Petits-commerçants, petits e-marchands, même combat? Jonathan Sebbane DG @GroupeSogaris

Tribune de Jonathan Sebbane, Directeur Général de Sogaris

Source : Sogaris

Petits-commerçants, petits e-marchands, même combat?

Mesurons ensemble combien, en deux décennies, nos habitudes de consommation ont connu un véritable « big bang ». Nous sommes passés de la vente par correspondance au e-commerce sur nos smartphones, d’une livraison en un mois à une heure à peine, de la gestion des stocks à l’arrière-boutique aux chaines logistiques suroptimisées, de l’étiquetage manuel du carton aux flashcodes que quiconque peut générer… Aujourd’hui absolument tout se choisit, se compare, s’achète et se vend en ligne. Avec plus d’un milliard de transactions en 2016 et une progression de quasiment 20% du chiffre d’affaire du e-commerce en 10 ans (73 M€ en 2016, sources : CBRE, FEVAD), c’est bien l’ensemble des circuits de distribution qui se transforment dans des proportions considérables.

Si le débat public oppose régulièrement les géants du e-commerce au commerce de proximité, la concentration grandissante du secteur du e-commerce doit également nous interroger sans naïveté : car notre tissu commercial n’est plus seulement physique, il est également virtuel – et le maintien de sa diversité est un enjeu essentiel pour les consommateurs, particuliers ou professionnels.

Que l’on comprenne : les débuts prometteurs, parfois avec une croissance rapide et forte, d’un certain nombre de e-marchands se heurtent inévitablement aux contraintes structurelles de stockage, de transport et surtout de livraison des derniers kilomètres. Critère discriminant pour plus de 60% des achats réalisés par Internet, la livraison est en effet devenu un avantage concurrentiel majeur dans la compétition entre e-marchands.

Le problème devient dès lors très simple : sans logistique urbaine accessible, point de salut pour les petits ou moyens e-commerçants qui se verront trop souvent proposer des surfaces disproportionnées et des frais de transport prohibitifs, une fois leurs premiers moyens de stockage (le plus souvent le garage ou la chambre d’ami) devenus insuffisants. Deux solutions s’ouvrent alors à eux : limiter leur croissance ou utiliser les plateformes (web, logistique et de transport) des géants du secteur qui n’ont pas nécessairement intérêt à accompagner une croissance rapide d’un éventuel futur concurrent…ainsi disparaissent nos e-marchands, absorbés ou asséchés par plus gros et plus puissants qu’eux.

En savoir plus

Lire aussi :

@Institutionnels                     @royojm                     @AlexandraPoloce

Publié le 16 octobre 2017, dans Actualités, Collectivités, commerces, Economie Locale, Habitat & Economie Mixte, et tagué . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s