Comment les villes changent de trajectoire @linstitutPR

Source : institutparisregion.fr

Les villes émergent, s’épanouissent, se rétractent, se transforment. Elles meurent et parfois renaissent. Certaines se métamorphosent : Singapour, Copenhague, Medellín sont sorties de crise en changeant de trajectoire. D’autres ont développé des stratégies de résilience en réponse à des chocs. Toutes devront vite négocier des mutations profondes pour faire face aux défis écologiques et sociaux du prochain siècle. Mais comment ?

Ces dernières décennies, la pauvreté a reculé dans le monde, en vertu d’une croissance économique permise par le prélèvement croissant d’énergie fossile et de ressources naturelles. Mais ce recul s’accompagne d’une aggravation des disparités socio-économiques à toutes les échelles. D’origine anthropique, le réchauffement global de la planète s’accélère. Il y a de fortes probabilités pour qu’il entraîne une augmentation d’au moins 1,5 °C, voire 2 °C, entre 2030 et 2050 par rapport aux niveaux préindustriels, avec des impacts irréversibles sur les écosystèmes. La biodiversité planétaire diminue à un rythme accéléré. Les grandes métropoles seront en première ligne pour gérer des situations de crises aiguës et multiformes : risques d’inondations ou ouragans, crises sanitaires et migratoires, vulnérabilité des réseaux, impacts sociaux et économiques en chaîne… Elles s’y préparent au travers de stratégies d’éco-urbanisme, de mitigation, d’adaptation au changement climatique et de résilience. Les crises écologiques, économiques et politiques ne datent pas d’hier mais elles seront demain plus globales et systémiques. À l’aube du IIe siècle, Leptis Magna est l’une des plus opulentes métropoles du monde romain, mais son port s’ensable peu à peu, en partie du fait du déboisement. On décide d’agrandir le port sur la mer : ceci ne fait qu’accélérer le processus d’ensablement, précipitant le déclin économique de la ville. Elle subira des séismes, un tsunami et des invasions, avant d’être finalement abandonnée aux sables du désert. Éphèse et d’autres villes ont connu un destin similaire. Pour survivre à demain, villes, métropoles et régions devront s’adapter dès que possible, avec l’appui des États et des institutions internationales. Ceci implique la co-construction de trajectoires positives vers un avenir souhaitable et possible pour tous. Les collectivités devront anticiper finement les étapes, éclaircir les choix possibles et leurs conséquences. Elles devront se mettre en situation de négocier des accords avec les milieux économiques, les entreprises, les corps intermédiaires, les territoires voisins, les associations citoyennes : chacun devra renoncer à certains avantages pour que tous puissent gagner un peu, en opportunités économiques ou culturelles, en qualité de vie ou en bient-être.

  • Comment construire dans la durée une trajectoire de changement ?
  • Comment trouver des appuis pour financer les choix structurels contribuant au changement ?
  • Comment déployer à grande échelle les innovations urbanistiques, écologiques ou sociales ?
  • Comment capitaliser sur les progrès réalisés pour entraîner l’opinion et aller plus loin ?

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Publié le 13 avril 2020, dans Actualités. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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