Soutenir la vitalité des territoires au cœur des villes @cmarkea

A l’occasion de la publication de « Regards sur les cœurs de Ville », un recueil de 24 témoignages d’acteurs publics et privés sur la revitalisation des centres-villes, Arkéa Banque Entreprises et Institutionnels revient sur son engagement en faveur de la redynamisation des villes moyennes.

Pourquoi la banque s’est-elle mobilisée en faveur du plan Action Cœur de Ville ?
Philippe Ménigoz directeur du marché des institutionnels d’Arkéa Banque E&I : Soutenir la vitalité économique des territoires fait partie de nos axes stratégiques. Nous sommes devenus un acteur essentiel du financement du développement local, avec 7,7 Mds € d’encours de crédit dans des projets qui ont pour point commun l’amélioration de la vie des citoyens.
Dès lors la banque a voulu s’associer au plan Action Cœur de Ville, un plan à 5 ans initié par le ministère de la Cohésion des territoires, qui vise à améliorer les conditions de vie des habitants des villes moyennes en actionnant plusieurs leviers : le commerce, l’habitat, les transports, les services publics et la mise en valeur du patrimoine.
Partenaire historique du financement de toute la chaîne immobilière, la banque a décidé en 2019 de consacrer une enveloppe de 500 M€ pour financer, par des prêts à long terme et en complément des aides publiques, les investissements des collectivités, entreprises publiques locales et organismes HLM engagés dans la démarche « Action Cœur de Ville ».
La question du logement est capitale. Souvent, les appartements en centre-ville ont été délaissés au profit de la périphérie, qui offre un foncier moins cher et des constructions neuves. Sans habitant, le quartier périclite et se dégrade, entraînant une spirale négative. Comment réhabiliter des logements anciens, en restant dans des coûts abordables pour les classes moyennes ?

Pouvez-vous nous donner quelques exemples d’opérations financées au sein de cette enveloppe ?
Cyril Cury, directeur adjoint du marché des institutionnels Nouvelle Aquitaine chez Arkéa Banque E&I : Pau est un exemple emblématique. Pour faire revenir des propriétaires dans le centre, un programme d’habitat participatif a été conçu autour de 15 logements avec des parties communes, comme une buanderie ou une salle commune de réception. La commercialisation s’appuie sur deux dispositifs particuliers de financement : le Prêt Social à la Location-Accession (PSLA) et le Bail Réel et Solidaire (BRS). Introduit par la loi Alur, le BRS sépare le foncier, porté par un Organisme de Foncier Solidaire, et le bâti, ce qui permet d’acquérir un logement à un prix inférieur de 40 % au prix du marché. Nous sommes intervenus à plusieurs stades du projet avec le préfinancement de l’Organisme de Foncier Solidaire pour l’acquisition du foncier et dans l’accompagnement du COL
(Comité Ouvrier du Logement) dans son rôle de promoteur-constructeur. Treize logements ont déjà été commercialisés en BRS et, pour les heureux bénéficiaires, il s’agit véritablement d’une révolution dans l’accession à la propriété.

Emmanuel Brisson, responsable de clientèles institutionnelles chez Arkéa Banque E&I : Toulon s’est lancé depuis plusieurs années dans la rénovation de ses quartiers anciens, dont l’aménagement est confié à la SAEM Var Aménagement Développement (VAD). Dans ce cadre, VAD achète des îlots et les réhabilite. Derrière les façades conservées, les structures sont nettoyées [curées] et réhabilitées, puis revendues à des bailleurs sociaux ou des investisseurs privés. Arkéa Banque Entreprises et Institutionnels finance VAD durant la période de portage, qui dure entre deux et trois ans. Ce sont des projets à long terme, car il faut une bonne vingtaine d’années pour qu’un centre-ville redevienne
vraiment agréable, mais on voit déjà, progressivement, revenir la vie de quartier et la mixité souhaitée.

A l’issue de la crise, les villes moyennes semblent attirer de plus en plus d’urbains. Quelles perspectives cela vous ouvre-t-il ?
Philippe Ménigoz : C’est vrai que cette crise pourrait annoncer la revanche des villes moyennes. Dès lors, transformer de façon pérenne les centres-villes en lieux de vie ouverts et dynamiques prend une nouvelle acuité. Dans ce contexte, la banque dispose d’atouts majeurs. Notre taille intermédiaire nous procure un avantage unique sur le marché : nous connaissons bien tous les interlocuteurs, publics et privés, ce qui nous donne une vision globale. Ces projets requièrent des financements bien
particuliers, ainsi qu’une politique de risque adaptée. C’est précisément notre savoir-faire !
Redynamiser les commerces de centre-ville, promouvoir l’habitat social et permettre aux
investisseurs d’apporter des fonds supplémentaires au secteur public, c’est notre ambition pour aider les villes moyennes face aux grandes métropoles.
Mais nous allons plus loin. Profitant de notre position au cœur de l’écosystème, nous ouvrons notre carnet d’adresses pour susciter des liens entre nos clients. Et nous contribuons à la réflexion sur l’attractivité des territoires, en publiant ce « Regards sur les cœurs de Ville », qui donne la parole à 24 acteurs partageant leurs expériences concrètes. C’est ça la touche Arkéa !

Publié le 8 juillet 2020, dans Actualités. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s