Le logement social – un levier pour redonner du pouvoir d’achat et favoriser la mobilité ?

Source : étude du CREDOC

La très forte augmentation des prix de l’immobilier au cours des 15 dernières années a favorisé l’augmentation du patrimoine des ménages et soutenu un secteur essentiel à l’activité économique. Mais elle fait également peser des risques de fragilisation à la société française au rang desquels figurent la baisse du pouvoir d’achat et une certaine entrave à la mobilité. En particulier, la mobilité dans le parc social a eu tendance à diminuer, les locataires préférant rester dans leur logement pour éviter de supporter une augmentation de leurs coûts de logement. Une étude du CRÉDOC réalisée pour l’Union Sociale pour l’Habitat montre que le lien entre parc social et rigidité n’est peut-être pas une fatalité : en redonnant aux ménages des marges de manœuvre financières, il peut aider une partie des Français à franchir le pas de la mobilité.

Le prix du logement en France : une croissance exceptionnellement élevée et sur une période exceptionnellement longue.

La France n’est pas la seule à observer une hausse des prix de l’immobilier depuis quinze ans. Le mouvement concerne également le Royaume-Uni, le Canada, l’Australie, la Belgique, le Luxembourg ou encore la Norvège, la Finlande et la Suède. Mais, depuis la crise des subprimes, le marché immobilier a subi une forte correction dans plusieurs pays : en Irlande, Espagne, Italie mais aussi aux États-Unis, au Danemark et aux Pays-Bas. L’augmentation des prix de l’immobilier dans les pays développés n’est d’ailleurs pas une fatalité : l’Allemagne, la Suisse et le Japon n’ont pas connu une telle hausse. Différents facteurs expliquent la flambée des prix : volatilité des marchés financiers qui accroît la préférence des investisseurs vers la pierre, assouplissement des conditions de financement, déficit de construction, fragmentation du pouvoir de décision dans la gestion du foncier, augmentation des revenus, hausse des coûts de construction. A cela, s’ajoute une hausse structurelle de la demande de logements liée à l’augmentation du nombre de ménages (celle-ci s’explique à la fois par l’augmentation de la population, son vieillissement, la progression du célibat, des séparations et des divorces, la décohabitation des générations, etc.).

Télécharger l’étude du CREDOC

Publié le 1 octobre 2013, dans Actualités, Habitat, et tagué , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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