COLOCO : la démocratie participative pour l’embellissement des villes @3F_officiel

Source : 3f-ecoresponsable.fr

3F écho responsable COLOCO est une agence de paysagistes, d’urbanistes, de botanistes, de jardinier·e·s et d’artistes qui imprègne l’idée de « faire ensemble ». La co-conception, la co-construction, la collaboration, la coaction… sont au cœur de sa démarche stratégique.

Rencontre avec Nicolas Bonnenfant, ce précurseur de la démocratie participative, au service de l’embellissement des villes et du mieux vivre ensemble.

D’où venez-vous ?

A l’origine, je suis jardinier. Quand je suis entré en école d’architecture, c’était uniquement pour devenir paysagiste. Et puis, je me suis pris au jeu de la construction et j’ai fait l’ensemble du cursus d’architecture et d’urbanisme. Je me disais que je terminerai mon parcours en faisant du paysage.En parallèle, j’ai rencontré Gilles Clément, le génie du paysage. Nous avons travaillé ensemble et par cette expérience enrichissante, ça n‘avait plus de sens que j’intègre un cursus en paysage. J’ai alors décidé de créer une agence de paysage. Avec mes deux associés d’origine argentine, les frères Miguel et Pablo Georgieff, nous avions l’Amérique latine en commun. Peut-être pour cette raison, nous y avons beaucoup travaillé. J’ai terminé mes études à Cuba, nous avons fait pas mal de projets en Colombie et au Brésil.

Nous avons commencé par des travaux de recherche financés par “L’envers des villes”, un programme issu de l’Institut Français d’Action Artistique. Nous avons commencé avec “habiter les squelettes”. L’objectif était de comprendre comment on fabrique de l’habitat dans différents pays, en analysant plus particulièrement les structures des bâtiments abandonnés par la crise ou les conflits. A la fin des années 90, nous nous sommes intéressés aux “jardins aériens”. Il y avait une vague de verdissement de la ville que nous avons suivie et qui nous a menés en Colombie, en Inde et surtout à Singapour. Nous observions toutes les techniques de végétalisation hors-sol. Cela a orienté notre pratique sur le développement de l’agriculture verticalisée. Ce sont deux expériences qui nous guident encore souvent dans la réalisation de nos projets actuels.

Pourquoi Coloco ?

Je ne sais pas vraiment pourquoi nous avons choisi “Coloco”. Nous trouvions que ça sonnait bien, et surtout, cela reflétait l’idée du collectif, de co-concevoir, de co-construire, de collaborer. Nous faisions de l’invitation à l’œuvre plutôt que de la maîtrise d’œuvre à travers nos projets. Cela reflète la conception que nous avons toujours eue de notre travail.

En effet, à travers notre expérience, nous avons choisi d’adopter une autre vision de la maîtrise d’œuvre. Habituellement, les architectes ou les paysagistes donnent des ordres. Nous, nous voulions passer à l’action. Nous ne voulions pas être donneurs d’ordre, mais inviter à l’œuvre pour co-construire le paysage avec les habitantes et habitants. C’est encore dans cette logique que nous sommes actuellement en train de rejardiner l’ensemble de la ville de Courbevoie, petit à petit. Nous transformons les rues en jardin, avec les personnes qui y vivent.

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Publié le 6 octobre 2017, dans Actualités. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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