Zone €: croissance du PIB à +0,6% -Note de conjoncture de Federal Finance

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Après le « coup d’accordéon » d’octobre, les marchés actions des pays développés ont poursuivi leur rebond soutenus par la communication de la BCE, l’action de la Banque du Japon et la publication de chiffres économiques américains rassurants. La croissance du PIB américain au troisième trimestre a en effet été revue en hausse (3,9% l’an) alors que celle du Japon, décevante (-1,7%,) a confirmé le retour de l’archipel en récession. L’activité en Zone euro est restée anémique (+0,6%) renforçant les craintes de déflation. Celles–ci ont été entretenues par la poursuite de la baisse du pétrole liée à la décision des pays producteurs de ne pas réduire leur production. La baisse du prix de l’énergie va continuer à impacter les chiffres d’inflation nominale et, si elle s’avérait durable, pourrait peser sur les futures hausses de salaires (effets de second tour). Dans ce contexte, la BCE a ré-exprimé sa détermination à lutter contre les anticipations de déflation, au moyen s’il le fallait, d’ajustements au niveau « du rythme, de la taille et de la composition » de son programme d’achats de titres. La Commission Européenne apportera son soutien via le plan d’investissement Junker (315 milliards d’euros sur 3 ans) et continuera à suivre de près, dans les semaines et les mois qui viennent, la réalisation des réformes de fond et le respect des engagements budgétaires de certains pays, notamment la France.

En zone euro, la croissance du PIB au troisième trimestre est de nouveau décevante à +0,6%. La croissance allemande est faible à +0,3%. La consommation des ménages et les exportations sont solides et rassurent quant à la capacité de rebond de l’économie. L’investissement des entreprises reste un point d’inquiétude dans un contexte de tensions géopolitiques et de hausse des salaires. Les stocks ont pesé fortement à la baisse. En France, la croissance rebondit à +1,1% mais ne rassure pas pour autant. La consommation est modérée et l’investissement des entreprises toujours en recul. La croissance est principalement tirée par les dépenses publiques et des effets de re-stockage. Dans les pays périphériques, les pays ayant effectué des réformes structurelles commencent à récolter les fruits (Espagne, Grèce, Portugal) alors que l’Italie reste en récession. Le vote en novembre sur la réforme du marché du travail italien est encourageant dans une perspective à moyen terme. L’inflation en zone euro ralentit de nouveau à +0,3% en novembre.

>En savoir plus : Note de Conjoncture

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Publié le 3 décembre 2014, dans Du côté des marchés, et tagué , , , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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