L’open data local une impasse économique : pas tout à fait…

2 octobre 2013 | Auteur: GrandesVillesTIC
Les villes de Nantes, Rennes Montpellier ou Bordeaux font toutes le même constat : si l’argument du développement économique et de la création d’emplois a pu servir de moteur à l’ouverture de leurs données, les résultats ne sont pas aux rendez-vous. Les concours d’application lancés par ces villes ont vu l’émergence de projets intéressants – la plupart sur la mobilité, d’autres en lien avec la culture le patrimoine, l’accessibilité – mais sans retour sur investissement tangible pour les développeurs. Il faut dire que ces villes n’ont pas la taille de leurs modèles américains (Sans Francisco, New York) et que la multiplicité des collectivités n’aide pas à voir l’émergence d’un substrat de données à même de garantir ce ROI…
Ce diagnostic est cependant plus nuancé car trop centré sur les applications mobiles. Or ces dernières, à de rares exceptions près, ne sont pas rentables. Beaucoup ne servent que de faire-valoir à des développeurs qui se font ainsi des références, dans l’espoir de gagner des commandes. Par ailleurs, un certain nombre « d’externalités positives » à l’Open data ne sont aujourd’hui pas mesurées. Par exemple, le fait de mettre en ligne les données d’entrée/ sortie du métro n’est pas très intéressant en soi. Ces statistiques ont cependant permis à la presse gratuite de mieux positionner/ quantifier le nombre de journaux à acheminer dans chaque station. Avec à la clé des gains difficilement mesurables par la collectivité, mais qui sont tangibles pour l’entreprise. Le second bénéfice pour la collectivité est de faciliter l’accès de ses propres agents à des données jusqu’alors disséminées dans la collectivité et qui circulaient mal. L’Open Data contribue ainsi à la transversalité et donc indirectement à la productivité des services.
Pour aller plus loin, les collectivités pilotes insistent sur la nécessité d’animer l’open data, de multiplier les partenariats locaux et de créer une « culture de la donnée » partagée par la collectivité et l’ensemble des habitants. A Montpellier, la ville a travaillé avec Open Street Map sur des « cartoparties ». Des réunions destinées à travailler un thème particulier – en l’occurrence le handicap – et dont la particularité est de parler de tout… sauf d’open data. Ces réunions voient la participation de personnes aux profils variés (cartographes, personnes handicapées, informaticiens… geeks et retraités), permettent au public cible de s’approprier le sujet et contribuent à améliorer la qualité des publiées sur le portail. En l’occurrence, au-delà des services publics, des données d’accessibilité des commerces ont été ajoutées. Des données sur l’implantation des commerces qui peuvent à leur tour être utilisées par le service chargé de l’occupation du domaine public, avec à la clef des recettes supplémentaires pour la collectivité.

Publié le 3 octobre 2013, dans Actualités, et tagué , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s