La FNIM veut refonder la mutualité sur ses valeurs d’origine

A une semaine de l’ouverture du congrès de la FNMF, la FNIM [1], qui revendique d’être « la seconde composante de la mutualité française » a présenté ce 10 octobre son plan pour « imaginer la mutualité de demain », en balayant les questions d’actualité.

La Fnim constate que « confrontée à de nouvelles contraintes [•••] la mutualité s’enfonce d’année en année dans des préoccupations managériales qui les détournent de ses adhérents. Avec cette distanciation croissante entre les mutuelles et les mutualistes, elle perd son âme… ».

Un des points forts de l’action défendue par Philippe Mixe, président de la Fnim, est de refuser d’ériger en dogme l’idée « qu’hors les regroupements, rien n’est possible ». Il considère ainsi que « la course à la taille abouti à des organismes qui n’ont d’autres vocations que l’assurance, au détriment de la solidarité de proximité » que défendent les mutuelles adhérentes à cette fédération. Et d’ajouter que « la modestie de la taille ne fait pas obstacle à l’efficacité ».

Pour donner une réalité concrète à ce souci d’indépendance, la Fnim met en oeuvre des services partagés à disposition des mutuelles adhérentes. Pour répondre aux exigences de technicité des administrateurs et des équipes, elle leur propose des cycles de formation dispensés par des professionnels reconnus. Cette année, 70 administrateurs mutualistes ont ainsi suivi une formation dans des thèmes aussi divers que la fiscalité, solvabilité II, le pilotage des finances, la gestion des ressources humaines, la communication…

Interlocutrice des pouvoirs publics, la Fnim fait de la spécificité des « mutuelles de proximité » son cheval de bataille. Dans cet esprit, elle demande aux pouvoirs publics français, et à l’ACP, de respecter à la lettre les termes de la future directive Solvabilité II sur au moins deux points : la non-application des nouvelles normes pour les mutuelles de moins de 5 millions de cotisations et le principe de proportionnalité.

Les règles imposées aux mutuelles ? Un millefeuille

Revenant sur le caractère de plus en plus contraignant du cadre d’activité des mutuelles, Philippe Mixe s’interroge sur l’efficience du « millefeuille » dans le contexte d’une mutuelle moyenne. « Contrôle interne et externe, commissariat aux comptes, audits, solvabiilté II et maintenant le Fonds national de garantie, j’aimerai que l’on nous prouve que tout cela est réellement utile à l’adhérent, car cela à un coût important », précise-t-il en évoquant une « véritable culture du parapluie ». Conclusion : « Que l’on applique ces règles aux structures dont le contrôle échappe aux adhérents du fait de leur taille, je peux le comprendre, pas pour les mutuelles de proximité ».

Sur l’actualité du jour, le PLFSS (présenté en conseil des ministres), Philippe Mixe affirme rester fidèle aux positions prises par la fédération. Comme la FNMF, elle a combattu la TSCA, jusqu’à déposer un recours en Conseil d’Etat sur la circulaire d’application. Aujourd’hui la Fnim assure que si la TSCA venait à diminuer, en application des engagements pris par le Président de la République et différents ministres, les mutuelles de la Fnim répercuterait cette baisse sur les cotisations. « Il faut rester logique » indique Philippe Mixe qui livre un détail : les mutuelles de la Fnim affichent leurs prix hors taxes, pour une véritable transparence…

Indépendance ne rime pas avec isolement

Interrogé sur les partenariats des mutuelles avec d’autres types de structures, notamment paritaires, le président de la Fnim répond qu’indépendance ne rime pas avec isolement. « Les mutuelles de taille moyenne savent très bien qu’elles ne peuvent faire tout toutes seules. Mais de là à perdre leur identité… ». Il affirme savoir de quoi parler : sur le terrain, Philippe Mixe est président de la mutuelle nordiste Just’ en famille, adhérente de AGMut (groupe AG2R La Mondiale) et affirme que l’apport technique de cet outil ne vient pas amoindrir l’indépendance de sa mutuelle.

Un appel au regroupement… fédéral

L’objectif de la « petite » fédération mutualiste est clairement affiché : il y a en France une bonne centaine de mutuelles « à taille humaine » dont la plupart ne sont pas fédérées. L’appel est lancé en leur direction, tout comme l’objectif est également de convaincre « certaines mutuelles de la FNMF qui s’interrogent actuellement sur leur place dans un appareil semblant bien ne se préoccuper que du sort des mutuelles les plus importantes et qui veut favoriser les regroupements ». Des propos qui résonneront certainement jusqu’à Nice où se tiendra, la semaine prochaine, le congrès très attendu de la « grande soeur », la FNMF.

SOURCE : www.fil-social.com

 

Publié le 11 octobre 2012, dans Non classé, et tagué , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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