Quelles formes urbaines dans le monde d’après ? @linstitutPR

Source : institutparisregion.fr

Quelles formes urbaines peuvent répondre à la fois aux attentes de distanciation, de nature et d’intimité soulignées par la récente crise sanitaire, aux enjeux de densité et de maîtrise de l’artificialisation, et aux nouveaux modes d’habiter plus partagés et de gestion de communs ? Maisons en bande, cours communes, tissus de centres-bourgs, de faubourgs et de villes moyennes, ces formes aujourd’hui un peu marginalisées mériteraient d’être revisitées, articulant densité, nature et intimité, diversité et évolutivité.

Une demande d’espaces d’intimité, et pas seulement de nature en ville

« On reçoit énormément d’appels de personnes qui veulent se mettre au vert… », « Le confinement renforce le désir de campagne des citadins et booste le marché des maisons individuelles ». Les titres des reportages auprès des agences immobilières publiés dans la presse et sur internet donnent une idée de l’évolution de la demande suscitée par la récente crise. Mais cette demande de verdure et de maison individuelle est-elle une demande de pavillon ? Dans la littérature, le cinéma, la publicité, la télévision, l’idéal du village et l’évocation du bâti serré autour de la place de l’église occupent une place autrement plus importante que la maison isolée : il n’est que de considérer le succès d’une émission comme « Le Village préféré des Français » sur France 2. Il est instructif à cet égard de non seulement lire ces articles évoquant la relance de la demande de maison mais aussi de regarder le choix de leurs illustrations : le modèle représenté, censé correspondre à l’idéal recherché, est plus ou moins celui d’une maison ancienne, comme on en trouve beaucoup plus dans le cœur des villages, des bourgs et des petites villes que dans leur périphérie – des tailles d’agglomération qui ont également renforcé leur attractivité.

La demande de maison individuelle est généralement fondée sur celle d’un espace extérieur privatif, permettant de s’aérer tout en maintenant l’intimité du logement familial. En période de confinement, cet espace prend un intérêt particulier en offrant une soupape à des familles serrées 7 jours sur 7, sans aller au travail, ni à l’école, ni au restaurant, au spectacle ou dans les parcs publics. Mais il ne semble pas que la taille de cet espace ait été déterminante : un jardinet de ville, une cour, une terrasse, voire un balcon ont pu jouer ce rôle. Si la taille importe peu, les formes urbaines qui offrent les plus petits espaces extérieurs privatifs représentent le meilleur compromis entre la densité d’un côté, la nature et l’intimité de l’autre. Or quand l’espace extérieur est très petit, il n’est utilisable que s’il est d’un seul tenant, d’un seul côté : avec 100 m², on peut faire un vrai jardin carré de 10 x 10 derrière la maison, ou bien une bande de 2 m inutile tout autour…Lire la suite

Publié le 23 juin 2020, dans Actualités, Amenagement, et tagué , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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