La Bretagne parie sur les biotechnologies

Les biotechnologies feront-elles l’avenir économique de la Bretagne ? C’est possible si l’on en croit les moyens mobilisés pour que ce secteur devienne une voie d’innovation importante. Zoom sur le Biopôle de Rennes qui illustre la stratégie économique de Rennes Métropole.

Santé humaine, animale, cosmétique, environnement, agro-alimentaire, à Rennes la dynamique des biotechnologies a déjà été lancée par les dispositifs Genopôle Ouest Mer Agro Santé, le Cancéropôle Grand Ouest, ou la présence de l’incubateur – ou « structure d’accompagnement d’entreprise émergente » – Emergys.

« La pose de la première pierre d’une nouvelle pépinière d’entreprises dédiée aux biotechnologies, après les premières qui accueillirent les « Images & Réseaux » ou le secteur du numérique », est le signe d’une évolution significative du tissu économique rennais, résumait en substance Daniel Delaveau le président de Rennes Métropole, à l’occasion de cette cérémonie réunissant élus, techniciens, Périphériques architectes le maître d’œuvre, et le maître d’ouvrage Territoires.

Pour mémoire, au conseil d’agglomération du 28 mars, Rennes Métropole a présenté la refonte de sa stratégie économique ainsi que les orientations souhaitées en adéquation, dans l’enseignement supérieur et la recherche. Gwénaële Hamon, vice-présidente déléguée au Développement économique et à l’emploi, soulignait alors que l’agro-alimentaire et les biotechnologies s’inscrivaient dans les fondamentaux futurs de l’économie du territoire. La pose de la première pierre du biopôle à Rennes Atalante-Champeaux (rue Pierre-Joseph Colin) ce jeudi est donc bien l’illustration de cette orientation nouvelle.

Dix entreprises naissantes

La situation même du futur biopôle pouvant accueillir jusqu’à dix entreprises est idéale, puisqu’il est situé à deux pas des deux universités, au cœur d’un pôle de recherche et d’enseignement supérieur de premier plan sur la thématique « vie-agro-santé-environnement » avec Agrocampus, Inra, Cemagref, Bionov, et notamment le pôle de compétitivité Valorial soutenu par l’agglomération.

Le président de Rennes Métropole Daniel Delaveau rappelait aussi que la pépinière avait pu sortir de terre grâce aux financements croisés de l’Etat (1 000 000 euros), de la Région (430 183 euros pour la première tranche consacrée aux études, et 1 798 617 euros pour la seconde tranche consacrée aux travaux proprement dits), du Département (1 400 000 euros à travers le contrat de territoires), de Rennes Métropole (4,5 M d’euros), le FEDER (fonds européens) a aussi été sollicité, pour un budget total de 9 M d’euros.

La pépinière a vocation à rendre les entreprises naissantes aussi performantes que des entreprises mâtures, et le soutien de Rennes Métropole doit permettre de pérenniser leur activité. Les entrepreneurs bénéficieront de conseils adaptés à leur stade de développement, par le réseau Atalante déjà constitué, ainsi que d’un accompagnement financier.

Publié le 10 avril 2013, dans Non classé, et tagué , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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