Comment Crédit Mutuel Arkea s’est assuré un avenir en misant sur le numérique

Qui ?
Ronan Le Moal, DG du Crédit Mutuel Arkea et co-fondateur de l’incubateur West Web Valley.

Quoi ?
Une rencontre, pour comprendre comment la branche « de l’Ouest » du Crédit Mutuel a fait du numérique un atout pour sortir de son enclavement.

Comment ?

Sur le papier, le Crédit Mutuel Arkea a peu de possibilité d’expansion : réunissant les fédérations du Crédit Mutuel de Bretagne, du Massif Central et du Sud-Ouest, il ne peut sortir de ces frontières géographiques. Et avec 35% de parts de marché en Bretagne aujourd’hui, son marché historique offre peu de perspective de croissance pour la banque de détail… Difficile de s’étendre plus à l’Ouest. Alors que le divorce semble aujourd’hui acté avec son cousin strasbourgeois, le Crédit Mutuel-CIC, les choses vont bouger. Mais Arkea n’a pas attendu si longtemps pour se développer hors de ses frontières naturelles : il a trouvé dans le numérique son principal levier d’émancipation.

« En 1995, le jour même où je prenais mon premier poste au sein du Crédit Mutuel Arkea, nous annoncions le lancement de la première solution de bourse en ligne avec des passages d’ordre à distance » se souvient Ronan le Moal, qui n’a pas quitté l’entreprise depuis. En 2006, Arkea se lance dans la banque en ligne avec l’acquisition de Fortuneo, qui lui permet d’aller chercher des clients jusqu’en Belgique. Aujourd’hui, Fortuneo est le deuxième acteur Français du secteur, après Boursorama, et fait figure de laboratoire pour le Crédit Mutuel Arkea. « Nous pouvons y tirer des enseignements précieux pour la banque de détail. Cela nous oblige à des modes de fonctionnement très agiles : la plateforme du groupe s’adapte à la banque en ligne, pas l’inverse. »

Localement, la banque soutient l’écosystème des start-up de l’Ouest et sponsorise des événements comme les France Digital Days ou la première édition du West Web Festival (dont Ronan le Moal est à l’initiative, à titre personnel), mais pas seulement. Des entrepreneurs de toute la France défilent dans ses bureaux parisiens, sur les Champs Elysées, à la recherche de financements et d’accompagnement. Parmi les faits d’arme de la banque : avoir accompagné très tôt Blablacar dans la gestion de ses flux monétaires entre particuliers, nombreux et complexes. La banque possède aussi 34% du capital de Prêt d’Union.

L’intérêt ? « Nous sommes une entreprise très orientée vers la technologie, avec beaucoup d’ingénieurs : nous avons donc un certain tropisme qui nous attire vers les start-up. Mais c’est aussi l’occasion de nous connecter à de nouveaux business, proches des nôtres, ou de réaliser des investissement qui pourront se révéler très rentables. » La banque en fait aussi un élément de communication, en soutenant par exemple « Entreprendre c’est grandir » la pastille produite par Catherine Barba  sur M6. « Mais on ne fait pas commerce de notre engagement auprès des start-up, on montre juste que c’est un sujet qui nous intéresse » tient à préciser Ronan Le Moal…en savoir plus Source : le petit web

Publié le 17 novembre 2014, dans Non classé, et tagué , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s