Logement social : OPH et ESH visent une accélération massive des investissements

Source :  Banque des Territoires

La Fédération des offices publics de l’habitat (OPH) et celle des entreprises sociales pour l’habitat (ESH) – deux composantes majeures de l’USH (Union sociale pour le logement) – engagent une réflexion commune sur l’après-crise sanitaire dans le logement social. Celle-ci se traduit par l’élaboration d’un « Manifeste pour une relance socialement juste », dont les deux organisations publient un avant-projet. Dans un communiqué commun du 8 juin, elles indiquent cibler « prioritairement le renforcement de l’accompagnement social des locataires et l’insertion des jeunes et des plus fragiles ». Ces objectifs sont toutefois conditionnés par la mise en œuvre de contreparties de la part de l’État.

Le principal engagement du manifeste réside dans « une accélération massive des investissements dès 2020 et pour une période de trois ans (2021-2023) en termes de réhabilitations et de constructions ». L’objectif est fixé à 130.000 agréments par an pour la construction neuve – dont il faut déduire 9.000 démolitions (hors Anru) – et à 150.000 réhabilitations d’un montant unitaire minimal de 5.000 euros. Par rapport aux engagements déjà pris dans le cadre de la clause de revoyure portant sur les années 2020 à 2022 (110.000 agréments par an et 125.000 logements rénovés, avec le gain d’une étiquette énergétique), l’effort supplémentaire annuel serait donc de 20.000 agréments de logements neufs et de 25.000 réhabilitations.

Pour atteindre cet objectif, les deux fédérations attendent « un engagement fort de la part de l’État et de tous ses partenaires, et notamment la Caisse des Dépôts et Action logement ». Pour Marcel Rogemont, le président de la FOPH, la relance sera forte et socialement juste « si le logement social est reconnu comme un bien de première nécessité et donc avec le retour d’une TVA à 5,5% permettant de construire plus. Elle le sera si elle bénéficie à tous les territoires et si elle est écologiquement responsable ». Pour sa part, Valérie Fournier, la présidente de la Fédération des ESH estime que « le rôle historique du mouvement HLM est de participer une nouvelle fois à la relance économique, car les organismes ont une relation durable avec les territoires dont ils sont, bien souvent, les premiers investisseurs ». Elle propose notamment que le pacte de relance soit « décliné par organisme et par territoire, signé par le préfet et présenté aux élus des territoires sur lesquels nous intervenons, pour donner de la visibilité aux partenaires ».

Des engagements aussi vis-à-vis des locataireslire la suite…

Publié le 18 juin 2020, dans Actualités. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s