Après les records de 2017 et 2018 : Quel avenir pour le marché immobilier ? @Galivel @Cafpipret

Source : GALIVEL

Quel avenir pour le marché immobilier ?

Après une année 2017 record, 2018 s’annonce tout aussi bonne pour le marché de l’immobilier. D’ailleurs, dans l’ancien, Cafpi estime à 980 000 le nombre de transactions sur l’année. Mais la conjoncture économique semble se durcir. Si l’envie de devenir propriétaire reste très présente chez les Français, les primo-accédants atteignent les limites de leurs capacités d’endettement. Les risques de hausse des taux, de prix élevés et de baisse du moral des Français, sont donc des sujets d’inquiétude, qui détermineront l’activité de 2019. .

Les taux bas se maintiennent depuis fin 2016. Les premiers à profiter de cette aubaine sont les candidats à l’accession à la propriété, qui profitent de cette conjoncture pour réaliser leur projet immobilier. Ainsi entre 2015 et 2018, la part des primo-accédants dans la clientèle Cafpi a plus que doublé, passant de 26% à 63%.

Cette forte présence des primo-accédants a tiré les volumes de crédits immobiliers vers le haut. « La courbe des volumes de crédits et celle de la part des primo-accédants dans la clientèle se suivent parfaitement, indique Philippe Taboret, Directeur Général Adjoint de Cafpi. Les hypothèses de recul de leur présence pour 2019 annoncent un possible retournement du marché, une crainte à prendre au sérieux. »

Risque sur le pouvoir d’achat immobilier

Malgré des prix en hausse, le pouvoir d’achat immobilier des emprunteurs est resté stable ces dernières années. Ainsi entre 2015 et 2018, pour une mensualité de 1 000 € sur 20 ans, les emprunteurs ont même pu acheter 1 m² supplémentaire à Paris et 2 m² à Lille. En revanche, ils ont perdu 1 m² à Nice, 3 m² à Lyon, Toulouse ou Rennes, 5 m² à Strasbourg. Deux villes font exception : Bordeaux où la perte atteint 15 m² et Marseille qui gagne 20 m² sur cette période.

« Le maintien du pouvoir d’achat immobilier est principalement dû aux taux bas et à l’allongement des durées de prêts. Si les taux repartent à la hausse, les possibilités d’achat des emprunteurs se retrouveront inévitablement réduites », poursuit Philippe Taboret.

Pas d’achat sans moral

L’autre risque qui plane sur le marché immobilier est la baisse évidente du moral des Français. La dernière étude IFOP pour Cafpi révèle que seuls 30% des Français envisagent de devenir propriétaires de leur résidence principale au cours des 5 prochaines années (contre 34% en mars 2018). Même si 41% estiment avoir les moyens financiers pour le faire, ce peu d’entrain s’explique par leur appréciation  de la politique du gouvernement, qu’ils jugent, pour 74% d’entre eux, défavorable à l’accession à la propriété.

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Publié le 3 décembre 2018, dans Actualités, Immobilier, logement. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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