Témoignage sur le mariage entre @cmarkea et @Leetchiweb

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Agilité des start-ups, méthodes éprouvées des groupes, des univers qui s’inspirent et se rapprochent pour mieux grandir !
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Concrètement, dans ce mariage, les équipes de Leetchi restent indépendantes. Ronan, vous ne souhaitiez pas gérer l’entreprise de manière plus directe ?
Ronan Le Moal  – Non. Lorsque nous identifions un business model qui a du sens à travers une startup et que nous décidons de nous rapprocher d’elle, nous capitalisons sur son agilité, son savoir-faire. Nous ne cherchons pas à lui imposer nos processus, nos « guides d’utilisations ». Il est primordial de ne pas « casser le jouet ». En fait, nous nous empressons donc de ne rien faire. De surtout laisser l’entreprise mener la stratégie pour laquelle nous l’avons rachetée. Nous faisons d’ailleurs en sorte que le leader reste avec ses équipes, ce qui est le cas de Céline, parce que dans un rachat, la dimension entrepreneuriale reste importante et le format de départ, capital. A partir de là, nous développons des synergies commerciales qui fonctionnent. Les synergies que nous mettons en place ensemble, notamment sur MANGOPAY, consistent à proposer une offre commune qui est : le TPE virtuel que nous sommes capables de proposer, la solution de paiement virtuel avec Payline, et la solution MANGOPAY, capable sur les places de marché de séquestrer l’argent pour le compte d’un tiers. Nous déployons donc une offre commune. Le cas échéant, le Groupe apporte un plus à la start-up également sur le plan logistique. Pour le reste, nous laissons faire la fibre entrepreneuriale. Nous laissons l’entrepreneur fonctionner avec son équipe comme il l’a toujours fait et nous sommes très heureux de voir cette constellation de sociétés entrepreneuriales se développer. Je considère finalement qu’il faut surtout garder l’ADN de base, notre capacité à évoluer rapidement. Voilà donc la stratégie toute simple que nous nous appliquons à mettre en œuvre. La stratégie du Groupe Crédit Mutuel Arkéa en terme de rapprochement avec des start-up est claire : soit le nouveau modèle vient compléter une palette de nos métiers, comme c’est le cas avec Leetchi et MANGOPAY, soit il nous permet d’aller explorer des métiers sur lesquels nous ne sommes pas encore au point, avec un business model complètement différent. Ce sont les deux cas dans lesquels nous pouvons monter un partenariat. Si ça ne rentre pas dans cet esprit, nous renonçons !

Céline, comment expliquer qu’une institution bancaire n’ait pas pensé plus tôt à répondre à un besoin aussi primaire, aussi simple, que la collecte d’argent entre amis ?
Céline Lazorthes  – Je pense que le marché bancaire, d’une manière générale, est une industrie qui a été peu challengée pendant un certain nombre d’années. Or, la compétition est saine parce qu’elle nous rend meilleurs. Elle nous oblige à innover, elle nous oblige à repenser, à courir plus vite que l’autre. Dans une industrie qui a été florissante mais assez faiblement challengée, peu de nouvelles idées émergent. Vous savez, il n’y a pas de hasard dans la vie. La banque qui nous a ouvert la porte, au démarrage de notre aventure entrepreneuriale, il y a six ans, c’est le Crédit Mutuel Arkéa. Et finalement, nous voilà réunis. La preuve que l’ouverture d’esprit du Groupe était déjà différente de celles des autres banques. Une acquisition, dans un sens comme dans l’autre, c’est une question de personnes, une aventure humaine.

J’étais très proche, et Ronan le sait, de mes actionnaires avec qui j’avais beaucoup collaboré. Il y a donc eu un changement structurel, nous mettions notre avenir dans les mains de Ronan, ses équipes, le Groupe. Nous savions que nous pouvions avoir confiance. Sans ça, nous ne l’aurions jamais fait !

Ronan Le Moal  – Pour rejoindre ce que dit Céline, je pense que les banques aujourd’hui traversent trois phases fondamentales : une baisse de leurs marges drastiques parce que la règlementation et la fiscalité pèsent très lourd ; la prise du pouvoir par le consommateur et, enfin, l’arrivée d’acteurs qui viennent verticaliser le métier, comme par exemple Leetchi. Le deuxième point est stratégique  …lire la suite du témoignage…

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Publié le 18/11/2016, dans frenchtech, et tagué , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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