Voisin Malin : du porte-à-porte pour redynamiser les quartiers populaires @VoisinMalin

Source : ministère de la Cohésion des Territoires

Dans quel contexte et avec quelles missions, en particulier, s’est créée l’association ?

Une expérience fondatrice a été au début des années 1990. Je me suis rendue au Chili dans un programme de micro-crédit. Ce programme m’a permis de rencontrer des micros-entrepreneurs dans les bidonvilles. Ces personnes, dès lors qu’ils recevaient de manière inespérée un micro-crédit avaient pour première préoccupation que d’autres personnes en profite. Pour se prémunir face aux difficultés rencontrés, ils ont créé une coopérative de syndicats professionnels pour faire reconnaître leur travail. A la suite de cette expérience, je me suis dit qu’en France aussi on avait des gens à écouter dans les quartiers. Mon idée alors, c’était de bosser au cœur de la politique de la ville. En 2008, le maire de Grigny, où je travaillais, n’a été réélu qu’avec à peine 2 000 voix sur 27 000 habitants, ce qui m’a profondément marquée. Pour les décideurs dont je faisais partie, il fallait que les services et les habitants puissent se rencontrer. Les institutions n’étant plus le lieu adéquat et les associations étant à bout de souffle, il fallait inventer quelque chose de nouveau. L’association s’est ainsi créée autour d’habitants ressources, qui avaient envie de changer la situation.

Quelles sont les principales actions conduites, aujourd’hui ?

Le porte-à-porte. Voisin Malin, ce sont des personnes qui ont un contrat de travail pour porter un message qu’ils ont construit avec un partenaire. Ce sont des contrats de prestations en lien avec les bailleurs sociaux, les mairies ou encore Veolia pour les missions de services publics sur l’eau, par exemple. Le porte-à-porte, c’est vraiment quelque chose qu’on fait de manière professionnelle. On noue des relations avec les gardiens d’immeubles et les Voisins malins s’approprient les sujets, après avoir été formé par les partenaires. Notre seul objectif c’est que les gens se posent des questions et se sentent concernés. Naturellement on les guide pour qu’ils se disent qu’ils peuvent changer ou faire quelque chose. Sur la thématique de l’eau, la sensibilisation aux compteurs individuels permet de suivre la consommation et de faire baisser les factures. Pour la prévention du cancer du sein, il faut que le manager vérifie si il y a des radiologues qui peuvent faire la mammographie et que les habitantes puissent s’y rendre quelle que soit leur situation. C’est concret. L’idée, c’est que les gens se réapproprient ce qu’il se passe autour d’eux.

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Publié le 17 décembre 2018, dans Actualités, Collectivités, Etonnez moi, RSE, Santé & Social. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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