Les métropoles ont aussi une forte capacité à absorber les chocs @linstitutPR

Source : institutparisregion.fr

Vulnérables parce que denses et complexes, les métropoles sont toujours les premières touchées par les catastrophes, qu’elles soient naturelles, technologiques, politiques ou, comme aujourd’hui, sanitaires. Mais les métropoles ont aussi une forte capacité à absorber les chocs, née des leçons qu’elles ont su tirer des catastrophes passées. C’est pourquoi la crise que nous vivons doit nous apprendre, une fois de plus, à nous adapter pour mieux rebondir.

Les grandes métropoles sont particulièrement vulnérables aux catastrophes. Leur taille, leur densité, leur complexité sont des facteurs de meilleure réussite économique, sociale et culturelle en temps normal. Elles deviennent facteurs de vulnérabilité en cas d’événement catastrophique, qu’il s’agisse de catastrophes naturelles (inondations, tempêtes, séismes, canicules, incendies), technologiques (explosions, fuites de produits toxiques), sanitaires (pandémies) ou politiques (émeutes, guerres).

La concentration de personnes et de biens entraîne des dégâts nettement plus importants comme ceux observés lors de séismes, typhons ou actes de guerre. Même des dégâts subis à l’échelle locale peuvent retentir sur des milliers de personnes lorsqu’ils touchent des maillons d’un système complexe : éboulement sur un rail, carrefour obstrué, transformateur hors service, réservoir d’eau souillé…

C’est pour parer cette vulnérabilité qu’en règle générale (hors cas où les autorités évacuent ou ordonnent d’évacuer les lieux), la première réaction des ménages face à une catastrophe est le rétrécissement de l’espace vital de chacun, ce qui dans une grande métropole relève de mesures ou de comportements « anti-urbains »  :

  • repli sur le domicile et son entourage immédiat, confinement,
  • réduction des déplacements,
  • recherche d’autonomie : constitution de réserves alimentaires, énergétiques, eau,
  • fuite, pour certains qui en ont les moyens ou ceux qui ont d’autres attaches territoriales, vers des ensembles humains moins peuplés (villages, villes secondaires),
  • ancrage, pour d’autres, dans leur environnement proche qui les sécurise car doté des services – y compris de santé – et des appuis humains (proches, amis) dont ils ont besoin.

Pour l’essentiel, il s’agit de se protéger et de limiter sa dépendance à autrui, sauf si on en a besoin.

L’assurance de maîtriser le cours des choses avec une large part d’autonomie est aussi recherchée au niveau de la gouvernance qui se met en place pour gérer l’arrivée de la crise : une plus grande marge d’initiative est donnée au local, ou prise par lui, car c’est à ce niveau que l’information est la plus fiable, que les réponses peuvent être les plus adaptées. L’action en réseau d’acteurs locaux et centraux ayant tous une large liberté de mouvement semble être plus efficiente en temps de crise.

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Publié le 14 avril 2020, dans Actualités. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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