Réforme territoriale, comprendre les changements qui s’annoncent

« Les années 2015 et 2016 seront des années de grands bouleversements tant dans l’organisation territoriale de la République que dans l’exercice des compétences. Pour les communicants publics, cela ouvre une période assez difficile ». Géraldine Chavrier, avocate et professeure de droit public à l’Université Paris I, nous explique le sens des réformes engagées et les changements qui s’annoncent. Comprendre ce qui attend les communicants publics, saisir les opportunités de communication que cela peut représenter, anticiper dans les actions d’information, prévoir et accompagner les évolutions dans les collectivités, tels sont les enjeux qu’elle décrypte ici et qui ont été au centre de son intervention au Forum de Nancy en décembre dernier.

Les années 2015 et 2016 seront des années de grands bouleversements tant dans l’organisation territoriale de la République que pour l’exercice contrarié des compétences. Mais c’est, à ce jour, la seule certitude que nous ayons. Peut-être est-ce d’ailleurs préférable si l’on se souvient de la citation d’Alphonse Karr qui rappelait que « l’incertitude est le pire de tous les maux jusqu’au moment où la réalité vient nous faire regretter l’incertitude » !
Pour les communicants, cela demeure une période assez difficile.

Une grande réforme décentralisatrice est toujours un accouchement dans la douleur

Pourtant, on a déjà connu un temps d’intense indétermination s’agissant de l’évolution de la décentralisation. En effet, à la suite du rapport « vivre ensemble » d’Olivier Guichard de 1976, l’esquisse d’une décentralisation a été fortement contestée, notamment par les maires. Faisant suite à une longue concertation préalable, le projet de loi de développement des responsabilités locales, déposé en novembre 1978, s’est trouvé bloqué par de fortes réticences au parlement. Le Sénat n’est parvenu à l’adopter en première lecture qu’après 15 mois de travaux, en avril 1980. Transmis à l’Assemblée nationale, il n’a pas été voté avant les élections présidentielles et la victoire de la gauche en mai 1981. La durée de l’incertitude relative à une véritable révolution par laquelle la tutelle de l’État était supprimée, l’exécutif du département était élu, et bien d’autres évolutions encore, a donc duré de 1976 à 1982.

Cela valait néanmoins la peine puisque cette tension a finalement débouché sur une réforme que tout le monde salue aujourd’hui : la décentralisation tant crainte et critiquée -à cette époque- a permis le développement de la démocratie locale et, surtout, l’amélioration des actions publiques et des services publics locaux.
C’est peut-être à partir de cet exemple qui s’est achevé par un happy end que l’on peut puiser une communication marketing optimiste : le signe annonciateur d’une grande réforme décentralisatrice est l’accouchement dans la douleur, après de longues tergiversations.
Pour le reste, il faut reconnaître que les messages que l’État lui-même veut faire passer est brouillé. On va donc tenter de donner sens à ce brouillard avant d’exposer le calendrier des changements.

Lire l’article site Cap’Com

Publié le 26 janvier 2015, dans Actualités, Collectivités, et tagué , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s