Au moins 25 000 ponts sont posent des problèmes de sécurité @Senat

Source : Sénat

Rapport d’information de MM. Patrick CHAIZE et Michel DAGBERT, fait au nom de la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable

L’effondrement du pont Morandi à Gênes le 14 août 2018, qui a provoqué la mort de 43 personnes, a suscité une vive émotion et relancé les débats sur l’état du patrimoine des ouvrages d’art en France, vingt ans après la catastrophe du tunnel du Mont-Blanc, le 24 mars 1999.

Sujet d’inquiétude pour les Français, comme le montre un récent sondage de l’institut IPSOS mentionnant une baisse du taux de satisfaction des Français sur l’état du réseau routier1(*), l’état des ponts constitue avant tout un enjeu majeur de sécurité pour les usagers.

C’est également un enjeu d’attractivité et de développement des territoires, les ponts étant indispensables au maintien des voies de communication et donc à l’activité économique.

À l’issue de ses travaux, la mission d’information sénatoriale sur la sécurité des ponts dresse les principaux constats suivants :

– fait surprenant et révélateur des lacunes de la politique de surveillance et d’entretien des ponts, le nombre exact de ponts routiers en France n’est pas connu, en l’absence d’un recensement exhaustif des ponts gérés par les collectivités territoriales ;

– au moins 25 000 ponts sont en mauvais état structurel et posent des problèmes de sécurité et de disponibilité pour les usagers (7 % des ponts de l’État, 8,5 % des ponts des départements, et probablement 18 à 20 % des ponts des communes et de leurs groupements) ;

– résultat d’une politique centrée sur le traitement des ponts les plus dégradés, le nombre de ponts nécessitant un entretien souvent déjà important sous peine de dégradation ou présentant des défauts a fortement augmenté sur les dix dernières années ;

– cette dégradation s’explique par le vieillissement du patrimoine : en particulier, 2 800 ponts gérés par l’État, construits dans les années d’après-guerre, arriveront en « fin de vie » dans les années à venir et nécessiteront des moyens importants de remise en état ;

– elle s’explique également par un sous-investissement chronique dans l’entretien de patrimoine et les insuffisances de l’action publique ;

– le problème est plus inquiétant encore s’agissant des communes et des intercommunalités qui, pour certaines, méconnaissent l’état de leurs ponts voire parfois leur nombre, ne sont pas équipées pour en assurer la gestion et se heurtent à d’importantes difficultés financières pour les entretenir.

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Publié le 30 juin 2019, dans Actualités, Amenagement, Infrastructures, et tagué . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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