Où réduire le poids de la dépense publique ? @Strategie_Gouv

Source : France Stratégie

Baisser structurellement le poids des dépenses publiques de 3 points de PIB est un objectif ambitieux. L’atteindre de façon réaliste tout en préservant certains postes prioritaires supposerait de consentir aussi des efforts sur les dépenses sociales.

TÉLÉCHARGER LA NOTE D’ANALYSE « OÙ RÉDUIRE LE POIDS DE LA DÉPENSE PUBLIQUE ? »

Bilan : si la France détient le record européen du niveau de dépenses publiques – 56,5 % du PIB en 2017 – c’est d’abord du fait de son système redistributif. Ce poste représente 20,1 % du PIB (potentiel), soit 4,3 points de plus que la moyenne européenne, les trois quarts de cet écart étant imputables au choix d’un système de retraites par répartition socialisé, et plutôt « généreux » comparativement. Hors retraites, l’écart est plus faible. Les dépenses de redistribution (aides sociales et revenus de remplacement) sont plus élevées que la moyenne européenne d’1 point de PIB mais la France affiche dans le même temps un taux de pauvreté des 0-64 ans inférieur (15 % contre 18 % pour la moyenne européenne).

Autre poste de dépenses sociales, la fourniture de services – santé et éducation en tête – représente 17,5 % du PIB. Un montant qui place la France dans la moyenne européenne mais en retrait par rapport aux pays nordiques (5 points en dessous). Les résultats sont cela dit très contrastés selon les sous-postes : la France dépense moins que ses voisins pour l’éducation (élémentaire et pré-élémentaire surtout) et la recherche. Elle dépense également beaucoup moins que ses voisins, nordiques cette fois, pour l’accueil des moins de 3 ans comme pour la dépendance. En revanche, ses dépenses liées aux services de santé sont plus élevées qu’ailleurs, tout particulièrement les dépenses en produits médicaux et en santé marchande (médecine libérale, cliniques privées…). Un résultat cohérent quand on sait que nos dépenses totales de santé par habitant (publiques et privées) sont parmi les plus élevées des pays de l’OCDE.

Il n’y a pas que les dépenses sociales qui tirent vers le haut le ratio français. Du côté de la fourniture de services collectifs – fonctions régaliennes et administration générale –, la France affiche un écart avec ses voisins européens d’un peu plus d’1 point. Et contrairement à une idée répandue, les dépenses de fonctionnement de nos administrations (centrales comme locales) ne sont responsables que d’un tiers de cet écart. Loin derrière la dépense militaire qui, avec 1,8 % du PIB, se situe à un niveau inégalé en Europe, sauf par le Royaume-Uni. Autre gros poste qui singularise la France (idée moins répandue), le soutien à l’économie représente 6,2 % du PIB (hors CICE qui, bien que comptabilisé dans les dépenses, s’apparente à une moindre recette). Ce pourcentage qui place la France très au-dessus de ses voisins (avec un écart de 1,1 point) n’est pas imputable à un dispositif d’aide en particulier, soulignent les auteurs. En revanche, il met en évidence « une propension plus forte qu’ailleurs à soutenir l’économie marchande par la dépense publique ».

Comment réduire : trois scénarios comparés … en savoir plus…

Publié le 22 janvier 2019, dans Actualités. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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