur faire preuve nos organisations, à Foch comme dans les autres hôpitaux d’ailleurs. Tout s’est modifié en très peu de temps, avec une grande efficacité et une grande fluidité, grâce  aux efforts de tous. Tout le monde s’est mobilisé et avait conscience qu’il fallait le faire. Les gens étaient présents et investis malgré la peur de contaminer leur famille, particulièrement pour les soignants.

Selon vous quel sera le monde d’après ?

Le monde d’après sera incontestablement beaucoup plus numérique, ce sera l’apport durable de cette crise. Ce que tout le monde a compris également et qui restera, c’est la nécessité pour tous les acteurs de la santé de travailler ensemble, médecins et autres professionnels libéraux, cliniques privées et hôpitaux. Par contre la manière dont cette coopération se poursuivra reste à inventer, et sera probablement différent d’un territoire à un autre.

La grosse inquiétude sur ce monde d’après reste toutefois l’impact économique que cette crise ne manquera pas d’avoir sur l’ensemble du pays, et dont nous craignons comme tout le monde les répercussions sur le monde de la santé.

Quelle est la première chose que vous ayez faite lors du déconfinement ?

En tant que personnel hospitalier nous n’avons pas été confinés. Lorsque l’on rentrait chez nous, on se sentait décalés par rapport aux autres. Nous avions l’impression de ne pas vivre la même chose, notre vie à nous s’est moins « arrêtée ».

La première chose que j’ai faite en cette fin de crise ? Je suis allé dormir !

Quel # décrirait le mieux votre expérience ?

#adaptabilité

Pour découvrir l’hôpital Foch, cliquez ICI

Publié le 14 septembre 2020, dans Actualités, Santé & Social, et tagué , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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